EN DIRECT – Explosions à Beyrouth : 16 employés du port placés en détention – LCI

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EN DIRECT – Beyrouth : une diplomate libanaise démissionne et dénonce “l’incurie” des autorités | LCI































International

CATASTROPHE – La ville de Beyrouth est dévastée après la double explosion survenue mardi, qui a causé au moins 149 décès – dont un architecte français. Le peuple libanais crie sa colère, tandis qu’Emmanuel Macron a appelé au “changement”. Suivez les dernières informations.

L’AMBASSADRICE DU LIBAN EN JORDANIE DÉMISSIONNE

L’ambassadrice du Liban en Jordanie a annoncé jeudi sa démission après l’explosion cataclysmique qui a ravagé Beyrouth, dénonçant “l’incurie” des autorités de son pays et appelant à un changement de leadership.

Il s’agit de la seconde démission d’un officiel libanais de haut rang depuis la double explosion de mardi, qui a fait près de 150 morts, plus de 5.000 blessés et détruit des quartiers entiers de la capitale.

Le député Marwan Hamadeh avait démissioné mercredi suite au drame, qui s’est déclenché lorsqu’un incendie a fait exploser 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium stocké avec négligence sur le port de Beyrouth.

LES DERNIÈRES INFOS

Ce que l’on sait : Deux explosions dans le port de Beyrouth ont ravagé la capitale libanaise mardi en fin d’après-midi, provoquant la mort d’au moins 149 personnes, dont un architecte franco-libanais, selon un bilan encore provisoire. Des milliers de blessés – parmi lesquels au moins 40 Français – et près de 300.000 Libanais sans logement sont également à déplorer.

La France en soutien : Premier chef d’Etat à se rendre sur place, Emmanuel Macron a assuré que la France “ne lâcherait pas” les Libanais et a promis d'”organiser” l’aide internationale, tout en invitant les dirigeants au “changement”

Les témoignages : “Ce que nous avons ressenti est affreux”, témoignent les Libanais présents au moment des faits. “Nous avons ressenti comme un violent tremblement de terre, suivi d’une explosion. Ensuite, une deuxième explosion s’est produite, beaucoup plus intense. Cela nous a fait penser à une bombe atomique.”

L’enquête : La double explosion aurait, selon les autorités, été causée par du nitrate d’ammonium. Pas moins de 2.750 tonnes étaient stockées sur le port de Beyrouth depuis 6 ans. 

Les dégâts : Selon le gouverneur de Beyrouth, Marwan Abboud, “les dommages peuvent s’élever à entre trois et cinq milliards de dollars”. Il estime que “près de la moitié de la ville est détruite ou endommagée”.

SOUTIEN

Le Maroc a annoncé jeudi l’envoi d’une aide d’urgence au Liban et le déploiement d’un hôpital de campagne à Beyrouth, après les violentes explosions qui ont fait au moins 137 morts et 5.000 blessés.

Le roi Mohammed VI a “donné ses instructions pour l’envoi d’une aide médicale et humanitaire d’urgence”, selon l’agence marocaine de presse MAP.

LA VISITE DE MACRON “ACCROÎT LE PRESSION SUR LA CLASSE POLITIQUE” LIBANAISE

“Emmanuel Macron prend des risques, va sur le terrain, essaie de faire bouger ce système libanais qui accable tout un peuple”, estime Gérard Araud, diplomate français, sur LCI. “Cette visite accroît la pression sur cette classe politique pour sortir de ces petits jeux stériles et essayer de répondre à l’ampleur des défis du peuple libanais. Cette explosion n’est que le dernier épisode d’une série de malheurs qui frappent les Libanais.”

RIPOSTE POLICIÈRE

Les forces de l’ordre libanaises ont utilisé jeudi soir des gaz lacrymogènes pour disperser des dizaines de manifestants très remontés après la gigantesque explosion meurtrière dans le port de Beyrouth cette semaine, devenue le symbole de l’incompétence et de la corruption des autorités.

Beyrouth : une manifestation dans la nuit tourne à l’affrontement

L’AMBASSADRICE DU LIBAN EN JORDANIE DÉMISSIONNE

L’ambassadrice du Liban en Jordanie a annoncé jeudi sa démission après l’explosion cataclysmique qui a ravagé Beyrouth, dénonçant “l’incurie” des autorités de son pays et appelant à un changement de leadership.

