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EN DIRECT – Incendie de Lubrizol : 224 passages aux urgences, dont huit hospitalisations – LCI – LCI

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EN DIRECT – Incendie de Lubrizol : 224 passages aux urgences, dont huit hospitalisations – LCI

































Police

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L’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen

LUBRIZOL – Après le gigantesque incendie de l’usine classée Seveso, c’est désormais le temps des questions. Faut-il craindre une pollution massive de Rouen et des alentours ? Quelles conséquences sur la santé ? Parallèlement, la préfecture et du gouvernement font face à des critiques sur leur communication.

EXPERT

Un expert spécialiste en chimie et produits industriels a été nommé ce vendredi par le juge des référés du tribunal administratif de Rouen. Il sera chargé d’enquêter sur le site de Lubrizol et de procéder à “un constat des conséquences environnementales” de l’incendie. L’expert devra livrer son rapport dans moins d’un mois, le 31 octobre prochain.

OPÉRATIONS DE POMPAGE

Sur le site de Lubrizol, le travail de pompage devrait être terminé en fin de semaine, d’après le préfet de Seine-Maritime. Une benne de fûts a déjà été évacuée. L’écrémage de la Seine se poursuit, là où des galettes d’hydrocarbures avaient été retrouvées.

AGRICULTURE

Les arrêtés préfectoraux interdisant la vente de produits agricoles ne seront pas levés avant vendredi prochain, a fait savoir le préfet de Seine-Maritime ce vendredi lors de son point à la presse. Les premiers résultats sont insuffisants pour conclure à une absence de contamination, selon la direction générale de l’Alimentation qui attend une nouvelle série d’analyses pour prendre une décision. 

ALIMENTATION

Concernant les produits alimentaires, un “premier point” sera fait en fin de semaine prochaine sur la suite à donner aux restrictions de commercialisation. “A ce jour, 187 prélèvements de produits agricoles et alimentaires ont été effectués à la fois en région Normandie et Hauts-de-France”, a indiqué Bruno Ferreira, directeur général de l’alimentation, au cours de la conférence de presse.

SANTÉ

Deux cent vingt-quatre personnes se sont présentées aux urgences hospitalières pour une pathologie “en lien” avec l’incendie de l’usine chimique Lubrizol de Rouen et huit d’entre elles ont été hospitalisées, selon l’Agence régionale de Santé (ARS) de Normandie. “Aujourd’hui (vendredi), un seul patient est encore hospitalisé”, a ajouté Christine Gardel, directrice générale de l’ARS de Normandie, lors d’une conférence de presse. “Jeudi, il y a eu 21 passages aux urgences” en lien avec l’incendie, pour une moyenne quotidienne de 600 passages sur la métropole rouennaise en temps normal, a-t-elle précisé.

ENQUÊTE

Selon nos informations, le procureur de Paris, ainsi que des magistrats du pôle santé publique du parquet se rendent à Rouen, ce vendredi, pour rencontrer les services d’enquête, policiers comme gendarmes.

ROYAL

Ségolène Royal a qualifié vendredi Lubrizol d'”entreprise voyou”, sur BFM, soulignant que l’entreprise avait été alertée, en 2013. “Elle a eu l’obligation de mettre en place une force d’intervention rapide, s’est engagée à investir 20 millions d’euros”. Elle n’a selon un rapport “pas pensé à associer les riverains” et a “manqué d’empathie envers les populations”.

Et de critiquer les manquements de l’Etat : “On ne comprend donc pas pourquoi l’entreprise n’a pas été mise sous surveillance et surtout pourquoi le préfet, en janvier 2019, a autorisé une augmentation de 1598 tonnes en dispensant l’entreprise d’évaluation environnementale.”

Ségolène Royal a conclu en suggérant à Emmanuel Macron d'”appeler Warren Buffet [milliardaire américain propriétaire de Lubrizol], pour le faire venir à Paris et le mettre devant ses responsabilités et le faire payer sans attendre les décisions de justice, car c’est aujourd’hui que la santé des citoyens” est menacée.

PRÉSIDENT

Huit jours après le terrible incendie de Lubrizol, Emmanuel Macron se rendra “bien sûr à Rouen”, a-t-il indiqué, en marge de son déplacement en Auvergne.

