EN DIRECT – Covid-19 : l’épidémie atteint 9843 nouveaux cas en France – Le Figaro

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9843 nouveaux cas de coronavirus ont été recensés aujourd’hui, selon les chiffres quotidiens publiés par Santé publique France. Un record depuis le début de la pandémie en France. 5096 personnes sont hospitalisées selon la Direction générale de la Santé (DGS), dont 352 au cours des dernières 24h. 615 personnes ont été admises en réanimation dont 54 au cours des dernières 24h. 

La DGS rapporte 19 décès liés au virus en France au cours des dernières 24h, portant le total depuis le début de l’épidémie à 30.813, dont 20.338 au sein des établissements hospitaliers et 10.475 au sein des établissements sociaux et médico-sociaux (données du 7 septembre). La DGS recense 2025 «clusters», en incluant ceux des Ehpad, dont 73 nouveaux depuis hier. Le taux de positivité (proportion du nombre de personnes testées positives par rapport au nombre total de personnes testées) a atteint 5,4% entre le 1er et le 7 septembre.

Alors que la ville s’apprête à commémorer discrètement le 19e anniversaire des attentats du 11 Septembre, Big Apple devra faire preuve de résilience pour se remettre de la plus grave crise économique et sanitaire de son histoire.

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Les rencontres Colomiers-Rouen et Perpignan-Mont-de-Marsan, comptant pour la deuxième journée de Pro D2 et initialement prévues vendredi et samedi, sont reportées «à une date ultérieure» en raison de cas de Covid-19, a annoncé jeudi la Ligue nationale de rugby (LNR).

«Suite à plusieurs cas positifs déclarés au sein des effectifs de Rouen Normandie et du Stade Montois Rugby», ces deux rencontres, respectivement prévues vendredi et samedi, sont reportées «à une date ultérieure», a écrit la LNR dans un communiqué. Rouen avait déjà été privé de son match comptant pour la première journée, face à Carcassonne, en raison de cas positifs au Covid-19.

Une autre rencontre comptant pour la deuxième journée, Carcassonne-Oyonnax, a également été reportée du 11 au 13 septembre en raison de cas de coronavirus au sein de l’effectif d’Oyonnax. L’équipe de l’Ain avait elle-même vu son premier match de la saison, face à Montauban, reporté pour les mêmes raisons.

«Sans une infusion de 15 milliards de dollars dans les trois mois, et en commençant de suite, nous allons perdre la fenêtre de tir» pour accélérer la lutte contre la pandémie et rendre accessibles à tous les pays les moyens de la combattre, a averti Antonio Guterres.

Le secrétaire général a lancé cet appel pressant lors de la première réunion de travail du conseil chargé de piloter le dispositif international créé pour accélérer l’accès aux outils de lutte contre le Covid-19, l’Accélérateur ACT. Une initiative qui vise à assurer à tous les pays un accès équitable aux tests, traitements et vaccins. Les quelque 3 milliards de dollars déjà versés ont été «indispensables», a reconnu Antonio Guterres, en soulignant qu‘«il faut maintenant 35 milliards de dollars pour passer de la phase de ‘start-up’ à une phase de grande échelle et d’impact».

Antonio Guterres s’exprimait lors d’une intervention virtuelle en compagnie notamment de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, la Première ministre de Norvège Erna Solberg et Cyril Ramaphosa, le président sud-africain Cyril Ramaphosa tout comme le patron de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Plus tard lors du point de presse bi-hebdomadaire de l’OMS, le directeur général a enfoncé le clou. «L’Accélérateur ACT ne sera pas en mesure de remplir ses objectifs sans une hausse significative des financements. Il manque toujours 35 millairds de dollars», a-t-il insisté, soulignant que l’argent touché jusqu’à présent représentait moins de 10% des besoins.

Treize cas positifs au Covid-19 ont été dépistés parmi les surveillants de la prison de Bourg-en-Bresse, à la suite d’une soirée à laquelle plusieurs agents avaient participé, a-t-on appris jeudi auprès des services pénitentiaires.

«Des mesures strictes ont été prises avec la mise à l’écart des agents positifs et des cas contacts à risque, de manière à ce que l’on ne propage pas le virus, et un dépistage élargi à plusieurs centaines d’agents sera mis en place dès lundi» en accord avec l’Agence régionale de Santé, a déclaré à l’AFP Stéphane Scotto, directeur interrégional des services pénitentiaires à Lyon.

