EN DIRECT – Procès Daval – Jonathann dit avoir été “humilié” par Alexia sur le plan sexuel et avoir dé… – Le Blog de Jean-Marc Morandini

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18h37: Interrogé sur ses rapports avec Alexia, Jonathann Daval dit avoir été “humilié” par sa femme. Au point que quand il découvre un flirt entre Alexia et un pâtissier, il va en parler à ses beaux-parents.

18h01: Me Schwerdorffer explique qu’Alexia décidait de tout dans le couple, de leur maison, celle qui appartenait à sa grand-mère, des travaux…. Et ce projet d’avoir un enfant, était-il partagé? “C’était le désir d’Alexia qui devient une obsession!”, insiste l’avocat.

17h23: L’interrogatoire de personnalité de Jonathann  a permis de revenir sur ses troubles obsessionnels compulsifs, sa rencontre avec Alexia, le désir d’enfant… Puis, le président évoque le meurtre et Jonathann  répond : “Ma vie s’est arrêtée ce soir-là. Je ne me suis jamais projeté sur la durée de la peine. Je dois payer pour les actes que j’ai commis.”

16h11: La mère de Jonathann Daval affirme qu’elle avait “vu que quelque chose n’allait pas. Il venait parfois le soir et me disait “Je viens me reposer pendant qu’Alexia s’endort (…) Je ne rentre que quand elle est endorme””. Quant à la version avancée un temps par son fils du complot familial, la mère de l’accusée déclare “Oui j’y ai cru.”

14h20: Les parties civiles devraient plaider en fin d’après-midi. Samedi matin, ce devrait être au tour de l’avocat général de prononcer son réquisitoire, puis à celui de la défense de plaider, avant que l’accusé, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité, n’ait la parole, en dernier.

Le verdict, qui devait tomber initialement vendredi soir, est désormais attendu pour samedi en fin de journée.

13h34: Le point sur ce que l’on sait à la m-journée

Pour la partie civile, c’était la journée de la dernière chance pour arracher «toute la vérité» à Jonathann Daval. Mais la mère d’Alexia ne l’a cette fois pas fait craquer: l’accusé qui a reconnu avoir tué intentionnellement sa femme, a campé sur ses positions pour le reste.

Appelée pour la dernière fois à la barre de la cour d’assises de la Haute-Saône où le procès s’est ouvert lundi, Isabelle Fouillot refuse de croire que sa fille ait été tuée pour «de simples mots». Elle a tout tenté pour lui arracher d’ultimes explications. «Je pense qu’Alexia voulait s’en aller, c’est pour ça que tu l’as tuée ?», a interrogé d’une voix douce, presque maternelle.

Mais l’accusé a répliqué par un «non» sans appel à celle qu’il appelait autrefois «maman» et qu’il continue d’appeler par son prénom.

Dépitée, Isabelle Fouillot a achevé sa déposition par ces mots prononcés froidement : «Je te souhaite un bon séjour en prison, Jonathann. Adieu.»

«C’est une dispute, Isabelle, faut le croire (…) J’ai perdu pied. Tout est ressorti en moi, toutes ces années de colère, que j’ai emmagasinées, ces reproches», a-t-il soutenu, maintenant sa déposition de la veille. «Quel gâchis. Tu as détruit Alexia et tu nous a détruits aussi», a lâché la mère d’Alexia.

Jeudi, Jonathann Daval avait reconnu pour la première fois avoir sciemment «donné la mort» à son épouse en l’étranglant longuement à l’issue, affirme-t-il, d’une violente dispute.

Ce procès restera dans les annales pour son intensité, mais aussi pour le rôle central joué par la partie civile dans le prétoire comme devant les caméras.

Ce fut une nouvelle fois le cas vendredi matin avant le reprise des débats quand Jean-Pierre Fouillot, le père d’Alexia, a résumé dans une interview à BFMTV toute l’ambivalence des sentiments qui l’animent encore à l’endroit de son gendre.

«Le Jonathann que j’ai connu, qu’on a choyé, qu’on a aimé (…), celui-là, je serais tenté de dire que je l’aime encore mais le Jonathann, le meurtrier, la deuxième personne, celle qui a fait toutes ces horreurs, ce Jonathann-là, c’est fini, c’est terminé, on ne veut plus en entendre parler», a-t-il confié.

Autre moment d’une rare intensité vendredi matin quand les images de la bouleversante confrontation entre les Fouillot et leur gendre, le 7 décembre 2018, ont été projetées devant la cour.

Avant cette confrontation et au prix d’un énième revirement, Jonathann était revenu sur ses premiers aveux, accusant même son beau-frère Grégory Gay d’être le meurtrier.

Mais dans le huis clos du cabinet du juge d’instruction, Isabelle Fouillot trouve les mots justes qui le feront craquer.