Depuis plusieurs jours, un certain nombre de membres de l’opposition critique le président de ne pas s’être rendu à Rouen.

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ENQUÊTE

Le procureur de la République de Paris et des magistrats du pôle santé publique sont à Rouen aujourd’hui, vendredi, pour rencontrer les services d’enquête, policiers et gendarmes.

PAS DE CATASTROPHE TECHNOLOGIQUE

L’état de “catastrophe technologique” n’est pas forcément adapté, a annoncé Sibeth Ndiaye, ce matin sur France Info. Selon la porte-parole du gouvernement, cette disposition, votée après la catastrophe d’AZF en 2001. Elle implique, estime-t-elle, qu’il “faut qu’il y ait des destructions de logement rendus de fait inhabitables”, faisant valoir que les retombées sur les champs et dans les alentours ne rentreraient donc pas dans ce cadre.

POLEMIQUE 

Alors que le gouvernement est critiqué pour sa communication sur l’incendie de l’usine Lubrizol, des voix s’élèvent dans l’opposition pour demander au chef de l’Etat de se rendre sur place. 

Pourquoi Emmanuel Macron ne se rend-il pas sur le site de Lubrizol?

Pourquoi Emmanuel Macron ne se rend-il pas sur le site de Lubrizol?

ENQUÊTE

Sur Public Sénat, la Secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire Emmanuelle Wargon a annoncé que la préfecture fera désormais un point presse quotidien sur les avancées de l’enquête.

SANTE PUBLIQUE 

“Un peu plus d’une centaine” de personnes se sont rendues aux urgences après l’incendie de l’usine chimique Lubrizol à Rouen il y a une semaine, a assuré jeudi la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye. “On n’est pas dans des proportions qu’on a pu connaître pour d’autres catastrophes industrielles”, a-t-elle souligné, appelant à “se raccrocher à de la rationalité”.

“La qualité de l’air est parfaitement respirable” et “l’eau est potable”, a-t-elle assuré, une semaine après l’incendie au cours duquel plus de 5.000 tonnes de produits chimiques sont parties en fumée.

COUP DE GUEULE

Emmanuel Macron “est partout, sauf à Rouen”, a raillé jeudi le président du groupe Les Républicains au Sénat Bruno Retailleau, une semaine après le violent incendie de l’usine Lubrizol. Le chef de l’Etat “est à Rodez… Mais où est la crise aujourd’hui en France? A Rodez ou à Rouen?”, a ajouté M. Retailleau sur Sud Radio, en déplorant qu’Emmanuel Macron “semble faire, mais il fait semblant”.

REACTION

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Urgent

Invité ce jeudi matin sur LCI, le président du Sénat Gérard Larcher a annoncé l’ouverture d’une Commission d’enquête. “La communication de l’exécutif a été chaotique. Elle a entraîné l’arrivée d’angoisses légitimes, d’interrogations légitimes. Dans quelques jours, le Sénat va s’engager de manière trans-partisane. Une Commission d’enquête parlementaire va être créée la semaine prochaine, pour une durée maximale de six mois. Tous les partis politiques sont en train de s’associer. Elle va analyser les faits, les réactions de l’exécutif, d’où la durée de six mois pour analyser les décisions.

(…) Il faut qu’Emmanuel Macron se préoccupe des conséquences de cette crise.”

PARLEMENT

Vers une commission d’enquête parlementaire ? C’est le souhait ce jeudi du député PS de Seine-Maritime Christophe Bouillon. Celui-ci a réclamé sur franceinfo la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire après l’incendie de l’usine Lubrizol. 

REACTION

Emmanuel Macron doit-il aller à Rouen ? Voici l’avis d’Hervé Morin, le président de la région.

REACTION

VIVES INQUIÉTUDES

Des habitants de Rouen et des alentours s’inquiètent d’avoir retrouvé de l’amiante dans leur jardin.

Regardez plutôt.

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Une course contre la montre a été lancée

VIDÉO – Incendie de l’usine Lubrizol à Rouen : comment décontaminer le site ?

VIDÉO - Incendie de l'usine Lubrizol à Rouen : comment décontaminer le site ?

RESTRICTIONS AGRICOLES 

Dix nouvelles communes sont concernées par les arrêtés restreignant les activités agricoles, pris dimanche après les retombées du panache de fumées de l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen. 