En fin de semaine dernière, des surveillants de la prison avaient participé à une «soirée privée» à la suite de laquelle «un nombre significatif» d’entre eux ont été testés positivement au Covid-19, a précisé M. Scotto, confirmant une information du quotidien régional Le Progrès. Les personnes détenues dans l’établissement, à ce jour, ne sont pas concernées par ce foyer épidémique, selon la même source.

Une centaine de soldats sénégalais de la force ouest-africaine en Gambie ont été testés positifs au Covid-19, à leur retour au pays, a-t-on appris jeudi auprès de l’armée. «Sur un contingent de plus de 600 hommes qui avaient été relevés, moins de cent ont été testés positifs. Ils ont tous été acheminés hier (mercredi) à Guéréo», a déclaré à l’AFP un responsable à la Direction des relations publiques de l’armée sénégalaise (Dirpa).

Sans préciser comment ils ont été contaminés, il a précisé que ces soldats sont «tous asymptomatiques» et font l’objet d’un suivi. Le village de Guéréo, situé sur la côte sénégalaise à une soixantaine de kilomètres au sud de Dakar, abrite «un hôtel» de l’armée, site retenu par le ministère de la Santé pour le suivi des patients asymptomatiques du Covid-19. Le contingent sénégalais de la force ouest-africaine a, à son retour de Gambie, été «regroupé par mesure de précaution» à Toubacouta, localité en territoire sénégalais près de la frontière. «On a testé une partie (des soldats). D’autres tests sont en cours pour éviter que les gens n’entrent dans les familles» avec la maladie, a ajouté le responsable de l’armée.

Une étude publiée jeudi par les autorités sanitaires américaines pointe le rôle probable des restaurants et des bars dans la pandémie de Covid-19, tout en atténuant celui des transports en commun et des bureaux. Les contagions dans les établissements de boissons et de restauration, où le port du masque est faible voire inexistant puisqu’il faut ouvrir la bouche, sont soupçonnées depuis longtemps, et ceux-ci restent fermés en intérieur dans de nombreux Etats. Mais peu d’études ont rigoureusement cherché à établir la hiérarchie des lieux publics les plus risqués.

Les traçages de contacts dans quelques Etats américains ont mis en évidence cet été que les bars et les restaurants étaient à l’origine de nombreuses contaminations. La nouvelle étude n’est pas parfaite et ne peut pas confirmer où les personnes ont effectivement été infectées, mais elle va dans le même sens. Les experts des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) ont fait remplir des questionnaires à environ 300 personnes venues se faire tester en juillet dans 11 hôpitaux américains, et dont la moitié a reçu un test positif, et l’autre moitié un test négatif.

Les cas positifs étaient deux fois plus nombreux à être allés au restaurant que les cas négatifs, dans les deux semaines précédant les premiers symptômes. Idem pour les bars pour une sous-catégorie (les cas positifs n’ayant pas eu de contact connu avec des cas de Covid-19). L’analyse devra être confirmée par d’autres, en particulier car elle ne distingue pas les espaces intérieurs et extérieurs. 

Alors que la progression du coronavirus a repris de manière exponentielle sur le territoire, découvrez comment le taux d’incidence et le taux de positivité, deux des indicateurs clefs de suivi de l’épidémie, ont évolué dans votre département depuis mai.

> Lire notre article : Visualisez la reprise de l’épidémie de Covid-19 dans votre département

Le premier ministre tunisien Hichem Mechichi, en poste depuis une semaine, a alerté jeudi sur les «défaillances» des hôpitaux, alors que le pays a identifié un nombre record de nouveaux malades du Covid-19. Le ministère de la Santé a indiqué jeudi que 465 nouveaux malades avaient été identifiés la veille, un nouveau record, portant le nombre de cas confirmés à 5.882 au total depuis mars, dont 99 morts.

Les services Covid des hôpitaux, qui avaient pu soigner les premiers malades sans être débordés, et s’étaient vidés au printemps, ont depuis recommencé à se remplir, avec 88 patients actuellement dont 26 en réanimation. Le nombre de cas a été multiplié par cinq en un peu plus de deux mois et le nombre de morts quasiment par deux depuis l’ouverture des frontières.

