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“Enc*lé, tu travailles pour les juifs”, lance à trois reprise un homme à un journaliste en marge du cortège de “gilets jaunes” qui remonte la rue Saint-Honoré à Paris.

La préfecture de Paris a annoncé 22 interpellations à Paris vers 16 heures, en marge des manifestations.

Environ 22.000 «gilets jaunes» manifestaient sur toute la France à 14h, pour leur 11e samedi de manifestation successif, selon le ministère de l’Intérieur, contre 27.000 la semaine dernière à la même heure.
À Paris, ils étaient 2500, également à 14h, contre 7000 en début d’après-midi samedi dernier, selon la même source.
Aude Bariéty/LE FIGARO

Notre journaliste sur place fait état de tensions place de la Bastille où trois des quatre cortèges doivent converger. Des individus masqués se servent du mobilier urbain pour constituer des barricades. Les forces de l’ordre réplique aux jets de pierre par des tirs de gaz lacrymogène. Au moins un véhicule lanceur d’eau est également sur place.

Des manifestants se sont invités sur les voies en gare de Rennes, rapporte Ouest-France. La circulation des trains est interrompue.

Un journaliste du Point a de son côté filmé des affrontements entre des groupes d’extrême droite et d’extrême gauche au croisement entre la rue de Bercy et le boulevard Diderot, près de la gare de Lyon. 

Plusieurs milliers de «gilets jaunes» manifestaient samedi dans le calme à Toulouse, une ville en pointe dans la mobilisation depuis le début du mouvement. La manifestation a débuté vers 14h30 dans le centre de la Ville rose.

Samedi 19 janvier, quelque 10.000 personnes avaient défilé, selon les chiffres de la préfecture, un record national. Mais samedi en début d’après-midi, la préfecture a refusé de donner une première estimation.

Le cortège parti de la place de Nation, à Paris, et emmené par Éric Drouet se trouve désormais au niveau de la rue de Rivoli, où la situation se tend. Plusieurs manifestants s’en prennent aux forces de l’ordre.

Place de la Bastille également la situation s’est tendu en milieu d’après-midi :

Pour leur onzième samedi de mobilisation, les «gilets jaunes» ont à nouveau sorti les pancartes. 

À Paris, les premiers slogans capturés par l’AFP sont plutôt politiques : certains appellent au RIC («État d’urgence social, démocratique et climatique RIC RIC», «États généraux citoyens»), d’autres s’agacent de la mise en place du débat national («Mascarade ! Grand débat national manipulation !», «Stop le blabla du grand débat») ou dénoncent les violences policières. Avec, toujours, une hostilité certaine envers le gouvernement («Le pouvoir au peuple», «Le Roi Macron fait son show, nous on lutte»).

Crédits : Christophe ARCHAMBAULT/AFP

Depuis le début du mouvement, nous recensons les slogans des «gilets jaunes». Nos précédents posts sont à retrouver iciiciici ou ici.

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Bordeaux confirme son statut de «bastion des gilets jaunes». Selon France Bleu Gironde, près de 5000 manifestants défilent cet après-midi dans le centre-ville. La mobilisation ne faiblit pas puisque ce chiffre est comparable à celui des week-ends précédents.

La préfecture de Gironde s’est refusée pour la première fois à donner des chiffres de mobilisation.

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La situation dégénère à Évreux (Eure), où plusieurs voitures ont été incendiées en marge de manifestation, selon une journaliste de Paris Normandie. Les forces de l’ordre répliquent avec des tirs de gaz lacrymogène.

Selon BFMTV, les locaux de la police municipale ont été investis par les manifestants vers 13h45.  Dans la matinée, la préfecture avait déjà déploré quelques «moments de tensions».

Le journaliste-documentariste David Dufresne, qui compile les vidéos et récits de violences policières sur son fil Twitter depuis le début du mouvement des «gilets jaunes», s’est associé à des journalistes de Mediapart pour publier un «bilan (provisoire)» des blesssés en manifestations.

