EN DIRECT – Élections régionales et départementales : 12,22% de participation à midi, contre 16,27% en 2015 – Le Figaro

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Conformément aux prévisions des analystes politiques, l’abstention pourrait être record aujourd’hui. Il y a quelques jours, lors d’une interview sur LCI, François Bayrou, le président du MoDem, avait estimé que les faibles participations profitaient «aux électorats les plus mobilisés, c’est-à-dire habituellement aux extrêmes». L’idée est courante, mais est-ce vrai dans l’histoire électorale ?

» Retrouvez notre vérification sur l’abstention et les extrêmes

A la mi-journée, la participation au premier tour des élections régionales était de 12,22%, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. C’est une forte baisse par rapport à 2015 (16,27%) ou 2010 (16,07%), chiffres qui étaient déjà considérés comme très bas. Il s’agit de l’un des taux d’abstention les plus élevés observés à midi lors d’une élection en France, ce qui pourrait d’ici 20 heures établir un triste record.

» Retrouvez notre article sur l’abstention massive qui pourrait brouiller les résultats

Dans un tweet lapidaire, le patron de la France insoumise et député de Marseille, Jean-Luc Mélenchon, qui a voté ce dimanche dans la cité phocéenne, a dénoncé l’organisation des départementales et des régionales. «Partout le chaos : pas d’envoi postal, ou pas de bulletin de vote, ou pas de liste de procuration, ou pas d’assesseurs. Darmanin bon à rien à part tabasser les fêtes», a-t-il lâché dans une référence à la rave-party qui a été dispersée hier en Ille-et-Vilaine. 

Le groupe d’opposition «Une volonté pour Marseille», dirigé par la présidente LR de la métropole, Martine Vassal, a dénoncé “l’amateurisme de l’exécutif marseillais». «C’est la première fois que des citoyens se déplaçant aux urnes ne peuvent voter à cause de la non-ouverture de leur bureau de vote. Dans le contexte d’abstention que prévoient les analystes politiques, ceci est une atteinte à la démocratie qui ne peut être pris à la légère», écrit le groupe dans un communiqué, qui accuse : «Ceci est au moins une faute grave, au pire, une tentative de tripatouillage électoral».

D’après nos informations, à 10h, sur le canton Marseille-8, cinq bureaux étaient encore fermés. Dans le canton Marseille-6, le bureau 1375 n’est toujours pas ouvert à 11h20. 
Plusieurs figures candidats phares de ces élections ou des ténors de la vie politique françaises ont voté. C’est le cas du premier ministre Jean Castex à Prades dans les Pyrénées-Orientales, ou de la présidente du RN, Marine Le Pen, à Hénin-Beaumont. Laurent Wauquiez, président sortant de la région Auvergne-Rhône-Alpes et candidat à sa réélection, Valérie Pécresse en Île-de-France et Xavier Bertrand dans les Hauts-de-France ont également déposé leurs bulletins de vote.

» Retrouvez notre article sur les enjeux des régionales, par parti et par région

A moins d’un an de la présidentielle, les régionales, couplées aux départementales, préfigurent déjà 2022. C’est une rampe de lancement pour la droite, notamment pour Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, un test de la capacité de la gauche à s’unir, un obstacle à surmonter pour la majorité et un espoir de conquêtes pour le Rassemblement National (RN).

» Retrouvez notre article sur les enjeux de ces élections

Des électeurs marseillais ont bien trouvé porte close ce matin en se rendant aux urnes, plusieurs bureaux de vote n’ayant pas ouvert à 8H00 faute d’assesseurs, un problème «très vite résolu» selon la mairie. «Nous avons été confrontés à un problème de mobilisation des assesseurs, sur 480 bureaux, 40 présidents ne sont pas venus récupérer leur sacoche samedi», a indiqué à l’AFP la direction générale des services de la mairie de Marseille. Au total, selon la mairie, 2% des bureaux de la ville n’ont pas ouvert à 8h.

La mairie a procédé à des réquisitions, parmi des fonctionnaires, mais sur les 40 présidents réquisitionnés, 20 manquaient à l’appel. En milieu de matinée, «seuls dix bureaux sont encore fermés, en cours d’installation», a précisé la mairie, assurant qu’ils seraient tous ouverts «incessamment». Les assesseurs réquisitionnés, a insisté la mairie, «ne sont pas habitués et donc l’ouverture des bureaux est plus lente». Un bug informatique a aussi touché les logiciels électoraux hier. Les services d’accueil téléphonique de la préfecture, selon elle, étaient saturés d’appels dimanche matin.

Les programmes des candidats sont largement passés sous les radars ces dernières semaines, marquées par une campagne parasitée par l’épidémie de Covid-19 et la proximité de la présidentielle. Pour s’y retrouver, les électeurs peuvent accéder aux programmes des candidats en quelques clics, sur une plateforme mise en ligne par le ministère de l’Intérieur. On vous explique la marche à suivre.

