LE POINT DE CETTE PREMIÈRE JOURNÉE DU GRAND DÉBAT

  • Emmanuel Macron a ouvert ce grand débat national, souhaité en décembre dernier, à Grand-Bourgtheroulde, dans l’Eure. Dans la journée, il est allé à Gasny, assister au conseil municipal de la commune et échanger avec des élus locaux. Il a eu une petite phrase qui fait déjà des remous: “Il y a des gens en situation de difficulté que l’on va davantage responsabiliser, parce qu’il y en a qui font bien et il y en a qui déconnent.” 

– Dans le gymnase de la commune, Emmanuel Macron a échangé pendant 6h30 avec les quelques 600 maires normands. Un véritable marathon.

Nombre d’élus ont soulevé des questions à propos de la PMA, de la santé en milieu rural, de l’ISF, notamment. Emmanuel Macron a tâché d’y répondre une à une.

A retenir :

* Pour la première fois, concernant la vitesse limitée à 80km/h sur les routes, le président a convenu que des aménagements étaient envisageables :  “Par le dialogue plus territorial, par les propositions qui seront faites, on pourrait trouver quelque chose de plus pragmatique qui soit mieux accepté et qui aurait les mêmes résultats”

* Si le retour à l’ISF revient régulièrement dans les doléances, le chef d’Etat estime qu'”il ne faut pas raconter des craques : ce n’est pas parce qu’on remettra l’ISF comme il était il y a un an et demi que la situation d’un seul gilet jaune s’améliorera. Ça, c’est de la pipe”, a-t-il lancé. Il reconnait cependant qu’il “doit faire partie de ce débat”, “si des mesures ne sont pas efficaces, elles seront corrigées”.

– En marge de cette rencontre, une centaine de Gilets jaunes s’étaient rassemblés non loin du lieu de rencontre, à une centaine de mètres, sans parvenir à l’atteindre. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène contre eux. Deux hommes ont été interpellés pour rébellion, a expliqué un gendarme à l’AFP. 

>> Notre dossier sur ce “Grand débat national”

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