EN DIRECT – Procès Mélenchon : des dommages et intérêts réclamés pour les policiers et le vice-procureur bousculés – LCI

































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Jean-Luc Mélenchon, l'”insoumis”

JUSTICE – Jean-Luc Mélenchon comparaît ce jeudi 19 et vendredi 20 septembre devant le tribunal correctionnel de Bobigny. Jugé avec cinq autres membres de La France insoumise, il est poursuivi pour “rébellion” et “acte d’intimidation” lors de la perquisition annulée du 16 octobre 2018 au siège de LFI.

DUEL

Ce premier jour d’audience a offert un duel entre deux tribuns, Jean-Luc Mélenchon et Eric Dupont-Moretti. Récit.

Mélenchon-Dupond-Moretti, le duel des orateurs au cœur du premier jour de procès

Mélenchon-Dupond-Moretti, le duel des orateurs au cœur du premier jour de procès

CE QU’IL FAUT RETENIR

– Le procès de Jean-Luc Mélenchon et de cinq autre prévenus, notamment pour “rébellion” et “acte d’intimidation” durant la perquisition au siège de LFI le 16 octobre 2018, s’est ouvert jeudi. 

– À l’ouverture, le parquet a demandé le report du procès au motif qu’une partie des prévenus n’avaient pas reçu certaines pièces comme l’enquête de l’IGPN. Le tribunal a rejeté cette demande. 

– La défense des Insoumis estime que la procédure est “viciée” et des requêtes en nullité devraient être déposées, certains prévenus affirmant notamment ne pas avoir reçu la convocation à comparaître.

RÉACTION

“C’était passionnant”, a ironisé Jean-Luc Mélenchon à la sortie de la première journée d’audience.

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AUDIENCE

Cette première journée de procès vient de se terminer à l’instant à Bobigny.

DUEL

Ce premier jour d’audience a offert un duel entre deux tribuns, Jean-Luc Mélenchon et Eric Dupont-Moretti. Récit.

Mélenchon-Dupond-Moretti, le duel des orateurs au cœur du premier jour de procès

Mélenchon-Dupond-Moretti, le duel des orateurs au cœur du premier jour de procès

TÉMOIGNAGE DE POLICIER

EXPLICATIONS

Le député Alexis Corbière est à la barre. Il revient sur la séquence diffusé l’an passé par Quotidien où on le voit crier sur un policier.

Des explications qui ne semblent pas satisfaire le policier en question.

JOUTE VERBALE

Jean-Luc Mélenchon et Éric Dupont-Moretti continuent à se provoquer pendant cette audience.

INTERROGATOIRE

Après le député Bastien Lachaud, c’est au tour de Manuel Bompard, eurodéputé, d’être entendu.

ÇA REPREND

CAMOMILLE

L’incident, décrit sur le compte Twitter de Jean-Luc Mélenchon.

PROVOC

Après la séquence où Eric Dupond-Moretti s’énerve fortement, Jean-Luc Mélenchon lui conseille de prendre “un petit peu de camomille”, clin d’oeil aux conseils ironiques que ne cessent de s’envoyer les deux hommes depuis quelques jours. Des invectives qui conduisent le président à suspendre l’audition de Bernard Pignerol, le patron de L’Ere du Peuple.

REACTION

L’ex-chargé de mission de l’Elysée, récemment arrivé sur Twitter et régulièrement évoqué par Jean-Luc Mélenchon lors de son interrogatoire, n’a pas pu s’empêcher de dire ce que lui inspirait ces prises à partie, depuis son compte.

Il présente ce rendez-vous judiciaire comme un “procès politique” à son encontre. Le député et leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, comparaît jeudi 19 et vendredi 20 septembre devant la 16e chambre du tribunal correctionnel de Bobigny, près d’un an après la houleuse séquence filmée qui a conduit à l’interruption d’une perquisition au siège de LFI, le 16 octobre 2018. Il s’était opposé avec virulence à cette perquisition menée dans le cadre deux enquêtes préliminaires du parquet de Paris sur les comptes de campagne et sur les conditions d’emplois d’assistants d’eurodéputés. 

Face à 17 parties civiles, notamment des policiers et des magistrats, représentés notamment par maître Eric Dupond-Moretti, Jean-Luc Mélenchon est poursuivi pour “acte d’intimidation envers un magistrat”, “acte d’intimidation envers un dépositaire de l’autorité publique”, “rébellion commise en réunion”, “rébellion” et “provocation directe à la rébellion”. Plusieurs prévenus comparaissent avec lui : les députés de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière et Bastien Lachaud, respectivement pour “acte d’intimidation” et “rébellion”, l’eurodéputé Manuel Bompard (pour “rébellion”), le conseiller d’Etat et président de l’association L’Ere du peuple Bernard Pignerol (“acte d’intimidation” et “rébellion”) ainsi que la responsable presse de LFI Muriel Rozenfeld (“rébellion”). 

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40 minutes de tensions

Le 16 octobre 2018, la tentative de perquisition au siège de LFI, dont “Quotidien” a récemment diffusé l’intégralité, s’était traduite par un long face-à-face particulièrement tendu entre les responsables du mouvement, rapidement rejoints par Jean-Luc Mélenchon, les policiers et le magistrat présents sur place. “La République, c’est moi”, avait notamment tonné le député des Bouches-du-Rhône, nez-à-nez avec un représentant des forces de l’ordre, appelant ses soutiens à “enfoncer” la porte du siège perquisitionné avant de participer à une bousculade. Il avait aussi dénoncé “une énorme opération de police politique”, ayant filmé en direct, plus tôt dans la journée, une perquisition à son propre domicile. 

De retour d’un déplacement au Brésil, où il a rencontré l’ex-président Lula incarcéré, Jean-Luc Mélenchon publie un ouvrage, Et ainsi de suite, pour dénoncer “un procès politique”, se disant victime du pouvoir. Il a également mis en cause la ministre de la Justice Nicole Belloubet, assurant qu’elle refusait d’ouvrir une enquête pour “violation du secret de l’instruction” par crainte d’être à son tour la cible de la justice. Des accusations que la garde des Sceaux a qualifiées “d’indignes” et “d’absurdes”

Sur Facebook, LFI a prévu “un rassemblement pacifique de soutien pendant deux jours” devant le tribunal de grande instance. Jean-Luc Mélenchon a lui-même appelé au rassemblement “dès 7h30” sur place, soit deux heures avant le début prévu de l’audience, “contre le procès politique des Insoumis”. 

Des procédures contestées

La défense de Jean-Luc Mélenchon ne devrait pas demander le report du procès, selon les informations recueillies par LCI. Mais l’avocat Mathieu Davy devrait déposer plusieurs requêtes en nullité, contestant des points de procédures, comme l’envoi des convocations aux prévenus, début juillet, alors que l’information avait déjà fuité dans la presse. 

“L’acte d’intimidation envers un magistrat pour qu’il accomplisse ou s’abstienne d’acte de sa fonction” est passible de dix ans de prison, et 150.000 euros d’amende. La peine maximale est similaire lorsqu’il s’agit d’un dépositaire de l’autorité publique. Un acte de “rébellion commise en réunion” est quant à lui passible de trois ans de prison et de 45.000 euros d’amende, contre deux ans et 30.000 euros pour un acte de “rébellion”. La “provocation directe à la rébellion”, enfin, est passible de 2 mois de prison et 7500 euros d’amende. 

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