A l’issue d’une rencontre avec la commission scientifique chargée du suivi du Covid, Hichem Mechichi a souligné que le secteur de la santé «souffre toujours de défaillances, que ce soit au niveau de l’équipement ou des ressources humaines». Il a reconnu que la situation des hôpitaux «ne répond pas aux attentes des citoyens», soulignant dans ce contexte «le phénomène de la migration des médecins, la forte pénurie de médecins spécialisés et la fermeture de certains services ou établissements en raison du manque de personnel médical et para-médical».

Le port du masque, qui était déjà requis dans le centre de Nantes, deviendra obligatoire à partir de samedi dans toute la ville en raison d’une hausse du taux d’incidence de cas positifs au Covid-19, ont annoncé jeudi la préfecture et l’ARS.

Dans la région Pays-de-la-Loire, «deux départements ont passé le seuil des 50 (cas testés positifs, ndlr) pour 100.000 habitants: la Loire-Atlantique qui est aujourd’hui à 57,5 pour 100.000 habitants et a un taux de positivité à 4,3 et le Maine-et-Loire qui est à 58,8 pour 100.000 habitants et a un taux de positivité à 4,4», a détaillé Jean-Jacques Coiplet, le directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) lors d’une audioconférence. Au vu de ces chiffres, il est «vraisemblable» que ces départements passent en zone de circulation active du virus (rouge) dans les jours qui viennent, a-t-il expliqué.

Cette situation «me conduit à demander à ce que le port du masque soit systématiquement observé dans l’espace public dans cinq communes de Loire-Atlantique: la ville de Nantes dans sa totalité, mais également la ville de Saint-Herblain, la ville de Saint-Sébastien-sur-Loire et la commune de Bouguenais», a expliqué le préfet de région, Didier Martin, précisant que la mesure entre en vigueur samedi à 08h00.

Le président de la métropole de Bordeaux Métropole et maire de Mérignac, Alain Anziani, a annoncé ce jeudi qu’une adolescente de 14 ans, infectée par le coronavirus, était hospitalisée depuis plusieurs jours en réanimation à l’hôpital Pellegrin de Bordeaux. Selon 20 minutes, cette adolescente ne présentait pas de facteurs de risques et était en bonne santé.

«La responsabilité nous incombe, si personne ne fait rien, si les gens laissent aller alors oui, il y aura un reconfinement partiel, c’est un risque fort», a ajouté le président de Bordeaux Métropole sur BFMTV. La Gironde est classée en zone rouge depuis la semaine dernière.

Le maire LR de Nice Christian Estrosi a annoncé jeudi la suspension des visites dans les quatre Ehpad municipaux et une série de restrictions, comme l’annulation du début de la saison d’opéra, en réponse à la circulation plus active du coronavirus. A Nice, le confinement des Ehpad municipaux et de leurs 236 résidents, imposé le 15 mars, avait été levé le 8 juin.

«J’assume des choses qui peuvent paraître impopulaires (…) Certains peuvent parler d’un semi-confinement (…) En fonction de l’évolution (…) je serai amené à prendre des mesures sans doute plus fortes encore dans les semaines qui viennent voire les jours», a-t-il déclaré lors d’un point presse, affirmant: «La situation est grave» et la progression du virus «exponentielle». «Je ne vois pas par quel miracle on serait épargné», a-t-il ajouté, en évoquant le rebond de l’épidémie à Marseille, Barcelone ou en Israël.

Christian Estrosi a aussi annoncé une nouvelle distribution de masques en tissu, une reprise de la livraison de repas à des personnes âgées vulnérables, mais aussi l’annulation de la Journée du patrimoine et la limitation drastique des participants aux activités de loisirs auxquels les Niçois, petits et grands, peuvent s’inscrire dans les centres d’animation de la ville.

Les voyageurs arrivant en Angleterre depuis le Portugal continental, destination prisée des touristes britanniques, de Hongrie et de territoires français d’outre-mer devront subir une quatorzaine en raison d’une résurgence de l’épidémie de nouveau coronavirus, a annoncé le gouvernement britannique. «Les données montrent que nous devons retirer le Portugal (mais pas les Açores et la Madère), la Hongrie, la Polynésie française et la Réunion de la liste des pays exemptés de quarantaine, pour assurer la sécurité de tous», a annoncé dans un tweet le ministre des Transports britannique Grant Shapps, précisant que la Suède serait désormais exemptée de cette mesure.