Les restrictions imposées au monde agricole dans l’Aisne, l’Oise, la Somme et le Nord, ont été dans le même temps assouplies: les autorités autorisent désormais de “poursuivre la récolte de végétaux à condition de les tracer, de les identifier et de les conserver de façon séparée sur l’exploitation”. 

Ne sont plus concernées “les cultures de végétaux non exposés aux retombées de suies, en particulier les productions sous serre ou sous tunnel, et les denrées issues d’animaux non exposés aux retombées de suies et qui ont été alimentés par des aliments non exposés”.

ANNULATION 

Située à proximité de l’usine Lubrizol à Rouen, le 106 est obligé de déprogrammer certains spectacles : le bâtiment sera fermé du 1er au 8 octobre. Les spectacles reportés sont indiqués sur le compte twitter de l’établissement. 

DIOXINES FAIBLES 

Les niveaux de dioxines mesurées sous le panache de fumée de l’incendie de l’usine chimique Lubrizol à Rouen, sont “relativement faibles” et proches “du bruit de fond”,  a indiqué mercredi l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris).

“Je ne pense pas qu’il faille avoir d’inquiétude particulière”, a estimé Raymond Cointe, DG d’Ineris. “Ce qu’on peut dire de ces résultats, c’est qu’il est possible que l’incendie ait conduit à l’émission de dioxines. En l’occurrence, beaucoup d’incendies conduisent à l’émission de dioxines”, a ajouté M. Cointe, qui a toutefois évoqué des “niveaux relativement faibles” de pollution.

“Il convient de poursuivre les investigations”, selon lui. En “matière de dioxines, la source principale potentielle de contamination est une source par ingestion”, notamment via l’alimentation. “Les analyses sont en cours en ce qui concerne les produits alimentaires qui auraient pu être contaminés par les dioxines”, a-t-il précisé.

EN DIRECT 

L’audition d’Elisabeth Borne, minitre de la transition écologique et solidaire, par la commission du développement durable, à l’Assemblée Nationale. Elle est  entendue suite à l’incendie de l’usine Lubrizol. 

CREATION D’UNE COMMISSION D’ENQUÊTE PARLEMENTAIRE AU SENAT 

CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉFET DE SEINE MARITIME 

A ce jour, “plus de 150 prélèvements ont été réalisés dans des exploitations agricoles”. “Nous n’avons pas encore les premiers résultats. Il y en a aura chaque jour. Il faut rappeler que d’autres départements ont pris des arrêtés similaires à celui du préfet de Seine-Maritime. Ces prélèvements seront analysés par des spécialistes de la gestion du risque. Nous avons besoin d’une expertise de spécialistes :  l’ANSES a été saisie”. 

En tout, ce sont 900 exploitants agricoles qui sont concernés au sein des 112 communes touchées. “Il faut souligner l’impact financier pour les agriculteurs. L’Etat les accompagnera et les équipes du Mnistère travaillent actuelement sur le dispositif d’indemnisation”. 

CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉFET DE SEINE MARITIME 

Concernant les produits : “La totalité des produits est en ligne sur le site de la préfecture. On est allé au bout du détail”, précise le préfet. Concernant les 5253 tonnes de produits brûlés, ils font partie de “ceux autorisés à fabriquer par l’entreprise. Il n’y a pas de surprise”. 

CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉFET DE SEINE-MARITIME 

L’évacuation des sites devrait débuter dans les prochains jours et pour le préfet, “l’entreprise est pleinement responsable et devra assumer ses responsabilité”. Concernant les analyses, il assure que l’Etat rendra compte de tous les prélèvements et résultats. 

Le DG d’Inéris évoque les résultats effectués concernant l’amiante. Pour l’heure, il faut attendre les résultats complémentaires concernant les dioxines. Le directeur de la Dreal indique lui, que Lubrizol a fait des prélèvements à 300m autour du site. Aucune fibre d’amiante n’a été retrouvée. Reste que le préfet a demandé à Lubrizol d’étendre ses prélèvements à 800m autour du site de l’usine. 

ELISABETH BORNE AU SENAT 

La ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne a indiqué que les leçons de l’incident survenu en 2013 à l’usine Lubrizol de Rouen ont été tirées, mais elle a estimé qu’après la “catastrophe” de jeudi dernier, “nous aurons encore à progresser”.

