EN DIRECT – Plan de relance européen : malgré des “moments très tendus”, “les choses ont avancé”, selon Macron – LCI

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EN DIRECT – Plan de relance européen : malgré des “moments très tendus”, “les choses ont avancé”, selon Macron | LCI































International

EUROPE – Depuis vendredi, les 27 pays de l’Union Européenne négocient dans une ambiance tendue pour un plan massif de relance commun. À la manœuvre avec Angela Merkel, Emmanuel Macron a tapé du poing sur la table pour dénoncer la mauvaise volonté de certains de ses homologues. Suivez les dernières informations.

POUR MACRON “IL Y A UN ESPRIT DE COMPROMIS QUI EST LÀ”

Selon Emmanuel Macron, les 27 ont “beaucoup avancé” sur certains sujets portant sur les “règles de fonctionnement du fond de relance”. “Des éléments d’avancées se sont matérialisés durant la nuit pour trouver un accord sur le montant total et la part de subventions, sujet le plus sensible des derniers jours et des dernières heures.”

L’occasion pour le chef de l’Etat de saluer un “esprit de compromis qui est là” malgré certains moments “très tendus”. “Des moments seront sans doute encore difficiles, mais sur ces sujets, les choses ont avancé.”

SOMMET EUROPÉEN

Le sommet sur le plan de relance européen a été suspendu et reprendra ce lundi à 16h (et non à 14h comme l’avait annoncé initialement l’UE). Depuis trois jours, les dirigeants européens négocient un plan de relance historique de plus de 750 milliards d’euros.

Emmanuel Macron a tapé du poing sur la table dimanche soir et s’en est pris à un certain de ses homologues des pays du Nord.

LES NÉERLANDAIS SONT “PRÉSOMPTUEUX”, ÉCRIT LA PRESSE LOCALE 

Dans les pages de De Volkskrant, les journalistes ne sont pas tendre avec le Premier ministre néerlandais. Faisant partie des chefs d’Etats jugés “frugaux”, il est accusé de jouer la carte nationaliste à visée uniquement électorale. Le troisième quotidien des Pays-Bas estime ainsi s’il est “important que les pays méridionaux mènent des réformes afin de consolider et pérenniser leurs économies”, des exigences trop strictes peuvent aussi les “étouffer”. D’autant plus que “l’index moralisateur néerlandais” est jugé “présomptueux”. “Car les Pays-Bas, de par leur économie ouverte, profitent de l’UE.” “Le message lié à l’utilité et à la nécessité de l’Union n’est pas assez mis en avant auprès des électeurs néerlandais.”

Urgent

MERKEL ESTIME QU’UN “ACCORD EST POSSIBLE”

Au quatrième jour d’un sommet laborieux à Bruxelles, le président français et la chancelière allemande ont exprimé à leur arrivée au Conseil européen “l’espoir” d’un accord sur un plan de relance post-coronavirus. 

Si le président français a partagé son “espoir” d’un compromis, Angela Merkel a surenchéri en indiquant que les avancées de la nuit précédente sont “un pas en avant”. “Cela donne l’espoir qu’un accord puisse être atteint aujourd’hui, du moins qu’un accord est possible.”

LES DISCUSSIONS SUR LE PLAN DE RELANCE, EST UNE “TRAGÉDIE”

Pour Süddeutsche Zeitung, l’un des trois plus grands quotidiens allemands, ce sommet européen représente un “tournant existentiel pour l’UE”. Le quotidien constate en effet que le continent se taille lui-même en pièces. Le quotidien écrit que ce “fonds de sauvetage” ou cette “tentative de ressusciter l’UE”, est en fait en train de devenir un “dies irae”. “Le jour de la colère, suscitée par des modèles de gouvernement et de vie à tel point divergents au sein de l’Europe qu’ils sont devenus irréconciliables.” 

Selon la traduction d’Eurotopics, ce rendez-vous est même décrit comme une “tragédie”. Car si Jean-Pierre Raffarin disait sur notre antenne que le retour du couple franco-allemand était la “bonne nouvelle” de ces quatre derniers jours, le quotidien estime plutôt qu’elle “illustre l’impuissance” de cette alliance. “Angela Merkel et Emmanuel Macron ont pris les devants dans l’espoir de pouvoir amorcer une dynamique positive pour l’Union. Or ils se heurtent à des pays qui ne pensent qu’à s’arroger la plus grande part du gâteau et au message que l’Union ne s’achète pas avec de l’argent.” Et de conclure, fataliste, que si le plan de relance de 750 milliards devait échouer, “l’UE aurait vraiment matière à s’interroger sur sa raison d’être”.