Il s’agit de la seconde démission d’un officiel libanais de haut rang depuis la double explosion de mardi, qui a fait près de 150 morts, plus de 5.000 blessés et détruit des quartiers entiers de la capitale.

Le député Marwan Hamadeh avait démissioné mercredi suite au drame, qui s’est déclenché lorsqu’un incendie a fait exploser 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium stocké avec négligence sur le port de Beyrouth.

“LA RÉACTION DES LIBANAIS NE CORRESPOND PAS À UNE RÉVOLTE CONTRE UNE INGÉRENCE ÉTRANGÈRE”

Le président de la République Emmanuel Macron fait-il preuve d’ingérence au Liban ? “Il faut voir la réaction des Libanais”, répond Gérard Araud, diplomate français, sur LCI. “Elle ne semble pas correspondre à un mouvement de révolte contre une ingérence étrangère. Le système politique libanais est totalement bloqué, le pays est dans une crise profonde, avant même cet accident épouvantable. L’aide internationale est prête, mais la communauté internationale l’a dit : elle ne sera transférée que si le Liban procède à un ensemble de réformes de son système financier et de nature politique.”

RISQUE DE PÉNURIE

Les deux explosions ayant ravagé le port et la ville de Beyrouth sont une catastrophe à court comme à long terme : la destruction des infrastructures portuaires, par lesquelles transitaient 60% des importations du pays, font craindre un manque de nourriture, à commencer par une pénurie de blé.

Explosions à Beyrouth : les habitants confrontés au risque de pénurie

LES SECOURISTES FRANÇAIS A LA RECHERCHE DE SURVIVANTS

Cinquante-cinq militaires de la Sécurité civile française viennent en aide aux secouristes libanais à la recherche des survivants.

Explosions à Beyrouth : des secouristes français à la recherche des disparus

MANIFESTATIONS

Les forces de l’ordre libanaises ont utilisé jeudi soir des gaz lacrymogènes pour disperser des dizaines de manifestants. Les manifestants ont vandalisé des magasins et jeté des pierres sur les policiers dans le quartier du parlement, selon l’Agence nationale de l’information.

Des manifestants ont été blessés lors de la riposte policière, a précisé l’agence officielle.

Ces incidents surviennent à l’avant-veille d’une grande manifestation anti-gouvernementale, prévue samedi dans ce pays en proie à une crise économique inédite.

TENSIONS

Seon le quotidien L’Orient-Le Jour, des manifestations se déroulant ce jeudi soir dans le centre de Beyrouth ont dégénéré. “Des dizaines de manifestants ont été dispersés à coups de gaz lacrymogène par les forces de l’ordre”, précise sur son site le média.

NOUVEAU BILAN

 L’énorme déflagration a fait au moins 149 morts et 5.000 blessés, sans oublier les dizaines de disparus et les centaines de milliers de sans-abri.

ENQUÊTE

Les autorités portuaires du Mozambique ont officiellement nié jeudi avoir eu connaissance du navire et de sa cargaison de nitrate d’ammonium qui a explosé à Beyrouth, dont des sources libanaises assurent qu’il était en route pour le Mozambique mais avait interrompu son voyage au Liban.

ITALIE

L’Italie dans les pas de la France. Roe est favorable à “une réponse internationale” après l’explosion meurtrière qui a dévasté des quartiers entiers de Beyrouth, a déclaré jeudi soir le ministre des Affaires étrangères Luigi Di Maio dans un entretien avec l’AFP à Rome.

“Il y aura certainement une réponse internationale et je suis heureux que des pays comme la France soient en première ligne pour aider le Liban”, a affirmé le ministre italien au moment même le président français Emmanuel Macron, en déplacement à Beyrouth, annonçait la tenue d’une conférence d’aide internationale pour le Liban “dans les tout prochains jours”.