La préfecture des Hauts-de-Seine, sommée par la justice de revoir sa copie sur l’obligation généralisée de porter un masque, a assoupli légèrement jeudi ce dispositif de lutte contre le coronavirus, perçu par certains comme une atteinte aux libertés fondamentales. Le nouvel arrêté exempte la commune de Marne-la-Coquette et de Vaucresson – à l’exception de certaines rues – ainsi que les forêts du département, hormis les samedis, dimanches et jours fériés. Il autorise également les personnes pratiquant une activité physique et sportive à ne pas porter de masque.

La préfecture avait rendu dans un premier temps le port du masque obligatoire pour toutes les personnes âgées de onze ans et plus se trouvant sur la voie publique et dans tous les lieux ouverts au public du département, à l’exception de celles circulant à vélo, à l’intérieur de véhicules et celles pratiquant la course à pied. Mais dans une décision rendue mercredi, le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a estimé que l’arrêté préfectoral du 31 août portait atteinte «à la liberté d’aller et venir et à la liberté personnelle» et enjoint le préfet de revoir sa copie avant jeudi 16h00.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé jeudi les Etats membres de l’Organisation «à protéger les écoles comme des espaces sans aucune violence possible», dans une déclaration adoptée à l’unanimité à l’initiative du Niger et de la Belgique. Dans ce texte, les 15 membres du Conseil expriment «leur grave inquiétude face à l’augmentation significative des attaques contre des écoles au cours des dernières années, qui se traduit par un nombre alarmant d’enfants à qui il est interdit d’accéder à une éducation de qualité».

Selon l’ONU, entre 2015 et 2019, quelque 11.000 attaques armées contre l’éducation ont été répertoriées dans le monde. Les violences s’exercent de plusieurs manières: attaques visant des établissements scolaires, attaques contre des élèves, des enseignants ou du personnel travaillant dans les établissements. Le Conseil «exhorte toutes parties à un conflit armé à cesser immédiatement de telles attaques et toute menace et à s’abstenir d’actions qui entravent l’accès des enfants à l’éducation», souligne sa déclaration.

La plus haute instance de l’ONU dénonce aussi l’utilisation militaire des écoles qui servent parfois d’abris ou de dépôts d’armes, ce qui peut en faire des cibles pour une partie adverse.

Les personnes arrivant de Paris et Marseille, particulièrement touchées par des nouveaux cas de coronavirus, devront présenter un test nasal réalisé moins de 72 heures avant leur arrivée à Malte. Ces deux villes rejoignent ainsi une liste de villes ou pays déjà soumis à cette mesure, comprenant trois communes espagnoles (Madrid, Gérone et Barcelone), ainsi que la République tchèque et la Tunisie. Les voyageurs ne produisant pas un test de dépistage à leur arrivée pourront être soumis à un test à Malte ainsi qu’à une quarantaine, précisent les autorités de ce pays de l’UE.

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«La crise sanitaire ne doit pas conduire à museler les revendications», a déclaré aujourd’hui le secrétaire national du Parti communiste Fabien Roussel, lors d’une visio-conférence de presse, à l’occasion des journées parlementaires communistes qui se tiennent jusqu’à vendredi à Martigues. «Masqués mais pas muselés, nous devons continuer à faire entendre notre voix», en particulier pour réclamer que le plan de relance de 100 milliards d’euros destiné à contrer la crise économique engendrée par l’épidémie «soit réellement affecté aux besoins humains et à l’écologie».

Le déficit public a grimpé à 6,12% du PIB fin juin en Espagne, en raison de la hausse des dépenses publiques entraînées par la pandémie de coronavirus, d’après le ministère du Budget. Le déficit budgétaire a ainsi plus que doublé sur un an, à fin juin, pour atteindre 68,5 milliards d’euros. En pourcentage du PIB, il s’élevait à 2,07% fin juin 2019.

Cette hausse est due «à la batterie de mesures approuvées par le gouvernement pour faire face à la pandémie», a expliqué le ministère dans un communiqué, précisant que ces chiffres excluaient le déficit des communes. Le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez a notamment financé le chômage partiel de millions de salariés et adopté des mesures d’aides pour les entreprises, alors que l’économie du pays s’est effondrée sous l’effet du strict confinement imposé mi-mars. En mai, le gouvernement espagnol avait annoncé prévoir une explosion de son déficit budgétaire à 10,34% du PIB en 2020, contre 2,8% en 2019. En 2018, le pays avait réduit son déficit à 2,5% du PIB, réussissant, pour la première fois en plus de dix ans, à passer sous la barre des 3% du PIB exigés par Bruxelles, ce qui lui avait permis de sortir de la procédure européenne de sanction pour déficit excessif.