» Retrouvez notre article les programmes des candidats

D’après nos informations, à Marseille, une quarantaine de bureaux de vote (sur 481), dont 7 dans les 11e et 12e arrondissements, seraient fermés, soit environ 10% du total. Une électrice qui s’est présentée au bureau n°1340 raconte au Figaro : «Il devait ouvrir à 8h, mais à 8h38, le président du bureau était toujours absent. Il y a toujours personne, c’est inadmissible». Toujours d’après nos informations, dans certains secteurs, la police est en train de se déplacer pour réquisitionner des électeurs et les désigner présidents de bureaux de vote comme le prévoit la loi.
A voté ! Le président sortant de la région PACA, Renaud Muselier, s’est rendu aux urnes ce matin à Marseille. En dépit d’une ouverture de sa liste à certains “marcheurs”, ce qui a créé des remous à droite, le lieutenant du parti LR n’a pas réussi dans les sondages à inverser la dynamique en faveur de l’ex-LR Thierry Mariani, la tête de liste du RN dans la région qui cristallise la difficile position de la droite qui veut conserver son poids régional et exister entre LREM et le RN.

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CLEMENT MAHOUDEAU / AFP

» Retrouvez notre article sur les régionales en Paca : comment Thierry Mariani est en position de force face à Renaud MuselierUne autre figure de ces régionales a voté ce matin. Il s’agit du numéro 2 du RN, Jordan Bardella, tête de liste de son parti en Île-de-France, qui s’est rendu dans un bureau de vote de Seine-Saint-Denis.

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LUCAS BARIOULET / AFP

» Lire notre article sur les régionales en Île-de-France où Valérie Pécresse est en position très favorable

Ce n’est pas une erreur. Si vous allez voter, vous aurez deux bulletins dans les mains – l’un pour les régionales, l’autre pour les départementales – mais pas partout… À Paris ou Lyon, on ne vote que pour la région ; inversement, à Mayotte, que pour les départementales. Entre les deux, certains territoires – la Corse, la Guyane et la Martinique – ont une seule assemblée ad hoc. Pour vous y retrouver, vous pouvez lire ce papier récapitulatif. L’enjeu est important : les nouveaux élus resteront en fonction pendant près de 7 ans, jusqu’en mars 2028 – soit un an de plus que prévu, afin de ne pas interférer avec la présidentielle d’avril et mai 2027.

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LUDOVIC MARIN / AFP

» Retrouvez notre article récapitulatif sur tout ce qu’il faut savoir avant de voter

À Marseille, les bureaux de vote devaient ouvrir à 8 heures ce matin. «Force est malheureusement de constater que nombre d’entre eux n’ont pas pu ouvrir leurs portes à temps dans la cité phocéenne, pour des raisons de personnel ou de matériel», a alerté dans un communiqué Martine Vassal, la présidente LR de la métropole Aix-Marseille-Provence, qui explique que certains candidats ont remonté leurs grandes difficultés à joindre le service des élections de la Ville de Marseille afin de trouver une solution à ce problème.

» Retrouvez notre article sur les régionales en Paca : comment Thierry Mariani est en position de force face à Renaud Muselier

«Alors que les nombreux assesseurs bénévoles font un travail formidable sur le terrain, malgré le contexte compliqué, il est absolument inacceptable de constater cette désorganisation qui aura sans doute un véritable impact sur le libre choix des électeurs et favorisera l’abstention à l’occasion de ce premier tour du scrutin départemental», précise le communiqué.  

À voir aussi – Régionales en Paca: les conclusions d’Yves Thréard

Régionales : tous les enjeux du scrutin par parti et par région
Élections régionales et départementales 2021 : tout ce qu’il faut savoir avant de voter dimanche
• Élections : à quoi servent les régions et les départements ?
Qui sont les 19.084 candidats aux élections régionales ?
• Élections régionales : où trouver les programmes des candidats ?

Et pour aller plus, retrouver notre dossier sur les élections régionales, qui recensent tous nos articles sur le sujet.

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LUDOVIC MARIN / AFP
La gauche avait essuyé un échec aux départementales de mars 2015 : elle détient aujourd’hui une minorité de conseils départementaux (28), quand la droite et ses alliés gouvernent 64 collectivités.

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Retrouvez notre article récapitulatif sur tout ce qu’il faut savoir avant de voter

À la tête de 8 régions sur 17, la droite est sortie renforcée du scrutin régional de décembre 2015, le premier organisé après le redécoupage de la carte de France. La gauche, majoritaire dans 6 collectivités, a perdu d’importantes places fortes, comme l’Île-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Unique président de région Marcheur, le Guadeloupéen Ary Chalus, issu de la gauche, s’est rallié à la majorité présidentielle pendant son mandat.