PREMIÈRES DÉTENTIONS

Les fonctionnaires du port de Beyrouth placés en détention dans le cadre de l’enquête sur l’explosion meurtrière sont des “responsables du conseil d’administration du port de Beyrouth et de l’administration des douanes, et des responsables des travaux d’entretien et des (ouvriers) ayant effectué des travaux dans le hangar numéro 12”, où étaient stockées les tonnes de nitrate d’ammonium, a précisé le procureur militaire Fadi Akiki dans un communiqué.

PREMIÈRES DÉTENTIONS

Suite à l’explosion d’un hangar de la zone portuaire de Beyrouth contenant 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium, 16 fonctionnaires du port sont actuellement en détention, indique le procureur militaire. L’absence de mesures de sécurité est notamment pointée du doigt. 

MACRON AU LIBAN 

Le président français a été vivement interpellé par les très nombreux libanais rassemblés lors de son passage parmi les bâtiments détruits.

“Aidez-nous ! Révolution !” : à Beyrouth, Macron interpellé par des Libanais à bout de nerfs

ELYSÉE

“Le Liban a les capacités d’un rebond”, réitère Emmanuel Macron sur Twitter.

ENQUÊTE

La police chypriote a indiqué jeudi avoir interrogé un Russe après la publication d’informations liant cet individu au bateau qui avait transporté les 2.750 tonnes de nitrates d’ammonium dont l’explosion a dévasté Beyrouth.

“Les autorités libanaises nous ont demandé de localiser cet individu et de lui poser des questions, ce que nous avons fait”, a indiqué un porte-parole de la police chypriote à l’AFP.  “Ses réponses ont été envoyées au Liban”, a-t-il ajouté, précisant que cet homme, Igor Gretchouchkine, n’avait pas été arrêté mais seulement interrogé sur la cargaison du navire à la demande du bureau d’Interpol au Liban.

SOUTIEN

L’armée américaine a annoncé jeudi l’envoi de trois cargaisons d’eau, de nourriture et de médicaments au Liban, deux jours après les violentes explosions qui ont dévasté Beyrouth et privé de toit des centaines de milliers de personnes.

POINT PRESSE

Emmanuel Macron réclame une enquête internationale suite à l’explosion. Il a également annoncé l’arrivée au Liban jeudi prochain du porte-hélicoptères amphibie Tonnerre qui amènera médicaments, soignants et matériel.

Le porte-hélicoptères Tonnerre, long de 200 mètres, contient 69 lits d’hôpital avec extension possible et deux blocs opératoires et peut convoyer jusqu’à 900 soldats, selon le ministère de la Défense.

LIBAN

Au surlendemain de la double explosion de Beyrouth, plusieurs Français figurent parmi les victimes, a indiqué le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne. Un bilan provisoire fait état jeudi d’au moins 137 morts et de 5.000 blessés.

Explosions à Beyrouth : au moins 40 Français blessés

POINT PRESSE

Emmanuel Macron sur le Hezbollah : “Je n’ai aucune naïveté. Je regarde les forces politiques telles qu’elles se sont organisées et comment votre système politique est organisé. Ils sont là. Mais derrière eux il y a des libanais et des libanaises. La question est : comment on rebâti une unité ? Comment on retrouve une souveraineté libanaise ? Notre rôle est d’essayer d’aider.”

POINT PRESSE

Emmanuel Macron sur d’éventuelles sanctions envers les dirigeants libanais : “Je n’exclut rien, mais je pense qu’il faut mener les choses dans le bon ordre. Force est de constater que les réformes auxquelles s’était engagé le Liban n’ont pas été tenues. (…) L’expérience récente nous a montré que les sanctions ne sont pas forcément ce qu’il y a de plus efficace. Mais je n’exclut rien pour la suite.” 

POINT PRESSE

Emmanuel Macron : “Je demande aux responsables libanais des engagements forts sur l’Etat de droit, la transparence, la liberté, la démocratie et les réformes indispensables. Je les en crois capable. Je reviendrai le 1er septembre prochain.”

“N’oubliez jamais quelque soit les difficultés du quotidien qu’il y a un peuple européen, le peuple français, dont le coeur bat un peu au rythme de Beyrouth.”

“Chaque fois que vous douterez, dites-vous que nous serons là.” En conclusion de son discours, le chef de l’Etat a prononcé – en arabe – “Liban, je t’aime”.