«On te pardonnera. Pourquoi tu veux pas du pardon, tout le monde peut être pardonné, il faudra que tu te reconstruises un jour. T’as pas tout perdu. Ce que je comprends pas c’est pourquoi on en est arrivé là ? Explique-moi s’il te plaît ? (…) c’est quoi le déclencheur ?», l’avait-elle exhorté.

Alors, Jonathann craque et avoue pour la seconde fois avoir tué Alexia, même s’il prétend encore que ce n’était pas intentionnel.

Survient alors cette incroyable scène : il se met à genoux devant sa belle-mère, elle s’approche, lui prend les mains, se relève et ils se prennent dans les bras, en larmes.

Ces images, Jonathann Daval n’a pas voulu les revoir depuis le box des accusés, détournant le regard.

Longuement entendu jeudi sur les faits, l’informaticien de 36 ans devait encore être interrogé vendredi sur sa personnalité.

Puis la cour procèdera à l’audition de plusieurs témoins, parmi lesquels Martine Henry, sa mère, déjà entendue brièvement lundi.

Viendra alors l’heure des plaidoiries de la partie civile. Samedi matin, si tout se passe comme prévu, ce sera au tour de l’avocat général de prononcer son réquisitoire puis à la défense de plaider, avant que l’accusé n’ait la parole, en dernier.

Le verdict, qui devait tomber initialement vendredi soir, est désormais attendu pour samedi en fin de journée.

Jonathann Daval encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

11h05: Après avoir tenté en vain d’obtenir de nouvelles explications sur le meurtre de sa fille Alexia, Isabelle Fouillot a souhaité vendredi un « bon séjour en prison » à Jonathann Daval à la barre de la cour d’assises de Haute-Saône.

« Je pense qu’Alexia voulait s’en aller, c’est pour ça que tu l’as tuée ? », a interrogé Isabelle Fouillot qui s’est directement adressée d’une voix douce à son ancien gendre, refusant de concevoir que sa fille ait été tuée pour « de simples mots… »

« Non », a catégoriquement répondu Jonathann Daval qui avait reconnu jeudi pour la première fois avoir volontairement « donné la mort » à son épouse « pour qu’elle se taise », en l’étranglant à l’issue d’une dispute conjugale.

« C’est une dispute Isabelle, faut le croire, c’est une dispute. (…) J’ai perdu pied. Tout est ressorti en moi, toutes ces années de colère, que j’ai emmagasinées, ces reproches », a imploré l’homme de 36 ans. « On s’aimait ».

Malgré l’image de « couple idéal » affichée à l’extérieur, le couple Daval connaissait de vives tensions, alors qu’il rencontrait des difficultés pour concevoir un enfant.

Au cours des débats, Jonathann a affirmé s’être senti « humilié » par « les reproches » de son épouse sur ses « problèmes d’érection » et son comportement, laissant la jeune femme de 29 ans seule face à son désir contrarié d’enfant.

« Quel gâchis. Tu as détruit Alexia et tu nous a détruits aussi », a lâché Mme Fouillot, ajoutant, cette fois froidement : « Je te souhaite un bon séjour en prison Jonathann. Adieu ».

« Vous comprenez que la famille d’Alexia veut la vérité, mais elle n’est pas capable d’entendre votre vérité », a constaté après cette échange d’une rare intensité Me Randall Schwerdorffer, se tournant vers le box de l’accusé.

10h42: Le verdict dans le procès de Jonathann Daval, jugé depuis lundi pour le meurtre de sa femme Alexia en 2017, devrait être prononcé « samedi en fin d’après-midi ou en début de soirée », a annoncé officiellement vendredi le président de la cour d’assises de la Haute-Saône.

« La décision devrait intervenir demain (samedi) en fin d’après-midi ou début de soirée », a indiqué Matthieu Husson à l’ouverture de l’audience, confirmant ce qu’avaient indiqué plusieurs avocats à l’AFP.

Le verdict devait tomber initialement vendredi mais a dû être décalé en raison du retard important pris par les débats.

Les réquisitions de l’avocat général ainsi que les plaidoiries de la défense auront lieu samedi matin. Les parties civiles plaideront vendredi en fin d’après-midi, a ajouté M. Husson.

L’audience de vendredi a débuté vers 10H00 avec le visionnage de la confrontation forte entre l’accusé et la mère d’Alexia, Isabelle Fouillot, durant laquelle Jonathann Daval abandonne la théorie d’un complot familial et livre de nouveaux aveux.

L’accusé doit encore être interrogé sur sa personnalité. Puis plusieurs témoins défileront à la barre, dont sa mère, Martine Henry.

Jonathann Daval est jugé depuis lundi devant les assises de la Haute-Saône à Vesoul pour le meurtre de sa femme Alexia en octobre 2017.