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Retrouvez notre article récapitulatif sur tout ce qu’il faut savoir avant de voter

Le garde des Sceaux est allé voter à Cousolre dans le département du Nord. C’est la première fois que l’ancien avocat pénaliste est candidat à une élection. Il fait partie des cinq ministres présents sur la liste LREM des Hauts-de-France, où ils affrontent le président sortant de la région, l’ancien LR Xavier Bertrand, mais aussi le porte-parole du RN, Sébastien Chenu.

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Capture d’écran BFMTV

» Retrouvez notre reportage sur la campagne d’Eric Dupond-Moretti : le candidat joue la proximité mais peine à faire bouger les lignesIl fait partie des cinq ministres présents sur la liste LREM des Hauts-de-France, où ils affrontent le président sortant de la région, l’ancien LR Xavier Bertrand, mais aussi le porte-parole du RN, Sébastien Chenu, qui s’apprête lui aussi à voter. Celui qui a pris la succession de Marine Le Pen elle-même pour cette élection s’apprête à voter à Denain. Il patiente… dispositif sanitaire oblige !

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On ne pourra pas tirer tous les portraits… Mais voici ce qu’il faut retenir de ces multiples candidatures alors qu’au total, 155 listes ont été déposées et validées, contre 171 en 2015. Six ans plus tôt, la barre des 20.000 candidats était d’ailleurs franchie : 21.456, pour être exact. La baisse est de l’ordre de 10%. Mais qui sont-ils ? Quel âge ont-ils ? Combien de femmes, notamment parmi les têtes de liste ? Quel profil sociologique ? Quel niveau d’éducation ? Comment les listes se répartissent-elles sur l’échiquier politique ? Vous trouverez toutes les réponses dans notre radiographie réalisée avec l’institut OpinionWay. 

» Retrouvez notre radiographie des 19.084 candidats

Régions, départements et communes ont déploré hier que dans «de nombreuses communes» les documents officiels de propagande électorale (professions de foi des candidats et bulletins de vote) n’aient «pas été distribués aux électeurs» qui votent aujourd’hui. «Malgré les nombreuses alertes» remontées au ministère de l’Intérieur, «la défaillance du service public national des élections est inacceptable et ne peut qu’alimenter l’abstention», préviennent dans un communiqué commun les collectivités (l’Association des maires de France, l’Assemblée des départements de France et Régions de France). Malgré la fin de la campagne, certains candidats n’ont pas hésité à se saisir du sujet hier soir, comme la socialiste Najat Vallaud-Belkacem, candidate en région Auvergne Rhône-Alpes qui parle d’un “empêchement démocratique”.

» Retrouvez notre article sur le sujet

Certes, il en sera peut-être autrement que ce que prévoient les sondages, mais le risque est bien là, celui d’une abstention historique. Selon un sondage Ifop pour LCI publié vendredi, 60 % des électeurs pourraient ne pas se déplacer aux urnes. Il s’agirait d’un record d’abstention pour un premier tour d’élections régionales, largement supérieur aux 50,09 % enregistrés en 2015, et même à l’impressionnant 53,67 % de 2010. Rien à faire, les enjeux régionaux n’ont pas vraiment réussi à s’imposer ces dernières semaines, pris en étau entre le jeu politique national, la pandémie, la délinquance et le risque terroriste. Une telle abstention pourrait rendre difficile la lecture des résultats.

» Retrouvez notre article sur l’abstention massive qui pourrait brouiller les résultats

À voir aussi – Pourquoi les régionales n’intéressent pas grand monde

Ce dimanche, l’enjeu est double. Si on parle des «régionales», les électeurs vont en fait voter à la fois pour leurs conseillers régionaux et leurs conseillers départementaux. Les régions, plus encore que les départements, sont au cœur de la décentralisation depuis les années 1980 et ont progressivement hérité de larges compétences. Mais connaît-on leur rôle ? Emploi, aides sociales, éducation, transport… découvrez qui fait quoi et pour quoi vous allez (peut-être) voter.

» Retrouvez notre article sur le rôle des régions et des départements   

Ça y est, depuis 8 heures du matin les électeurs les plus matinaux peuvent se rendre aux urnes et voter pour leurs conseillers départementaux et régionaux. Dans le respect des gestes barrières, bien sûr ! Certains élus sont au rendez-vous et présentent leurs bureaux sur Twitter.

Bienvenue sur notre Live spécialement consacré à la journée du premier tour des élections régionales 2021. Quel sera le taux d’abstention ? Que disent les derniers sondages ? Quels sont les enjeux, région par région ? Où peut-on s’attendre à des surprises ? Qui sont les candidats à suivre ? Suivez tout au long de ce dimanche 20 juin l’actualité politique de ce premier tour qui se déroule dans un contexte sanitaire particulier tout en étant marqué par sa proximité avec l’élection présidentielle de 2022.

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LUDOVIC MARIN / AFP

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