 POINT PRESSE

Emmanuel Macron : “Il y avait, ce matin, dans la colère de la jeunesse et de la rue, les ingrédients d’un formidable espoir. Je veux ici dire à tous les Libanaises et tous les Libanais, et particulièrement les plus jeunes, que nous serons là au-delà de l’aide d’urgence que je viens d’évoquer.”

POINT PRESSE

Emmanuel Macron annonce une conférence internationale de soutien et d’appui à Beyrouth et à la population libanaise pour mobiliser les financements internationaux. “Dans les tout prochains jours, nous organiserons une conférence internationale de soutien et d’appui à Beyrouth et à la population libanaise” afin de mobiliser “des financements internationaux, des Européens, des Américains, tous les pays de la région et au delà, afin de fournir des médicaments, des soins, de la nourriture”.

“Nous serons là dans la durée aux côtés de ceux qui aident, sauvent. (…) Il y aura un avant et un après 4 août 2020.”

POINT PRESSE

Emmanuel Macron poursuit sa prise de parole : “Nos destins sont noués. (…) Nos destins sont liés indéfectiblement par les liens du temps, de l’esprit, de l’âme, de la culture, du rêve, en ce jour de deuil, à Beyrouth mille fois morte, mille fois revécue. […] C’est aussi le cœur de la France qui est frappé.”

 “La France entière au Liban qu’elle est à ses côtés.  (…) Je veux adresser ici toutes mes condoléances aux familles qui ont été touchées. Il y a au moins une cinquantaine de Français qui ont été touchés.

POINT PRESSE

Emmanuel Macron prend la parole depuis Beyrouth. “Après avoir vu, entendu et écouté aujourd’hui les regards et les voix de nos frères libanais, [je veux] vous dire combien je ressens une infinie tristesse, une profonde solidarité et partage la saine colère que nous avons vue s’exprimer aujourd’hui.”

“Il n’y a qu’une évidence : être présent et aider. C’est ce que nous avons fait dès les premières heures.”

POLÉMIQUE

Les propos tenus par Emmanuel Macron sur le sol libanais passent mal auprès d’une partie de la classe politique française. “Je mets en garde contre une ingérence dans la vie politique du Liban. Elle ne sera pas acceptée. Le Liban n’est pas un protectorat français”, a notamment écrit sur Twitter Jean-Luc Mélenchon. 

Des propos qui ont aussi fait grincer des dents Julien Bayou, secrétaire national d’EELV, sur Twitter: “Fin du protectorat français du Liban, 1941. Indépendance, 1944. La solidarité avec le #Liban doit être inconditionnelle”.

Au Rassemblement national, le vice-président Jordan Bardella a écrit sur le même réseau: “Le soutien de la France au peuple libanais dans cette tragédie ne se discute pas. En revanche, le one man show arrogant et moralisateur auquel s’est livré Emmanuel Macron, aujourd’hui à Beyrouth, est indécent”.

CONSÉQUENCES

Les deux explosions ayant ravagé le port et la ville de Beyrouth sont une catastrophe à court comme à long terme : la destruction des infrastructures portuaires, par lesquelles transitaient 60% des importations du pays, font craindre un manque de nourriture, à commencer par une pénurie de blé.

Beyrouth : avec le port détruit, la peur d’une grande pénurie au Liban

RÉACTION

Après la “terrible tragédie” du port de Beyrouth, le Fonds monétaire international (FMI) a appelé jeudi le Liban à “sortir de l’impasse” sur les réformes réclamées par la communauté internationale et qui peinent à se concrétiser dans un pays en plein naufrage économique.

“Le FMI explore toutes les voies possibles pour soutenir le peuple libanais. Il est essentiel de sortir de l’impasse dans les discussions sur les réformes essentielles, et mettre en place un programme significatif pour redresser l’économie”, a estimé dans un communiqué la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva.

CRISE HUMANITAIRE

Médecins sans frontières craint une crise humanitaire au Liban comparable à celles connues pendant la guerre civile (1975-1990), a fait savoir ce jeudi à l’AFP son président, le Franco-libanais Mego Terzian.