EMMANUEL MACRON ARRIVE À BRUXELLES

Le chef de l’Etat est resté “extrêmement prudent” à son arrivée à Bruxelles au siège du Conseil européen, tout en saluant “l’esprit de compromis qui est là”. Retrouvez ici l’intégralité de la prise de parole d’Emmanuel Macron en ce quatrième jour de négociations. 

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QUELS SONT LES POINTS DE BLOCAGE ?

Pourquoi le sommet, qui devait s’achever samedi soir, est-il prolongé de la sorte? Car de nombreux points de blocage persistent entre les 27 Etats membres. On vous précise ici lesquels.

Sommet européen sur le plan de relance économique : quels sont les points de blocage ?

MACRON APPELLE À ÊTRE AU “RENDEZ-VOUS DU COMPROMIS ET DE L’AMBITION”

Désormais, il faut que les Etats membres “entrent dans le détail de ce que sera la nouvelle proposition” du plan de relance historique, précise Emmanuel Macron. Pour le chef de l’Etat, elle devrai “forcément” être un proposition “de compromis”, tout en gardant “l’ambition”. Mais dans les prochaines heures, d’autres sujets seront également traités, comme celui de la “conditionnalité climatique de ces perspectives financières” ou bien le “respect de l’état de droit”.

Des tractations qui se feront grâce à “l’esprit qui a régné” jusqu’ici , à savoir la “volonté d’avancer”. “J’aborde cette journée avec beaucoup de détermination, avec cette volonté de faire et d’avancer avec mes collègues. Et je le dis encore une fois de porter cette ambition européenne dont nous avons besoin.” Pour le président français, ne “pas être aujourd’hui au rendez-vous de l’esprit de compromis et de l’ambition, c’est prendre le risque de revenir dans des moments plus durs et qu’au final cela nous coûte plus cher”.  “Je continuerais donc à me battre sur ces sujets”, assure le président, “en particulier avec la Chancelière Angela Merkel”. 

POUR MACRON “IL Y A UN ESPRIT DE COMPROMIS QUI EST LÀ”

Selon Emmanuel Macron, les 27 ont “beaucoup avancé” sur certains sujets portant sur les “règles de fonctionnement du fond de relance”. “Des éléments d’avancées se sont matérialisés durant la nuit pour trouver un accord sur le montant total et la part de subventions, sujet le plus sensible des derniers jours et des dernières heures.”

L’occasion pour le chef de l’Etat de saluer un “esprit de compromis qui est là” malgré certains moments “très tendus”. “Des moments seront sans doute encore difficiles, mais sur ces sujets, les choses ont avancé.”

Urgent

DES “ESPOIRS POSSIBLES D’UN COMPROMIS”, SELON MACRON

A son arrivée à Bruxelles au siège du Conseil européen, Emmanuel Macron s’est exprimé en ce quatrième jour de négociations. Alors que les discussions hier soir se sont terminées “au petit matin”, il y a “des espoirs possibles d’un compromis”. Cependant “rien n’est encore acté”. “Je resterais donc extrêmement prudent.”

ARRIVEE

Les dirigeants de l’UE arrivent au fur et à mesure au siège du Conseil avant les discussions de cet après-midi. Emmanuel Macron pourrait notamment s’exprimer brièvement à son arrivée.

COULISSES

Notre journaliste Alison Tassin nous raconte que la nuit dernière, les négociations ont été très tendues entre les “frugaux” et les états solidaires. Emmanuel Macron a “tapé du poing sur la table” face à des comportements qu’il juge inacceptables. Il a également critiqué les différences philosophiques entre les états.

Des tensions probablement liées également à des journées marathon de négociations et donc de la fatigue.

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LE MAIRE

 “Un accord est possible et un accord est nécessaire” à Bruxelles entre Etats européens sur le plan de relance, après trois jours de négociations jusqu’ici sans issue, a estimé ce lundi le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire.

“L’enjeu de la négociation qui se joue aujourd’hui à Bruxelles c’est la présence de l’Europe parmi les grandes puissances mondiales au 21ème siècle, ou non”, a-t-il aussi mis en garde sur RMC-BFMTV.