Le nombre de cas aux Emirats a atteint 930 ce jeudi, a déclaré Farida al-Hosani, porte-parole des services de santé des Emirats, contre 179 le 10 août. «C’est le plus grand nombre enregistré en quatre mois», a-t-elle dit lors d’une conférence télévisée. «Ceux qui ne respectent pas les mesures préventives, que ce soit des individus, des magasins ou des restaurants, seront tenus responsables», a-t-elle averti. Mme Hosani a indiqué que 12% des cas concernaient des personnes revenant de l’étranger, même s’ils y ont eu des tests négatifs. Les autres cas concernent des personnes infectées lors d’événements familiaux, de contacts sur le lieu de travail ou d’autres rassemblements. «Cela inclut des évènements heureux (mariages, fiançailles) comme les funérailles», a-t-elle dit.

Mercredi, Philippe Naccache, Ludovic Toro et Emmanuel Sarrazin, trois médecins représentant le collectif C19 qui ont porté plainte contre l’ex-Premier ministre Édouard Philippe et son ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn, ont été entendus par trois magistrats de la La Cour de justice de la République pendant quatre heures. N’ayant pas eu le temps de répondre à toutes les questions, ils ont été reconvoqués pour le 1er octobre, selon les plaignants. Trois autres plaignants — un assesseur lors des élections municipales et deux enfants d’une victime décédée du Covid-19- doivent encore être entendus demain. Le syndicat Vigi-Police et un homme qui a contracté la maladie sont convoqués pour leur part mardi. La première audition, celle d’un expert, a eu lieu lundi, selon une source judiciaire.

Depuis le début de l’épidémie de coronavirus qui a fait plus de 30.000 morts en France, l’exécutif fait face à un flot de critiques, notamment sur la pénurie de masques, et a été visé par de nombreuses plaintes pour mise en danger de la vie d’autrui ou homicide involontaire. Au total, 90 plaintes contre des ministres ont été adressées à la CJR, seule instance habilitée à juger les membres du gouvernement pour l’exercice de leur fonction. Une information judiciaire a été ouverte le 7 juillet pour «abstention de combattre un sinistre» et confiée à la commission d’instruction de la CJR, qui agit comme un juge d’instruction et mène les investigations. Neuf plaintes, parmi les 90 reçues par la CJR, avaient été jugées recevables et jointes pour cette procédure.

Le gouvernement portugais a décidé de durcir ses restrictions sanitaires juste avant la rentrée scolaire, afin de freiner la hausse du nombre de nouveaux cas de coronavirus qui a atteint la veille un plus haut depuis fin avril. Dans le cadre des mesures adoptées jeudi en conseil des ministres, et qui entreront en vigueur mardi prochain, le nombre de personnes pouvant se réunir passera de 20 à 10 dans l’ensemble du pays, comme cela est déjà le cas à Lisbonne et dans sa banlieue depuis fin juin.  Comme dans la capitale, la vente de boissons alcoolisées sera interdite partout à partir de 20H00, de même que leur consommation dans les espaces publics.

D’après l’étude, dirigée par Akiko Iwasaki, immunologue de l’université de Yale, le virus est capable de se dupliquer à l’intérieur du cerveau, et sa présence prive d’oxygène les cellules du cerveau avoisinantes. Les maux de tête, la confusion et les délires expérimentés par certains malades pourraient donc être le résultat d’une invasion directe du cerveau par le coronavirus. Les recherches sont encore préliminaires mais apportent des pistes pour soutenir ce qui n’était il y a peu qu’une théorie largement non prouvée.

S. Andrew Josephson, chef du département de neurologie à l’Université de Californie à San Francisco, a loué les techniques utilisées dans ces recherches, affirmant que «comprendre s’il y a ou non une implication virale directe dans le cerveau est extrêmement important». Il a toutefois ajouté qu’il resterait prudent jusqu’à ce que les recherches fassent l’objet d’une évaluation par des pairs. Les médecins pensaient jusqu’ici que les conséquences neurologiques constatées chez environ la moitié des patients Covid hospitalisés pourraient être le résultat d’une réponse immunitaire anormale – «l’orage de cytokine» – provoquant une inflammation du cerveau, plutôt que d’une invasion du cerveau par le virus.