“Nous avons déjà vécu pendant la guerre libanaise des périodes difficiles et similaires avec, je me souviens, des bombardements sur des entrepôts de pétrole qui se trouvent pas loin du port. C’étaient les même scènes, la ville était complètement sinistrée, les gens circulaient dans les rues, blessés, désespérés, sans savoir où aller. 

Info tf1/lci

ENQUÊTE

Selon nos informations, des enquêteurs de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) et des personnels de la police scientifique vont s’envoler ce soir pour le Liban.

TENSIONS

Dans les rues de Beyrouth, la ministre de la Justice libanaise Marie-Claude Najm a été prise à partie par des manifestants en colère au cri de “démission”, selon ces images d’un reporter de Sky News Arabia.

SECOURS FRANÇAIS

L’Elysée a mis en ligne des images de l’intervention des secours français dans les décombres et la visite sur place d’Emmanuel Macron.

AMBIANCE

Au sein de la population, la colère prend le dessus deux jours après le drame, comme nous l’explique notre envoyée spéciale sur place.

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SOUTIEN

Des membres de l’ONG Pompiers de l’urgence internationale sont partis à Beyrouth ce jeudi matin pour prêter main-forte aux secours déjà sur place. Une mission à laquelle ils se préparaient mercredi soir à Limoges.

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E. MACRON AU LIBAN

Le chef de l’Etat a souhaité, lors d’un point de presse, “que les enquêtes puissent se faire au plus vite dans un cadre parfaitement indépendant et transparent pour expliquer, rendre compte de ce qui s’est passé, des causes” des explosions sur le port de Beyrouth.

“Mais, au-delà de l’explosion, et on a bien senti ce matin dans la colère qu’il y a dans la rue, il y a aujourd’hui une crise politique, morale, économique et financière qui dure depuis plusieurs mois, plusieurs années et celle-ci implique des initiatives politiques fortes”, a-t-il ajouté.

SOLIDARITÉ

Face à la catastrophe, les 6 ONG membres de l’Alliance Urgences (Action Contre la Faim, CARE France, Handicap International, Médecins du Monde, Plan International et Solidarités International) se mobilisent et lancent un appel aux dons pour venir en aide aux victimes. 

Un site (allianceurgences.org) et un numéro ont été mis en place (01 70 84 70 92).

SOLIDARITÉ

Deux jours après le drame, de nombreux habitants se sont retroussés les manches et participent aux opérations de secours.

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Urgent

E. MACRON AU LIBAN

Interpellé dans la rue par des Libanais en colère, Emmanuel Macron a promis jeudi à Beyrouth qu’il reviendrait le 1er septembre vérifier que l’aide proposée par la France est bien distribuée.

Tout sera fait pour que l’aide “n’aille pas dans les mains de la corruption”, a-t-il promis en s’adressant aux habitants du quartier de Gemmayze, l’un des quartiers ravagés par les explosions de mardi.

E. MACRON AU LIBAN

Le président de la République vient de prendre la parole : “Je souhaite que les enquêtes puissent se faire dans un cadre indépendant et transparent. Mais au-delà de l’explosion, il y a aujourd’hui une crise politique, morale, économique et financière qui dure depuis plusieurs années. Elle implique que des initiatives politiques fortes soient prises pour lutter contre la corruption, pour imposer la transparence, pour mener les réformes que nous connaissons et qui ont été portées depuis deux ans dans le cadre du programme CEDRE”. Le chef de l’Etat français rappelle “aux dirigeants en place”, “au peuple souverain” de “mettre en oeuvre ses décisions”.

DÉCLARATION

Le président français a annoncé jeudi 6 août à son arrivée dans la capitale libanaise qu’il voulait “organiser l’aide internationale” après les explosions meurtrières de l’avant-veille, appelant dans le même temps les dirigeants du pays à des réformes sans plus tarder.

“On ne vous lâchera pas” : à Beyrouth, Emmanuel Macron veut “organiser l’aide internationale”

LES APPELS AUX DONS SE MULTIPLIENT EN FRANCE

L’Agence française de développement (AFD) a annoncé jeudi qu’elle s’engageait à doubler les dons à la Fondation de France pour aider les habitants de Beyrouth, après les violentes explosions qui ont fait au moins 137 morts et 5.000 blessés.

