EN DIRECT – Élections régionales et départementales : une abstention record estimée entre 66,1 et 68,6% – Le Figaro

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Alors que les bureaux de vote réunionnais ont fermé leurs portes à 18 heures, la société SAGIS a révélé ses estimations concernant les résultats. Didier Robert (divers droite), président de région sortant, est donné en tête avec 31,21% des voix. Vient ensuite Huguette Bello, maire de Saint-Paul et candidate du parti “Pour La Réunion” (PLR) avec 21,10% des voix. Ericka Bareigts, ancienne ministre socialiste, est donnée troisième avec 18,30% des voix. 

Les élections régionales réunionnaises sont cependant marquées par une forte abstention: selon SAGIS, le taux de participation s’élève à 34,80%, soit dix points de moins qu’en 2015.

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Les électeurs guyanais sont aussi appelés aux urnes, pour élire les conseillers territoriaux. Le président sortant, Rodolphe Alexandre (Guyane Rassemblement), qui avait soutenu Emmanuel Macron en 2017, se représente. A midi, le taux de participation était de 12,91%, un peu en deçà du chiffre de 2015 à la même heure (14,07%). L’élection se déroule dans un contexte de confinement, mais les restrictions ont été allégées ce dimanche.
De 19 heures à 22 heures, pour être sûr de ne rien manquer, suivez la soirée électorale de ce premier tour des régionales et départementales en direct sur Figaro Live. Vincent Roux recevra en plateau Emmanuel Riviere de Kantar, Yves Thréard et Guillaume Roquette, respectivement directeur-adjoint de la rédaction et éditorialiste au Figaro.
A partir de 20 heures, nous dévoilerons tous les résultats des régionales et des départementales. Charlotte Barrillon Dennebouy sera aussi en direct de la newsroom du Figaro. Elle interviewera plusieurs figures de la rédaction (Frédéric Picard, Guillaume Tabard, Jim Jarrassé, Vincent Trémolet et Alexis Brezet). Figaro Live diffusera les déclarations des différentes têtes de liste et chefs de partis.

Régionales et départementales 2021 : vivez en direct la soirée électorale

Au fil d’une journée marquée par une abstention massive, la Corse affiche le taux de participation le plus important: celui-ci s’établissait à 47,31% à 17 heures. Viennent ensuite l’Occitanie (31,71%), Provence-Alpes-Côte-d’Azur (30,64%), la Bretagne (28,79%) et la Bourgogne-Franche-Comté (28,41%). 

Les élections territoriales qui se tiennent en Corse doivent permettre d’élire 11 conseillers exécutifs et leur président, qui vont cumuler les compétences de la région et du département. Gilles Simeoni, président sortant de l’exécutif corse et autonomiste, est le favori de ce scrutin.

De notre envoyée spéciale à Marseille, Coline Renault

Des dysfonctionnements dans les bureaux de vote ont été constatés, notamment à Marseille. Plusieurs d’entre eux n’étaient pas ouverts à 8 heures. Au lycée Perier, dans le 8e arrondissement de Marseille, c’était le cas du bureau 802. Il manquait un assesseur. La présidente n’a pas souhaité s’exprimer. Le bureau n’a pu ouvrir qu’à 8h40 après l’arrivée d’un assesseur selon un agent de sécurité, « mais personne n’a trop ronchonné. Les gens ont dit on va faire une course et on reviendra. Ils ont plutôt râlé pour les deux étages à monter pour aller voter », sourit-il. Le 801 juste à côté a pu ouvrir a l’heure.
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Du retard, il y en a aussi eu dans les bureaux 831 et 832, qui ont respectivement ouvert à 8h08 et 8h18. Il y avait suffisamment d’assesseurs pour les élections départementales mais pas pour les régionales. La présidence du bureau de vote a donc choisi de les répartir pour ouvrir au plus vite. «C’est la troisième fois que je suis assesseuse et c’est la première que j’assiste à ça. Aux municipales l’année dernière, on était même trop. On n’a pas arrêté de la journée», confie l’une d’entre elles, pas plus perturbée que ça.

Mais ce ne sont pas les seuls problèmes : en arrivant, personne n’avait la clé pour ouvrir le local qui contenait les enveloppes et les bulletins de vote. «Je suis arrivé à 7h15, on a ouvert 1h après, on a cherché partout quelqu’un qui avait la clé», explique un assesseur qui revendique 30 ans de participation à la vie politique. « Et il n’y avait même pas les sabots, sans compter qu’on m’a affirmé qu’il manquait les bulletins pour une liste. Je n’ai jamais vu un tel bordel », assène-t-il, consterné, se risquant même a ajouter « on est plusieurs à penser que ce n’est pas un hasard. » Le président du bureau de vote 831 n’a pas souhaité s’exprimer.