Dans ce bilan, le site recense quelque 337 signalements, 1 décès, 152 blessures à la tête, 17 personnes éborgnées, et 4 mains arrachées. Mais aussi 49 «intimidations, insultes, entraves à la liberté de la presse».

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Les journalistes ont également pu classer les signalements en fonction du statut des blessés – manifestants, mineurs et lycéens, passants, journalistes, medics – et des armes utilisées – le LBD 40 étant l’arme la plus signalée, devant la grenade de désencerclement GMD et la grenade GLI F4.

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Ces armes ont été au centre de plusieurs polémiques ces dernières semaines. Le Défenseur des droits avait notamment demandé la suspension de l’utilisation des LBD40 «devant l’évidence de leur dangerosité», le 17 janvier.

Si le gouvernement a pour le moment refusé cette option, Christophe Castaner a annoncé ce mardi que les forces de sécurité seraient équipées de caméras-piétons dès ce samedi. Celles-ci devront être «systématiquement» activées «en conditions normales» mais pas «en cas d’agression». 

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Ce samedi 26 janvier, David Dufresne en était à 360 «signalements» sur son compte Twitter, avec toujours cette même formule : «allo Place Beauvau, c’est pour un signalement».

Des collectifs de «gilets jaunes» venus de toute la France se retrouvent samedi et dimanche à Sorcy-Saint-Martin, près de Commercy (Meuse), pour une «Assemblée des assemblées». Soixante-quinze groupes venus de toute la France, soit «250 à 300 personnes», sont attendus dans la salle des fêtes du village.

L’après-midi sera consacrée à débattre sur les sujets qui traversent les «gilets jaunes» : les revendications, la poursuite du mouvement, sa structuration, la participation ou non au grand débat national et aux élections européennes. Dimanche, les «gilets jaunes» se retrouveront pour des tables-rondes et «un temps de conclusion» sur «l’Assemblée des assemblées, acte I», est-il noté dans le programme.

La ministre des Outre-Maire, Annick Girardin, est descendue à la rencontre de «gilets jaunes» qui passaient devant son ministère, où des dizaines de manifestants étaient rassemblés pour une «Marche solidaire des territoires éloignés». 
La rencontre prévue samedi matin entre des “gilets jaunes” et le maire de Toulouse a finalement été annulée, la mairie ayant refusé que celle-ci soit «filmée en direct», a indiqué le maire LR Jean-Luc Moudenc.
«Un groupe de “gilets jaunes” avait demandé lundi dernier par les réseaux sociaux à me rencontrer, et ce sans poser de conditions. J’avais accepté immédiatement et sans condition», écrit Jean-Luc Moudenc dans un communiqué. «Ces “gilets jaunes” ont ajouté une condition à la rencontre: que celle-ci soit filmée en direct. Ce que nous avons refusé. On nepeut s’écouter et se comprendre, éventuellement aller vers la position de l’autre, lorsqu’on se parle sous l’oeil d’une caméra qui fige souvent les positions», souligne-t-il.
À Bordeaux, où les autorités craignent de débordement, les manifestants sont en train de se rassembler place de la Bourse, selon France Bleu Gironde. 

À Strasbourg, entre 200 et 300 «gilets jaunes» se sont rassemblés devant le Parlement européen avant de prendre la direction du centre-ville.

À Montpellier, une centaine de manifestants se sont rassemblés dès 10 heures, sur la place de la Comédie et environ 50, autour d’un feu, sur le rond-point des Près-d’Arènes, occupé depuis le 17 novembre.

Plusieurs centaines de manifestants se sont également donnés rendez-vous en fin de matinée à Romorantin (Loir-et-Cher).

En Normandie, à Évreux (Eure), des «gilets jaunes» se sont aussi rassemblés dès 10 heures, avec quelques «moments de tensions», selon la préfecture.

Des «gilets jaunes» se sont également rassemblées à la mi-journée sur le cours de Vincennes. Le cortège, composé de près de 500 personnes selon l’AFP, a débuté peu avant 13 heures et doit rallier la place de la Bastille vers 17 heures, en passant par République. 

