Bonjour ChL,

Les préfectures n’ont pas encore donné d’estimation sur le nombre de personnes mobilisées en France aujourd’hui.Nous avons effectué, dans l’article ci-dessous, une comparaison des différentes estimations (fournies par les “gilets jaunes”, le ministère de l’intérieur et un syndicat de policiers) depuis le début du mouvement.

Par ailleurs, depuis mars 2018, une vingtaine de médias – dont Le Monde – se sont associés à l’agence Occurrence pour fournir des chiffres indépendants à l’issue des manifestations. Or ce dispositif conçu pour comptabiliser les membres d’un cortège est inopérant sur les rassemblements des « gilets jaunes », qui ont souvent lieu en plusieurs endroits en même temps. Les itinéraires sont parfois tenus secrets, modifiés en cours de marche ou encore dispersés par les forces de l’ordre, ce qui rend complexe toute estimation précise de la mobilisation.

Hommage aux blessés des manifestations

Notre journaliste Pierre Bouvier suit à Paris le départ d’un second cortège, en direction de l’Hôtel de ville. Sur le cours de Vincennes, des slogans comme « police partout, justice nulle part » sont scandés par la foule. Des manifestants tiennent une pancarte avec des photos de personnes blessées depuis le début du mouvement.

Une “assemblée des assemblées” pour les “gilets jaunes” dans la Meuse

Notre journaliste Aline Leclerc est à Commercy, dans la Meuse, où se déroule en parallèle de l’acte XI une “assemblée des assemblées” réunissant plusieurs dizaines de délégués de groupes de “gilets jaunes”. Les délégués veulent “construire patiemment mais sûrement” le mouvement, à partir des bases locales. “Ça prend plus de temps mais ça nous paraît beaucoup plus riche pour la suite de notre mouvement que de reproduire le système que l’on combat”.

A Paris, les “gilets jaunes” quittent la place de l’Etoile

Les quelques centaines de “gilets jaunes” rassemblés depuis ce matin autour de l’arc de Triomphe, à Paris, commencent à descendre l’avenue des Champs-Elysées, selon Yves Eudes, notre journaliste sur place. La police bloque la circulation, et la manifestation est encadrée et guidée par un service d’ordre “gilet jaune” baptisé “Service Sérénité”. Les “cosignataires”, organisateurs du défilé, regrettent qu’il y ait peu de monde place de l’Etoile et s’en prennent à Eric Drouet, autre figure du mouvement qui a organisé une autre manifestation dans l’Est parisien : “Il dit qu’il ne veut pas être chef, mais il monopolise toute la communication.”

Sophie Tissier, 39 ans, fait partie des vingt “cosignataires” de la manifestation des Champs-Elysées et est sa principale porte-parole : “il a fallu batailler, au début la préfecture ne voulait rien savoir. Mais nous avons tenu bon, nous avons obtenu l’autorisation de descendre les Champs-Elysées entièrement, et de traverser la Seine pour passer devant l’Assemblée nationale.” Sophie Tissier se veut “offensive en paroles et pacifiste dans les actes : le mouvement doit mûrir, nous allons respecter les lois et le travail de la police”“C’est la première fois depuis 1934 qu’une manifestation contestataire a le droit de défiler sur les Champs-Elysées, affirme-t-elle. Pour nous c’est une grande victoire.” 

Julien Muguet pour Le Monde

A Evreux, de premiers rassemblements pour contester les interdictions

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans la préfecture de l’Eure, samedi matin dès 10 heures, notamment pour contester les décisions d’interdictions de manifestations prises par le préfet Thierry Coudert sur 22 communes du département, le 3 janvier.
Ces arrêtés ont ensuite été suspendus par le tribunal administratif, le 15 janvier, mais plusieurs groupes régionaux des “gilets jaunes” ont tenu à montrer leur désaccord en désignant Evreux comme lieu de rassemblement en Normandie. Selon le journal Paris Normandie, un cortège rassemblant plusieurs centaines de personnes est également présent à Rouen, en Seine-Maritime.

Avec Bordeaux, Toulouse comme place forte de la mobilisation

La cinquième agglomération de France a été le théâtre d’une mobilisation record pour l’acte X, avec 10 000 personnes dans les rues selon les autorités. Un chiffre sous-estimé, selon les “gilets jaunes”, qui s’organisent depuis toute la région pour se déplacer tous les samedis. Le journaliste du Monde Yann Bouchez s’est rendu en Ariège pour rencontrer les manifestants.

Quelques dizaines de manifestants en haut des Champs-Elysées

Sur le modèle des dix premiers actes du mouvement, la mobilisation à Paris commence par un premier rassemblement près de l’Arc de Triomphe, comme a pu l’observer Yves Eudes, journaliste du Monde sur place. Quelques dizaines de “gilets jaunes” sont sagement rassemblés sur le trottoir en haut des Champs-Élysées. Ils sont flanqués de cinq cars de gendarmerie. L’arc de triomphe est protégé par un blindé.

Ici, tout le monde semble opposé à la liste RIC pour les européennes. Une femme déguisée en vache-qui-rit-jaune explique : « Gilet jaune doit rester un mouvement apolitique de contestation spontanée. On a pas été à l’ENA, on ne sait pas parler à la télé, ne dites pas que nous allons réussir à monter un parti politique. » Un homme tient une pancarte : «  la liste des européennes, contre-productive et haute trahison. » 

Julien Muguet pour Le Monde

Bonjour et bienvenue dans ce direct dédié à l’acte XI du mouvement des “gilets jaunes”. Des rassemblements sont prévus dès la fin de matinée dans plusieurs villes de France, notamment à Paris, ainsi qu’à Toulouse et Bordeaux, devenues deux places fortes de la mobilisation depuis le début de l’année.

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