Un an après le revers électoral des élections municipales, le Rassemblement national (RN) voit en ce scrutin régional une occasion de renouer avec les succès électoraux au niveau local. C’est également, selon les mots de la tête de liste en Île-de-France Jordan Bardella, «le dernier arrêt au stand avant la présidentielle» qui doit permettre d’asseoir la crédibilité du parti avant le scrutin de 2022. Jusqu’ici, le RN n’a jamais remporté de région. Ce dimanche soir, le parti a les yeux tournés vers la région Sud (Paca), où la liste RN est menée par Thierry Mariani. 

Retrouvez notre article sur le RN qui veut conquérir sa première région.

Combien le Parti socialiste et Les Républicains pourront-ils conserver de régions ? Les deux partis historiques de la gauche et de la droite jouent gros, à un an de la présidentielle. Il s’agit d’absolument conserver leurs bastions régionaux. La gauche en dirige cinq : l’Occitanie, la Nouvelle-Aquitaine, la Bretagne, le Centre Val de Loire, et la Bourgogne-Franche-Comté. Les socialistes voudront aussi arriver en tête de la gauche face aux Insoumis et à EELV.

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Côté LR, la région Sud (Paca), où le sortant Renaud Muselier pourrait être mis en danger par le candidat RN Thierry Mariani, sera au centre de toutes les attentions. Mais les scores de Xavier Bertrand dans le Nord, de Valérie Pécresse en Île-de-France ou encore de Laurent Wauquiez en Rhône-Alpes seront aussi scrutés de près. LR aura également à cœur de conserver la Normandie, le Grand Est et la région Pays de la Loire.

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A midi, la région Île-de-France disposait du taux de participation le plus faible du pays, avec  8,47%. A 17 heures, elle a bien rattrapé son retard avec 21,97%. Pour une raison simple : généralement, dans les grandes villes, les électeurs votent plus tardivement… C’est désormais la région Grand Est qui possède le plus mauvais taux de participation, avec 21,73%.

Au contraire, la Corse conserve son statut de meilleur participant au scrutin avec un score de 47,31%, presque deux fois supérieur à la moyenne nationale (26,72%). L’Occitanie (31,71%) et la Provence-Alpes-Côte d’Azur (30,64%), vers laquelle les regards sont particulièrement tournés, complètent le podium de la participation.

Deux Français sur trois ont choisi dimanche de ne pas se rendre aux urnes lors du premier tour des élections régionales, un record d’abstention pour un vote hors référendum qui atteindrait entre 66,5% et 68,6%, selon les premières estimations des instituts de sondage.

L’abstention s’élèverait à 66,5%, selon un Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France et la Chaîne parlementaire. Elle serait légèrement plus forte à 68% selon Opinionway pour CNews et pour Ifop Fiducial pour TF1/LCI et s’élèverait à 68,5%, selon Elabe pour BFM/RMC. L’institut Harris pour M6 estime la participation à 31,4%.

Cet effondrement de la mobilisation devrait déboucher sur un record d’abstention pour un premier tour des régionales qui avait atteint son plus haut en 2010 avec 53,67%. Le taux de participation était déjà en baisse à la mi-journée avec un taux de participation de 12,22%.

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La machine à couacs ! Toute la matinée a été émaillée par plusieurs incidents à Marseille où une quarantaine de bureaux de vote n’ont pas ouvert à 8h. La mairie a évoqué un «problème rapidement résolu» mais à midi une poignée d’entre eux étaient toujours fermés, suscitant la colère de l’opposition. Ceci suivait la polémique sur les documents de «propagande électorale» qui n’ont pas toujours été distribués avec rigueur. Au Nord, à Cousolre, où a voté le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti, il manquait même jusqu’à midi les bulletins de vote de l’union de la gauche… Rien pour arranger le climat de désintérêt politique pour ces élections régionales et départementales coincées entre l’épidémie de Covid-19 et l’élection présidentielle de 2022. C’est bien sûr à cette aune aussi que l’on observera immanquablement les résultats de ce soir.

Après un début de journée électorale mitigé, sans grande passion – à l’image de la campagne elle-même et du taux d’abstention record à 17 heures (26,72% de participation) – la pression monte dans l’attente des premiers résultats à 20 heures. Une chose est sûre : d’ores et déjà, le grand gagnant sera l’abstention.

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