07h32: Une tuerie préméditée, perpétrée par un homme à la “vision radicale de l’islam” et en contact avec la mouvance “salafiste”: le procureur national antiterroriste a confirmé samedi le scénario jihadiste de l’attaque de la préfecture de police de Paris. Ces nouveaux éléments sur le drame, survenu jeudi au cœur d’un prestigieux service de renseignement, ont donné une tournure politique à l’affaire, droite et extrême-droite dénonçant les failles du système et pointant la responsabilité du ministre de l’Intérieur.

Deux jours après les faits, Jean-François Ricard, procureur au parquet national antiterroriste (PNAT) a esquissé un premier portrait du tueur et donné de nombreux détails sur son périple meurtrier, lors d’une conférence de presse. L’assaillant, informaticien de 45 ans affecté au service technique de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) depuis 2003, “aurait adhéré à une vision radicale de l’islam”.

Converti à l’islam il y a une “dizaine d’années”, Mickaël Harpon était en contact “avec plusieurs individus susceptibles d’appartenir à la mouvance islamiste salafiste”, a-t-il ajouté.

06h58: Les premières investigations ont relevé son “approbation de certaines exactions commises au nom de cette religion”, “son souhait de ne plus avoir certains contacts avec des femmes”, “sa justification” des attentats de Charlie Hebdo en 2015, “son changement d’habitude vestimentaire depuis quelques mois”, a affirmé le procureur, avant de détailler le périple meurtrier de “sept minutes” d’une “violence inouïe” de l’auteur, atteint de surdité.

Cet homme au casier judiciaire vierge mais qui avait fait l’objet d’une procédure pour violences conjugales en 2009, abandonnait en effet “toute tenue occidentale au profit d’une tenue traditionnelle pour se rendre à la mosquée”, a-t-il expliqué.

Par ailleurs, l’étude de la téléphonie accrédite aussi la piste de la préparation d’un acte violent. Il s’agirait notamment d’échanges de “33 SMS” le matin du drame avec son épouse, dont la garde à vue a été prolongée samedi pour 48 heures. “Au cours de cette conversation, l’auteur des faits a tenu des propos à connotation exclusivement religieuse qui se sont terminés par ces deux expressions: +Allah akbar+ puis +suis notre prophète bien aimé, Muhammad, et médite le Coran”, a relaté le procureur. Il aurait, selon les témoignages dans son entourage, tenu “des propos similaires dans la nuit”, a-t-il aussi indiqué.

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