“C’est l’avenir de l’Europe au 21ème siècle qui se joue dans les heures qui viennent à Bruxelles”, a insisté le ministre français, alors que le président Emmanuel Macron est sorti de ses gonds pour dénoncer dimanche la mauvaise volonté de certains de ses homologues.

UNION EUROPÉENNE

Le sommet devait prendre fin samedi soir.

Plan de relance européen : “La bonne nouvelle, c’est le couple franco-allemand”, selon Jean-Pierre Raffarin

RAFFARIN

“La bonne nouvelle, c’est le franco-allemand. Parce qu’au fond, Angela Merkel et Emmanuel Macron avancent ensemble, solidaires, et puissamment engagés l’un avec l’autre. Et je crois que c’est vraiment la clé de notre avenir”, a affirmé sur l’antenne de LCI, l’ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin. 

Si le leadership est contesté, “c’est vraiment ce leadership-là qui est le centre de gravité de l’UE”. 

“Ce qui est très important pour nous, c’est qu’avec l’Allemagne on puisse avoir des stratégies partagées. Car la France et l’Allemagne, à nous deux, nous sommes un continent. A nous deux, nous faisons quasiment continent, à nous deux, nous sommes un joueur mondial. Si nous sommes divisés, nous serons spectateurs et nous sortirons de l’histoire.”

MACRON

Le président français Emmanuel Macron a “tapé du poing sur la table” dimanche lors du sommet européen à Bruxelles, consacré au plan de relance de l’économie, pour dénoncer la mauvaise volonté de certains de ses homologues.

Dans sa ligne de mire: les Etats dits “frugaux” (Pays-Bas, Suède, Danemark, Autriche), ainsi que la Finlande, très réservés sur ce plan. “Il a été dur sur leurs incohérences”, a affirmé un membre de la délégation française. Les sorties du président français ont été rapportées par les autres délégations aux médias, qui se sont délectés de l’épisode. “Tout cela a été raconté de manière un peu caricaturée”, a déploré le conseiller.

Emmanuel Macron a critiqué l’opposition à sa demande d’allouer une partie importante des sommes du plan de relance, levées par un emprunt commun de l’UE, sous forme de subventions aux Etats membres.

Il a aussi fustigé le comportement du chancelier autrichien Sebastian Kurz, lorsque ce dernier s’est levé et a quitté la table pour prendre un appel téléphonique.

EXPLICATIONS

Alisson Tassin nous explique pourquoi le sommet européen dure aussi longtemps et pourquoi les négociations sont très difficiles.

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EXCLUSIF – Dans les coulisses des négociations du plan de relance européen avec Emmanuel Macron

SOMMET EUROPÉEN

Le sommet sur le plan de relance européen a été suspendu et reprendra ce lundi à 16h (et non à 14h comme l’avait annoncé initialement l’UE). Depuis trois jours, les dirigeants européens négocient un plan de relance historique de plus de 750 milliards d’euros.

Emmanuel Macron a tapé du poing sur la table dimanche soir et s’en est pris à un certain de ses homologues des pays du Nord.

Malgré une troisième nuit de tractations intenses, les dirigeants européens étaient toujours en quête ce lundi d’un 

compromis sur la réponse économique à apporter à l’épidémie de Covid-19 dont la progression a conduit la France à rendre le masque obligatoire dans les lieux publics clos.  Les 27 chefs d’Etat et de gouvernement, qui ont multiplié les échanges 

depuis vendredi dans un climat empreint parfois d’exaspération, ont convenu à l’aube de faire une pause avant de se retrouver pour une nouvelle session plenière à 16H00.

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La partie s’annonce toutefois toujours aussi délicate tant les positions restent diamétralement opposées, notamment sur la question de la répartition des 750 milliards d’euros du plan de relance qui doit permettre aux économies européennes éprouvées par l’épidémie de retrouver quelques couleurs. Les Etats dits “frugaux” (Pays-Bas, Autriche, Suède, Danemark), auxquels s’est associée la Finlande, qui préfèrent les prêts aux subventions, se heurtent au reste du bloc, avec Paris et Berlin en tête hostiles à tout accord qui réduirait la part des subventions, symboles à leurs yeux de la solidarité européenne. 

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Signe des vifs désaccords entre les deux camps, le président français Emmanuel Macron a tapé du poing sur la table dans la nuit pour dénoncer la mauvaise volonté des Etats “frugaux”, selon plusieurs délégations. 

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