Interrogée au Sénat par Jean-François Husson (LR, Maurthe-et-Moselle) sur les leçons de l’incident de 2013, Mme Borne a assuré “qu’en effet ces leçons ont été tirées”. “À l’époque, les services de secours, les services de l’Etat ne disposaient pas d’une capacité à réaliser des prélèvements et des analyses avec autant de réactivité”, a observé Mme Borne.

“Si nous avons pu disposer de ces informations aussi rapidement, c’est bien parce que nous avons tiré les conséquences de l’incident de 2013”, a-t-elle poursuivi.

CELLULE PSYCHOLOGIQUE

La Préfecture a mis en place un accueil psychologique au centre municipal Charlotte Delbo. Il s’agit d’un “accueil psychologique, sans rendez-vous et gratuit, est ouvert aux personnes qui le souhaitent pour faire face à leurs inquiétudes et à leur stress suite à l’événement”, indique la préfecture. Cette prise en charge sera assurée par des professionnels de santé.

Voici les horaires :

Mercredi 2 octobre 2019 de 14h00 à 16h00

Jeudi 3 octobre 2019 de 10h00 à 16h00

Vendredi 4 octobre 2019 de 10h00 à 16h00

SECURISATION INCENDIE 

Des pompiers sont-ils privés des résultats de leur prise de sang ? Nos explications. 

Incendie de Rouen : des pompiers sont-ils privés des résultats de leur prise de sang ?

Incendie de Rouen : des pompiers sont-ils privés des résultats de leur prise de sang ?

COMMISSION D’ENQUETE AU SENAT

Une mission d’information sur l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen va être créée à l’Assemblée nationale, tandis que la création d’une commission d’enquête transpartisane est “dans les tuyaux” au Sénat. 

“Nous allons prendre nos responsabilités au Sénat et créer une commission d’enquête ou de contrôle commune, qui nous permettra un suivi très strict de cette situation”, a indiqué la sénatrice de Seine-Maritime Catherine Morin-Desailly (Union centriste), lors des questions au gouvernement.

La commission d’enquête sénatoriale devrait être actée formellement “prochainement”, a confirmé à l’AFP le président du groupe LR Bruno Retailleau

EDOUARD PHILIPPE AU SENAT 

Devant le Sénat,  le Premier ministre a reconnu qu’il ne savait “pas tout aujourd’hui”. “Ce que nous savons c’est que les prélèvements dans l’air sont habituels. Aucune fibre amiante détectée”, a expliqué Edouard Philippe. 

Il a assuré qu’il “veillerait à l’exécution des mesures prises pour agriculteurs et à ce que rien ne vienne exonérer la responsabilité de l’industriel”. “Il y a bien un responsable, c’est l’entreprise”, a-t-il dit. 

Ce qu’il faut retenir 

UN NUMERO VERT 

Les riverains de l’usine qui ont des questions sur les conséquences de l’incendie peuvent appeler le 0800 009 785. Le numéro est disponible 7 jours sur 7 de 8h à 20h “jusqu’à la fin de la crise”. 

VENUE DE MACRON

Sans préciser quand, Emmanuel Macron a indiqué qu’il se rendrait à Rouen, ce vendredi alors qu’il était en déplacement dans le centre.

ANALYSES 

Au cours d’une conférence de presse commune avec le Préfet, le DG d’Ineris a reconnu qu’il était possible que l’incendie de l’usine Lubrizol de Rouen ait provoqué l’émission de dioxines, des polluants organiques toxiques persistant dans l’environnement”. Néanmoins, les niveaux mesurés “sous le panache de fumée” de l’incendie sont “relativement faibles” et proches “du bruit de fond”, a-t-il assuré. 

COMMISSIONS PARLEMENTAIRES

Une mission parlementaire sera lancée mardi prochain à l’Assemblée nationale, et permettra de mener des auditions sous serment des dirigeants d’administrations. Le Sénat, lui, formera une commission d’enquête parlementaire.

USINES SEVESO PLUS CONTROLEES 

Le gouvernement va demander aux usines dites “Seveso”, c’est-à-dire potentiellement à risques industriels, des “contrôles de sécurité” supplémentaires.

