EN DIRECT – Covid-19 : «Très difficile» d’atteindre l’objectif des 5000 cas par jour au 15 décembre, prévient Jérôme Salomon – Le Figaro

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Une opération de dépistage à grande échelle du Covid-19 sera organisée à Roubaix, comme à Saint-Etienne et au Havre, et «devrait» avoir lieu en janvier, a annoncé lundi la mairie, précisant que la date n’était pas encore arrêtée.

Une réunion est prévue mardi pour commencer à préparer cette campagne, a indiqué une porte-parole de cette commune de 97.000 habitants de la métropole lilloise, sans plus de détails à ce stade.

Le gouvernement avait annoncé début décembre que des dépistages massifs, expérimentaux, se tiendraient à Saint-Etienne et au Havre, ainsi que dans une ville du Nord, sans préciser la commune visée.

Jérôme Salomon s’inquiète-t-il de l’évolution des chiffres ? «Oui, 11.000 personnes qui se contaminent chaque jour, c’est très important. Nous visons 5000 car c’est un taux d’incidence de 50, qui correspond à quelque chose de significatif», assure-t-il. Pendant l’été, le nombre de cas était de 5000 par semaine. 
Interrogé sur la déprogrammation de médecine générale, Jérôme Salomon indique que la première vague a déclenché une forte déprogrammation. L’activité chirurgicale lourde a été arrêtée. L’activité de greffe a baissé de 27%, le nombre d’hospitalisations pour intervention chirurgicale a baissé dans les services de cancérologie. En revanche, en deuxième vague, tous les patients atteints d’un cancer, en attente de greffe ont été pris en charge. «La deuxième vague sera probablement très différente en termes d’impact», affirme Jérôme Salomon. 
Les tests antigéniques représentent environ 20% des nouveaux cas, indique Jérôme Salomon.
Le calendrier du déconfinement va-t-il être chamboulé ? «Tout dépendra de l’évolution dans les prochains jours. On a eu une très forte baisse. On n’est pas du tout devant un relâchement. On est devant une vague puissante qui profite des conditions qui sévissent en Europe», répond Jérôme Salomon. «Est-ce un plateau ? Est-ce une baisse ?», s’interroge-t-il, précisant qu’«on avisera si on doit prendre de nouvelles mesures, à en maintenir certaines, en fonction de la situation locale et des activités à risque»
Si l’épidémie persiste dans tous les pays de l’hémisphère nord, c’est car les conditions hivernales s’y prêtent plus qu’à cause de «modifications de comportement des Français», indique Jérôme Salomon. «On est sur un adversaire redoutable», rappelle le DGS, faisant état d’un «combat européen» contre le Covid-19.
Jérôme Salomon répond maintenant à des questions des journalistes.

Le cap des 5000 contaminations par jour au 15 décembre est-il toujours tenable ? «Il est difficile de prévoir l’évolution. Si les conditions actuelles se poursuivent, il sera très difficile d’atteindre cet objectif», affirme-t-il.

«La saison hivernale sera très difficile», s’inquiète Jérôme Salomon, évoquant un risque élevé de contamination lors des fêtes de fin d’année. 
«Le taux d’incidence sur 7 jours demeure supérieur à 100, voire 150 dans de nombreux départements», évoquant des taux importants dans les régions Grand Est, Bourgogne – Franche Comté et Auvergne – Rhône Alpes. «L’impact reste majeur et la pression élevée en réanimation», avertit Jérôme Salomon. 
«Nous devons être vigilants. Nous sommes loin de l’objectif des 5000 cas par jour», alerte le directeur général de la Santé, qui indique que les tests antigéniques seront dès demain inclus dans tous les indicateurs épidémiques. 
«En Europe, la pression épidémique demeure élevée avec un risque important de rebond. La plupart des pays font face à de grandes difficultés à maintenir la deuxième vague sous contrôle», regrette le directeur général de la Santé. On dénombre plus de 5000 morts par jour sur le continent européen. 
Évoquant un rebond épidémique dans le monde, notamment aux États-Unis ou en Amérique du Sud. Dans le monde, on a compté 3 millions de cas supplémentaires en une semaine, un chiffre à la hausse. L’Afrique est également touchée, ainsi que l’Asie. 
«Nous avons fait de gros efforts qui ont fait fortement reculer l’épidémie», salue Jérôme Salomon. «Mais depuis quelques jours, le niveau de contaminations quotidiennes ne baisse plus et reste particulièrement élevé chez les personnes âgées de plus de 75 ans», déplore-t-il. 
«Malgré tous nos efforts, nous sommes toujours face à un risque élevé de rebond épidémique», débute le DGS.
Le directeur général de la Santé s’exprime. 
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Dimanche, 26.262 patients Covid-19 étaient hospitalisés dans toute la France, un chiffre qui baisse un peu moins vite depuis quelques jours. Parmi eux, 3210 patients sont soignés dans des services de réanimation.