Mis en cause dans le nouveau livre du journaliste Bob Woodward pour avoir volontairement minimisé la menace du Covid-19, le président américain Donald Trump a assuré avoir voulu éviter une «panique».

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À huit semaines de l’élection présidentielle, la publication d’extraits de cet ouvrage rédigé par le célèbre journaliste du Watergate a provoqué une vive réaction du candidat démocrate Joe Biden, qui a dénoncé une «trahison» vis-à-vis du peuple américain.

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À partir de demain, 20h GMT, les habitants de plusieurs quartiers de Palma de Majorque, capitale du très touristique archipel espagnol des Baléares, seront isolés du reste de la ville en raison d’une explosion des cas de coronavirus. Les 23.000 personnes vivant dans ces quatre quartiers populaires densément peuplés et situés à l’écart des zones les plus touristiques ne pourront pas se réunir à plus de cinq et ne pourront sortir de la zone isolée que pour aller travailler, à l’école ou chez le médecin.
Au 5 septembre, cette zone avait enregistré 496 cas de coronavirus pour 100.000 habitants sur les sept derniers jours, soit presque trois fois plus que l’incidence totale sur l’île de Majorque, a détaillé la responsable régionale de la Santé, Patricia Gómez.
La prestigieuse revue médicale The Lancet a annoncé avoir demandé des éclaircissements aux développeurs du vaccin russe après des doutes émis sur la vraisemblance des résultats publiés dans leurs pages. L’auteur principal de l’étude incriminée, le chercheur russe Denis Logounov, cité par l’agence de presse publique RIA Novosti, a rejeté les accusations et souligné que The Lancet avait eu accès «à toutes les données recueillies au cours des recherches scientifiques».

Dans une lettre ouverte au Lancet, datée du 7 septembre et signée par une trentaine de chercheurs essentiellement européens, le scientifique italien Enrico Bucci s’interroge sur la vraisemblance de données de l’article publié le 4 septembre par The Lancet, signé par Denis Logounov et ses collègues. Ce travail indiquait que le candidat-vaccin russe déclenchait une réponse immunitaire et n’entraînait pas d’effets indésirables graves. Depuis, les autorités de Moscou ont commencé à tester le vaccin baptisé Spoutnik V sur 40.000 habitants de la capitale.

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Le scientifique italien pointe dans sa lettre ouverte des «incohérences potentielles dans les données» telles que publiées dans l’article incriminé. Il déplore l’absence d’accès aux données originales de l’essai russe et estime que l’article publié dans The Lancet «présente plusieurs points de préoccupation», comme une similarité complète ou très élevée des données chez les volontaires qui ont testé le vaccin, ce qui lui semble «hautement improbable». En réponse à la lettre ouverte, la revue britannique «a invité les auteurs de l’étude sur le vaccin russe à répondre aux questions soulevées» et assuré qu’elle «suivait la situation de près».

Le coronavirus et ses conséquences économiques ont réduit les recettes fiscales servant à rembourser le «trou de la Sécu» de l’ordre de 700 millions d’euros, a indiqué jeudi la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), qui assure toutefois qu’elle honorera ses engagements. La Cades avait prévenu dès avril que le Covid aurait «des effets négatifs», elle en connaît désormais l’ampleur: «Il nous manque 700 millions», a déclaré son président, Jean-Louis Rey, lors d’une conférence de presse. «Les rentrées sont inférieures à ce qu’on avait prévu», a-t-il expliqué, tablant sur un budget de 17,7 milliards d’euros cette année, contre 18,4 milliards prévus initialement.

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Amputée d’une fraction de ses ressources, la Cades fait en même temps face à un mur de remboursements, à cause des 136 milliards d’euros de «dette Covid» qu’elle devra reprendre d’ici 2023. «Un exercice difficile», a reconnu son directeur des opérations de marché, Philippe Noel, qui devra encore composer en 2021 avec une manne insuffisante et prévoit de «refinancer» certains emprunts arrivant à échéance pour passer le cap. «Ce sera potentiellement beaucoup plus facile à partir de 2024», a-t-il estimé, en raison des volumes importants à lever d’ici là, même si les conditions de financement restent favorables. Pas de quoi s’inquiéter pour autant, selon M. Rey, qui a assuré que la Cades «sera au rendez-vous de ses engagements de remboursement de la dette», partant de «l’hypothèse que la crise ne sera pas au même niveau l’année prochaine».