M. Daval, qui soutenait jusqu’à présent ne jamais avoir voulu tuer son épouse, a reconnu jeudi pour la première fois lui avoir intentionnellement « donné la mort ».

Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

07h58: Dernière journée du procès de Jonathann Daval. Le procès de Jonathann Daval, qui reconnaît désormais avoir “voulu” tuer sa femme Alexia, entre vendredi dans sa dernière ligne droite avec un ultime interrogatoire de l’accusé et les premières plaidoiries mais le verdict sera sans doute repoussé à samedi. Longuement entendu jeudi sur les faits, Jonathann Daval, 36 ans, sera cette fois interrogé sur sa personnalité.

La cour doit également procéder à l’audition de plusieurs témoins, parmi lesquels Martine Henry, la mère de Jonathann, déjà entendue brièvement au premier jour du procès, lundi.

Les jurés devraient également visionner la dramatique confrontation entre Jonathann et la mère d’Alexia, Isabelle Fouillot : en décembre 2018, alors que le trentenaire soutenait la thèse d’un complot familial, accusant son beau-frère d’avoir tué Alexia, Mme Fouillot avait arraché de nouveaux aveux à Jonathann. 

Le procès, qui devait s’achever vendredi, a pris un retard important mais les plaidoiries des parties civiles devraient quand même intervenir “en fin d’après-midi”, a estimé l’un de leurs avocats, Me Gilles-Jean Portejoie. Compte tenu du retard accumulé, le verdict devrait être décalé à samedi, ont cependant estimé Mes Portejoie et Randall Schwerdorffer.

Ce dernier, qui défend l’accusé, estime que les jurés devraient rendre leur délibéré “samedi en fin de journée”, tandis que pour l’ancien bâtonnier de Clermont-Ferrand, il pourrait intervenir “dans la nuit de samedi à dimanche”.

La journée de jeudi a connu un nouveau rebondissement, un de plus dans un procès très dense émotionnellement : après un premier interrogatoire avorté mercredi soir en raison d’un malaise vagal, Jonathann Daval a avoué l’intention meurtrière qui l’animait lorsqu’il s’en est pris à Alexia. Lui qui soutenait jusqu’alors avoir simplement voulu “la faire taire”, a fini par reconnaître qu’il avait bel et bien “voulu la tuer” lors d’une violente dispute.

“Je lui ai donné la mort, oui, quand on étrangle quelqu’un comme ça, c’est pour donner la mort”, a-t-il avoué dans un silence glacial, la voix étranglée par l’émotion, avant de détailler la soirée du meurtre. Des aveux qui auront fatalement des conséquences sur les plaidoiries de la défense : ses avocats, qui s’étaient réservé avant le procès la possibilité de plaider les violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, moins sévèrement réprimées, vont y renoncer.

“Nous allons plaider l’homicide volontaire”, a annoncé jeudi soir Me Schwerdorffer alors que son client qui comparaît pour homicide sur conjoint, encourt la réclusion à perpétuité.

Également chargé de sa défense, Me Samuel Estève s’est félicité des témoignages “d’amis” du couple qui ont déposé jeudi soir tard à la barre : ils “ont confirmé en tout point ce qu’a expliqué Jonathann sur ses rapports avec (Alexia) dans les derniers temps, c’est-à-dire quand le couple connaissait des tensions importantes”. “On est maintenant très loin du couple parfait sans histoire, il y avait des tensions”, a-t-il relevé, “tout ce qu’a dit Jonathann (…) a été confirmé par les témoins”. Le couple Daval se délitait depuis plusieurs années et les deux époux se débattaient dans d’importants problèmes intimes : les problèmes d’érection de Jonathann et le désir d’enfant inassouvi d’Alexia.

A l’opposé, les parties civiles sont restées sur leur faim même si Me Caty Richard a voulu voir “un pas en avant” lorsque l’accusé a déclaré “à deux reprises: +oui j’ai voulu la tuer, oui forcément j’ai voulu la tuer+”. Son confrère, Me Portejoie, s’est montré moins positif : “on n’a pas appris grand-chose, on tourne en rond”.

Vendredi, “il faudra parler directement à Jonathann Daval”, a-t-il lancé à ses clients, les parents d’Alexia, Isabelle et Jean-Pierre Fouillot. A la barre, ceux-ci avaient déjà tenté d’interpeller mercredi leur ancien gendre mais le président de la cour d’assises, Matthieu Husson, avait coupé court, estimant que le moment n’était pas encore venu pour une telle confrontation.

Mme Fouillot espère désormais “lui parler” même si “on dirait qu’on parle à un mur”. “On dirait qu’il est ailleurs, qu’il n’est pas dans son procès. Il est fermé, fermé, fermé!”, a-t-elle déploré.

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