DEMANDE DE CREATION D’UN BUREAU D’ENQUÊTE ACCIDENT 

La fédération Chimie-Énergie CFDT demande la création d’un Bureau d’enquête accident pour les risques industriels, à la suite de l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen, dans un communiqué mercredi.

“Pour la FCE-CFDT, il est urgent de prendre des mesures à la hauteur des enjeux de sécurité et de sûreté de nos installations industrielles classées”, souligne la FCE-CFDT qui “réclame la création d’un Bureau Enquête Accident (BEA) spécifique aux risques industriels majeurs, à l’image de l’aviation civile ou des transports”. 

La CFDT demande aussi “la mise en place d’un suivi médical renforcé pour tous les personnels présents sur le site dans la nuit du 25 au 26 septembre, y compris ceux intervenus depuis le début du sinistre (personnels Lubrizol, entreprises sous-traitantes, services de secours…)”

LETTRE À PHILIPPE

Dans un courrier au Premier ministre, une grosse centaine de maires et élus normands lui demandent “d’engager le gouvernement et l’Etat” pour répondre aux “peurs, angoisses et questionnements” après l’incendie de l’usine Lubrizol. 

“C’est une catastrophe technologique, économique et écologique d’ampleur nationale”, écrivent ces élus, qui enjoignent à ce que soit formulée une réponse  rapide, claire, utile et efficace”, soulignant la nécessité de “viser la nature exacte de ce qui a brûlé, mais aussi la composition des polluants émis dans les airs, les sols,leur quantité, leur dangerosité”.

Et d’exiger également la mise en place d’un registre de suivi médical, en particulier pour les agents des services publics et salariés de Lubrizol directement engagés dans l’extinction de l’incendie”.

NUMERO VERT

Le gouvernement met en place ce mercredi à partir de 15H00 un numéro vert pour répondre aux questions sur les conséquences de l’incendie de l’usine chimique Lubrizol de Rouen, a annoncé sa porte-parole Sibeth Ndiaye.

Le numéro 0800 009 785 est disponible 7 jours sur 7 de 08H00 à 20H00 “jusqu’à la fin de la crise”, a-t-elle précisé à l’issue du conseil des ministres.

L’APPEL DES ELUS

Plus de cent maires et élus de Rouen et de Seine-Maritime ont interpellé mercredi dans une lettre le Premier ministre. “La catastrophe Lubrizol n’est pas un incident local. C’est une catastrophe technologique, économique et écologique d’ampleur nationale, qui doit être traitée comme telle”, écrivent les élus dans ce courrier daté de mercredi.

“Transparence” des informations, mise en place d’un “registre de suivi médical, à court mais aussi à long terme des personnes qui ont inhalé les fumées”, “reconnaissance de l’état de catastrophe technologique” et “réparation rapide des dommages causés à l’environnement” : les élus demandent à Édouard Philippe d’engager le gouvernement et l’État “sur quatre point concrets”.

Parmi les signataires figurent Yvon Robert, maire socialiste et président de la métropole de Rouen, des conseillers municipaux rouennais, des maires et des élus du conseil départemental de Seine-Maritime, et la sénatrice socialiste Nelly Tocqueville.

“25% DE CHIFFRE D’AFFAIRE EN MOINS”

Un maraîcher de la banlieue rouennaise raconte à LCI les conséquences de l’incendie sur son exploitation. 

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REACTION

REACTION

Info tf1/lci

Selon nos informations, la création d’une mission d’information parlementaire a été décidée par la conférence des présidents à l’Assemblée nationale  ce mercredi matin. Et ce, “pour que toutes les sensibilités puissent y participer”, a fait savoir un participant de la conférence à LCI. La mission sera lancée mardi prochain, et permettra de mener des auditions sous serment des dirigeants d’administrations.

GOUVERNEMENT

Sur France Inter, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a défendu la réaction de son ministère. “La première chose que nous avons faite, c’est de vérifier la qualité de l’air et analyser les suies. Nous avons cherché les produits les plus communément trouvés suite à un tel incendie et potentiellement cancérigènes. Nous poursuivons les analyses.”

LES USINES SEVESO SOUS SURVEILLANCE

Le gouvernement va demander aux usines dites “Seveso”, c’est-à-dire potentiellement à risques industriels, des “contrôles de sécurité” supplémentaires après l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen dans lequel plus de 5.000 tonnes de produits chimiques ont brûlé.