Deux syndicats enseignants, le Snuipp-FSU et le Sgen-CFDT, ont réclamé ministère de l’Education des dotations en masques chirurgicaux, et non pas en tissu, pour «protéger efficacement élèves et personnels» en plein rebond épidémique. Dans un courrier adressé au ministère de l’Education, le Sgen-CFDT réclame également que «les personnels exerçant dans les classes maternelles et élémentaires, en EPS, dans lesquelles les élèves ne portent pas le masque, soient équipés de masques chirurgicaux, voire de masques chirurgicaux de type II».

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«Sans une infusion de 15 milliards de dollars dans les trois mois, et en commençant de suite, nous allons perdre la fenêtre de tir» pour accélérer la lutte contre la pandémie et rendre accessibles à tous les pays les moyens de la combattre, a averti aujourd’hui le patron de l’ONU, Antonio Guterres. Le secrétaire général a lancé cet appel pressant lors de la première réunion de travail du conseil chargé de piloter le dispositif international créé pour accélérer l’accès aux outils de lutte contre le Covid-19, l’Accélérateur ACT. Une initiative qui vise à assurer à tous les pays un accès équitable aux tests, traitements et vaccins.

L’Écosse a lancé jeudi son application de traçage pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus, damant ainsi le pion à l’Angleterre, dont l’application se fait toujours attendre. Baptisée «Protect Scotland», cette application utilise la technologie Bluetooth pour alerter les utilisateurs qu’ils ont été en contact avec un autre utilisateur diagnostiqué positif. Développée par l’entreprise basée en Irlande NearForm, elle se fonde sur le modèle favorisé par Google et Apple et fonctionne sur une technologie décentralisée.

La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a appelé sur Twitter la population à télécharger l’application, soulignant qu’elle assure la confidentialité des données et que les utilisateurs reçoivent les notifications «anonymement». Après avoir cherché à élaborer sa propre application de traçage au niveau national en confiant son développement à la division chargée des nouvelles technologies au sein du service public de santé, le NHS, le Royaume-Uni a fait volte-face mi-juin, abandonnant sa solution centralisée jugée inefficace.

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Jakarta va imposer dès lundi 14 septembre un nouveau confinement partiel, a annoncé le gouverneur, qui dit craindre un «effondrement» des infrastructures sanitaires face à l’augmentation du nombre de malades.

Les bureaux et commerces des secteurs non essentiels seront fermés, ainsi que les lieux de loisirs et les lieux de culte les plus grands. Seule la vente à emporter sera permise dans les restaurants et cafés et les transports publics assureront un service minimum.

La capitale indonésienne a déjà connu une période de confinement partiel au début de l’épidémie en Indonésie et les principales mesures avaient été levées il y a trois mois.

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Applaudis chaque soir durant le confinement, les soignants ont lutté d’arrache-pied pour sauver les malades du Covid lors de la première vague épidémique. 

Ils se sont confiés au Figaro sur le lourd tribut psychologique qu’ils ont dû payer face à cette pandémie mortelle. Un article de notre journaliste Anne Prigent à retrouver ci-dessous. 

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La Banque centrale européenne a pour l’essentiel maintenu ce jour ses prévisions d’inflation en zone euro pour les années 2020, 2021 et 2022, en raison des conséquences de la pandémie de coronavirus, a annoncé sa présidente Christine Lagarde.

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L’inflation est attendue à 0,3% en 2020, 1,0% en 2021 et 1,3% en 2022, contre respectivement 0,3%, 0,8% et 1,3% lors de ses précédentes prévisions en juin. Ces chiffres s’éloignent toujours de l’objectif de la BCE d’une inflation «proche mais inférieure à 2%» dans la zone euro.

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L’épidémie de coronavirus aux États-Unis a poussé de très nombreux Américains à s’inscrire au chômage ces derniers mois.

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Cette semaine, les inscriptions au chômage sont restées stables par rapport à la semaine précédente, mais sont supérieures aux attentes des analystes, selon les chiffres publiés aujourd’hui par le département du Travail.

Du 30 août au 5 septembre, 884.000 personnes se sont inscrites au chômage, comme la semaine précédente, dont le nombre a été revu à la hausse. Les analystes tablaient sur 813.000 nouvelles demandes.