L’épidémie de Covid-19, qui a ravagé les secteurs aéronautiques et du transport aérien, continue de faire des dégâts: le salon aéronautique et de l’espace du Bourget, près de Paris, qui devait se tenir du 21 au 27 juin prochains, est annulé. Le conseil d’administration du Salon international de l’aéronautique et de l’espace de Paris (SIAE) «s’est rendu à cette décision inéluctable compte tenu de la situation sanitaire internationale et de la fréquentation» d’un événement qui draine plusieurs centaines de milliers de visiteurs, a annoncé lundi l’organisateur dans un communiqué. «Après de longs mois de suspension de toute activité Salon dans le monde, la communauté internationale aéronautique, spatiale et de défense se réjouissait de se retrouver», affirme le commissaire général du salon, Patrick Daher, cité dans le communiqué.

Alors que le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, fera le point sur la situation à 18 heures, le premier ministre Jean Castex et celui de la Santé Olivier Véran ont réuni dans la matinée les chefs de groupes parlementaires. «Ce qui a donné la tonalité de la réunion, c’est le “plateau” des cas évoqué par Jean Castex», a déclaré le député UDI Jean-Christophe Lagarde. Selon l’élu centriste, Olivier Véran a évoqué, lui, une «décélération du recul». «On ne sera pas à l’objectif au 15 (décembre), d’où des doutes sur les nouvelles mesures», a-t-il ajouté. Selon le député, «Olivier Véran a évoqué le risque d’un troisième confinement».

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Le 24 novembre, Emmanuel Macron avait fixé ce nouveau cap – 5000 contaminations par jour – pour lever le confinement avant les fêtes de Noël, dans ce qui doit être un plan en trois actes avant un retour à une vie quasi-normale le 20 janvier.

«Le 15 décembre, si nous sommes bien arrivés autour des 5000 contaminations par jour et environ 2500 à 3000 personnes en réanimation (…) alors le confinement pourra être levé», avait-il annoncé durant son allocution. En conséquence, «nous pourrons donc à nouveau nous déplacer, sans autorisation, y compris entre régions, et passer Noël en famille (…) Les salles de cinéma, les théâtres, les musées pourront reprendre leur activité» avec des protocoles sanitaires, avait développé le chef de l’Etat.

Mais que faire donc si l’objectif n’est pas atteint ?

Pour Mircea Sofonea, maître de conférences en épidémiologie et évolution des maladies infectieuses à l’université de Montpellier, le seuil des 5000 nouveaux cas par jour «ne sera pas atteint le 15 décembre». Même si «ce n’est pas un chiffre magique», «c’est le seuil où il est possible de maîtriser l’épidémie: les ARS (agences régionales de santé), les caisses d’assurance maladie ne sont pas débordées pour tracer les cas contacts, les clusters ne sont pas trop nombreux, on peut remonter les chaînes de contamination», précise l’épidémiologiste. «Si on n’arrive pas à descendre au-dessous, on aura beaucoup de mal à faire la stratégie ‘tester, tracer, isoler’», a averti de son côté, sur BFMTV, Agnès Ricard-Hibon, directrice du Samu 95.

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Après avoir atteint un pic à plus de 50.000, voir 60.000 cas positifs certains jours fin octobre, ce niveau avait diminué sensiblement et avec régularité, jusqu’à atteindre 10 à 11.000 cas par jour en moyenne fin novembre. Mais la semaine dernière, la baisse des cas comptabilisés a marqué le pas, en se maintenant autour des 10.000 par jour, selon les données de Santé publique France.

«On est un peu inquiet, aujourd’hui. C’est vrai que ça avait bien baissé, et puis là il y a une stagnation», a aussi constaté sur RMC/BFMTV Odile Launay, infectiologue à l’hôpital Cochin à Paris et membre du Comité vaccin Covid-19, qui conseille le gouvernement.

Nous suivons ici les dernières informations liées au Covid-19 et plus particulièrement le point du directeur général de la santé Jérôme Salomon. Le cap des 5000 contaminations par jour, fixé par Emmanuel Macron au 15 décembre comme condition pour lever le confinement, s’avère difficile à atteindre, ce qui met le gouvernement face à un nouveau dilemme.

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