“Le gouvernement par le biais du ministère de la Transition écologique va demander dans les heures qui viennent à l’ensemble des dirigeants des sites Seveso d’effectuer des contrôles de sécurité, de manière à nous assurer que l’ensemble des installations sont bien en sécurité”, a déclaré mercredi sur Europe 1 la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye.

REACTION

DÉPÔT DE PLAINTE 

Selon Europe 1, une vingtaine de plaintes de chauffeurs de bus de la TCAR (Transports en commun de l’agglomération rouennaise) vont être déposées dans les tous prochains jours. Sur le moment, “il y a eu 30 arrêts pour accidents de travail, pour environ 220 conducteurs en poste”, a précisé leur avocat. “Et ce nombre de plaintes va évoluer, puisque les dossiers se multiplient sur le bureau des avocats”, précise la radio.

SÉCURITÉ

L’usine avait-elle des failles dans son système de sécurité ? Selon Mediapart, un arrêté préfectoral avait demandé en 2010 à l’industriel de bâtir un mur couvre-feu à un ednroit précis. Mais cet ouvrage n’était toujours pas érigé en 2016, selon le site. Sur France Info, Elisabeth Borne a déclaré qu’elle n’est “pas capable” de dire si le mur était bien présent lors de l’incendie de Lubrizol. Elle rappelle qu’en 2017, ses services avaient mis en demeure l’industriel pour 

REACTION

Sur France Info, la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne, a évoqué la publication des produits contenus sur le site de Lubrizol. Elle assure que le gouvernement a mis une “pression très forte” sur l’industriel pour obtenir les données. “On a cherché les dioxines, on attend encore les résultats. On les aura progressivement d’ici vendredi”, ajoute-t-elle encore.

“Dès qu’on a pu, on a rendu publique cette liste. On est sur un site classé, sur lequel il y a un certain nombre de produits. On a des arrêtés qui autorisent ces sites, où on a tous les produits possibles sur le site avec les quantités maximales. Ces arrêtés ne sont plus publics depuis les attentats pour éviter de mettre sur la place publique les produits qui peuvent être contenus dans ces sites. On a mis une pression très forte sur l’industriel pour avoir cette liste.”

DESTRUCTION DANS L’INCENDIE 

Selon les informations publiées sur le site de la préfecture, 5253 tonnes de produits ont été détruites durant l’incendie. 

Un incendie de grande ampleur s’est déclaré dans la nuit du mercredi 25 au jeudi 26 septembre dans une usine de Rouen, en Seine-Maritime, provoquant un très important panache de fumée noire, lié à la présence “d’hydrocarbures”. Le feu, qui était toujours en cours dans la matinée, a pris vers 2h45 dans un entrepôt de l’usine Lubrizol, située quai de France, qui fabrique et commercialise des additifs qui servent à enrichir les huiles, les carburants ou les peintures industriels. Aucune victime n’a été signalée pour l’heure.

Ce site est classé Seveso seuil haut, c’est-à-dire sous surveillance particulière en raison des matériaux utilisés. Les “premières analyses n’ont pas fait apparaître de toxicité aiguë sur les principales molécules que nous suivons”, a déclaré le préfet de Seine-Maritime, Pierre-André Durand. Une cellule de crise a été mise en place à la préfecture, qui a déclenché des sirènes d’alerte dans plusieurs communes pour prévenir les habitants de l’agglomération rouennaise. “Il est essentiel dans ce cas-là d’informer en direct la population (…) pour éviter tout mouvement de panique”, a indiqué le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, selon qui il n’y a “pas d’élément qui permette de penser qu’il y a un risque lié aux fumées”. 

Pus de 150 pompiers et 60 engins sont actuellement mobilisés pour faire face au sinistre. Un périmètre de 500 mètres autour du site a été évacué, et les quelques habitants de cette zone industrielle sont invités à rester chez eux, a fait savoir le préfet de Seine-Maritime. Plusieurs établissements accueillant du public sont fermés, comme les établissements scolaires (écoles, collèges, lycées) et les crèches à Rouen et dans 11 autres communes avoisinantes. La préfecture a demandé de “limiter les déplacements non indispensables”, ajoutant que les transports en commun fonctionnent normalement.

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