Sur place, Éric Drouet, a déclaré aux journalistes: «On sait qu’ils (le gouvernement, NDLR) veulent pas nous écouter et qu’ils font le grand débat pour gagner du temps». Il explique aussi avoir demandé, avec d’autres, à Ingrid Levavasseur de retirer «gilets jaunes» du nom de son mouvement.

Aujourd’hui, il faudra aussi compter sur la harangue numérique d’Éric Drouet, l’un des «porte-parole» autoproclamés du mouvement et agitateur de la branche plus radicale, qui entend innover avec une «nuit jaune». 

Fort de plus de 7000 internautes «intéressés», il espère bien en «mettre un bon coup», samedi soir, place de la République. Ceux qui s’en réclament prônent un moment «sans violence», avec des débats et des échanges. Mais d’expérience, la Place Beauvau sait que la plupart des nocturnes organisées jusqu’à présent en France, dans le cadre de ce mouvement, ont mal tourné. Que ce soit à Toulouse, Tarbes ou Pau.

» LIRE AUSSI – «Gilets jaunes» et «foulards rouges»: un week-end décisif pour l’exécutif

«La nuit favorise les excès car elle garantit l’anonymat pour les trublions», résume un chef d’unité des CRS, mobilisé depuis le 17 novembre sur ce conflit social d’un nouveau genre, puisque largement fondé sur des manifestations non déclarées en préfecture et sans itinéraire bien établi.

Voici quelques articles publiés ces derniers jours à propos du mouvement mais aussi du Grand débat initié par le gouvernement : 

» Pourquoi les «gilets jaunes» ne parlent pas d’emploi
» À Pau, François Bayrou s’implique dans le Grand débat national
» Les 7 propositions du «grand débat» entre Schiappa et Hanouna
» «Gilets jaunes» et «foulards rouges»: un week-end décisif pour l’exécutif
» «Gilets jaunes»: radiographie sociologique et culturelle d’un mouvement 

En dehors de Paris, d’ambitieux projets de chaînes humaines ont également fleuri sur Facebook. Plusieurs marches nocturnes, dont l’une s’est déroulée à Dunkerque (Nord) vendredi, sont également prévues en province, comme à Montpellier ou Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques). Les autorités redoutent également des débordements à Bordeaux et Toulouse, places fortes de la mobilisation, après de spectaculaires violences ces dernières semaines.
Pour la première fois samedi, les forces de l’ordre dotées du controversé lanceur de balles de défense (LBD), seront équipées de caméras-piétons, a décidé le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, promettant plus de «transparence» dans l’usage de cette arme non-létale accusée d’avoir éborgné plusieurs manifestants. La justice française a refusé vendredi de suspendre son usage malgré les craintes de certains syndicats et d’organisations de défense des droits de l’homme de voir de nouveaux blessés voire des morts parmi les manifestants.

» LIRE AUSSI – Controverse sur l’usage des lanceurs de balle de défense

À Paris, les manifestants seront dispersés entre quatre défilés déclarés, dont trois rejoindront la place de la Bastille, dans le centre de la capitale. Samedi matin, plusieurs centaines de «gilets jaunes» étaient rassemblés sur la célèbre avenue des Champs-Élysées.

Le collectif «La France en colère» de Priscillia Ludosky, lui, organise également une “marche solidaire aux gilets jaunes des Territoires éloignés” samedi après-midi, entre le ministère des Outre-mer et le siège parisien de Facebook.

Les «gilets jaunes» sont ensuite appelés à participer de 17 heures à 22 heures à une «nuit jaune», elle aussi déclarée, sur la place de la République, un lieu qui avait accueilli plusieurs semaines de rassemblements citoyens, intitulés Nuit debout en 2016.

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Nous suivrons dans ce live texte le onzième samedi de manifestations du mouvement des «gilets jaunes». À nouveau, de nombreuses mobilisations sont annoncées à travers le pays. Pour rappel, ils étaient au moins 84.000 samedi dernier, selon les autorités.

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