“Chaque don versé à la Fondation de France pour Solidarité Liban sera doublé par l’AFD. L’objectif : augmenter l’impact de la générosité des donateurs au travers d’actions utiles et efficaces sur place”, dans la limite d’un million d’euros, précise un communiqué commun.

BON ESPOIR DE RETROUVER DES SURVIVANTS

Un colonel de la sécurité civile française, engagé dans les recherches de disparus au port de Beyrouth, a estimé jeudi qu’il y avait de “bons espoirs” de retrouver “des personnes vivantes”, après les explosions meurtrières qui ont secoué le secteur.

“On recherche sept ou huit personnels disparus, qui seraient coincés dans une salle de commande enterrée par l’explosion”, a indiqué le colonel Vincent Teissier, interrogé par le président Emmanuel Macron lors de sa visite au port de Beyrouth. “On pense qu’il y a de bons espoirs de retrouver (…) des personnes vivantes”, a-t-il dit.

L’UE DÉBLOQUE 33 MILLIONS D’EUROS

L’Union européenne a annoncé jeudi avoir débloqué 33 million d’euros pour financer une première aide d’urgence en faveur du Liban et mobilisé des moyens matériels, dont un navire hôpital italien, pour aider les secours à Beyrouth, dévastée mardi par deux explosions.

Une conférence de donateurs est par ailleurs envisagée pour mobiliser des financements supplémentaires destinés à la reconstruction après une évaluation des besoins, a-t-on indiqué de source européenne.

Le déblocage des 33 millions doit permettre de couvrir les besoins immédiats des services de secours et des hôpitaux de la capitale, a précisé la Commission européenne.

LA FOULE EN APPELLE A MACRON

Des Libanais massés pendant la tournée du président français Emmanuel Macron dans un quartier sinistré de Beyrouth ont conspué jeudi le chef de l’Etat Michel Aoun, demandant l’aide de la France pour évincer les dirigeants au pouvoir, selon une journaliste de l’AFP sur place.

“Aidez-nous! Révolution!”, a crié la foule en colère, s’en prenant au président Aoun et répétant “le peuple veut la chute du régime”, alors que le M. Macron effectuait une tournée dans le quartier chrétien de Gemmayzé, dévasté par les explosions survenues mardi au port de Beyrouth, faisant  plus de 137 morts.

“NOUVEAU PACTE” POLITIQUE

S’offrant un bain de foule dans un quartier dévasté de Beyrouth, le président français, Emmanuel Macron, a assuré jeudi qu’il allait proposer un “nouveau pacte” politique aux responsables du Liban, où la colère populaire gronde contre les autorités après le drame meurtrier du port.

“Je suis là aussi pour lancer une nouvelle initiative politique. C’est ce que je vais exprimer cet après-midi aux dirigeants et forces politiques libanaises”, a lancé M. Macron à une foule qui scandait “le peuple veut la chute du régime”. Le président français va demander aux responsables “de procéder à des réformes (…) de changer le système, d’arrêter la division du Liban, de lutter contre la corruption”.

VICTIMES FRANÇAISES 

Au moins 40 Français ont été blessés dans la double explosion au port de Beyrouth, selon un nouveau bilan provisoire communiqué jeudi par le parquet de Paris, qui a élargi son enquête après le décès d’un ressortissant français.

Un précédent décompte du gouvernement faisait état de 24 Français blessés, dont trois dans un état grave. La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, avait aussi annoncé qu’un architecte français, Jean-Marc Bonfils, était décédé dans les explosions qui ont dévasté la capitale libanaise mardi. 

SAISISSANT

D’innombrables vidéos partagées sur les réseaux sociaux sont venues témoigner de la puissance des déflagrations et de l’effroi qui s’est emparé de Beyrouth, mardi 4 août. Devenue virale, l’une d’entre elles montre une traditionnelle séance photo de mariage violemment interrompue par l’effet de “blast”.

VIDÉO – Beyrouth : en plein shooting, une future mariée soufflée par l’explosion

BILAN

Vingt-quatre de nos compatriotes figurent parmi les blessés, a indiqué le gouvernement ce jeudi matin. 

Explosions à Beyrouth : au moins 40 Français blessés

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