>> VOIR NOTRE VIDÉO – Covid-19: Trump a-t-il menti aux Américains ? Un journaliste l’accuse, extraits à l’appui

C’est le constat que dresse dans une tribune exclusive au Figaro William Dab, ancien directeur général de la Santé. 

«Le dispositif français de lutte contre l’épidémie souffre de deux lacunes: le manque d’argumentation quant aux mesures adoptées et la non mise en débats de certaines mesures dont l’efficacité est incertaine», décrypte-t-il dans un article à retrouver ci-dessous.

>> LIRE NOTRE TRIBUNE – William Dab: «Face au Covid-19, le gouvernement doit définir d’urgence une stratégie»

La pandémie de coronavirus a fait au moins 904.534 morts dans le monde depuis que le bureau de l’OMS en Chine a fait état de l’apparition de la maladie fin décembre, selon un dernier bilan.

Plus de 27.915.770 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués depuis le début de l’épidémie, dont au moins 18.580.400 sont aujourd’hui considérés comme guéris.

Sur la journée de mercredi, 6052 nouveaux décès et 277.284 nouveaux cas ont été recensés dans le monde. Les pays qui ont enregistré le plus de nouveaux décès dans leurs derniers bilans sont l’Inde avec 1172 nouveaux morts, les États-Unis (1170) et le Brésil (1075).

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Une semaine après la détection d’un foyer de coronavirus dans une grosse usine belge d’AB InBev, la production y était toujours bloquée aujourd’hui et le conflit avec les syndicats «dans l’impasse», a déploré la direction du géant brassicole belgo-brésilien.

A l’usine de Jupille (750 salariés), où le conflit a éclaté le 3 septembre, la FGTB exige le départ de la directrice des ressources humaines et du conseiller en prévention, auxquels il est reproché d’avoir mal anticipé les mesures anti-coronavirus.

«On ne peut pas faire marche arrière, on veut des réponses sur ce qui s’est passé», a affirmé à l’AFP Patrick Rehan, secrétaire régional de la FGTB-alimentation. Parmi les onze salariés testés positifs, deux ont dû être hospitalisés dont l’un est toujours «dans un état critique».

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Après une décision de justice ayant permis en début de semaine la levée des véhicules qui bloquaient les entrées, des piquets ont été maintenus et «plusieurs personnes ont reçu de graves menaces de la part du syndicat», a fustigé AB InBev dans un communiqué, parlant aussi de «sabotage».

Patrick Rehan a démenti ces accusations, assurant de son côté que la direction cherchait à «intimider» les responsables syndicaux en recourant à un huissier pour constater les blocages.

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En solidarité avec le site de Jupille-sur-Meuse (Wallonie, est), où une dizaine de cas de Covid-19 ont été identifiés, les salariés des usines flamandes de Louvain et Hoegaarden ont été appelés par des responsables syndicaux à observer un arrêt de travail aujourd’hui. Les syndicats FGTB (socialiste) et ACV (chrétien) reprochent à la direction de «considérer la production plus importante que la sécurité et la santé de ses employés».

Le président de Naples Aurelio De Laurentiis a été testé positif au coronavirus, a annoncé le club jeudi, au lendemain d’une réunion à laquelle il a participé avec tous les autres responsables des clubs de Serie A.

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Le club ne précise pas, dans son bref communiqué mis en ligne sur son site, l’état de santé du dirigeant napolitain.

Selon plusieurs médias italiens, le président de Naples présentait des symptômes quand il a participé mercredi à Milan à une réunion de la Ligue italienne de football avec ses homologues de Serie A, pour évoquer notamment la question des droits TV et de la reprise du championnat. Mais il aurait attribué sa température un peu élevée à une indigestion après avoir mangé des huîtres.

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Le taux de positivité explose ces dernières semaines. Alors qu’il était de 1,6% le 6 août dernier, il s’élève désormais à 5,2% sur le territoire national, a indiqué hier Santé Publique France dans son point quotidien.

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Ci-dessous, retrouvez la dernière carte interactive de SPF, montrant le taux de positivité département par département.

32 départements ont été classés en vulnérabilité élevée, a précisé Santé Publique France dans son point quotidien daté d’hier.  

Parmi eux, la Martinique, la Guadeloupe, l’Ain, les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, la Côte d’Or, la Corse du Sud et la Haute Corse, l’Essonne, le Gard, la Gironde, la Guyane, la Haute-Garonne, les Hauts-de Seine, l’Hérault, le Loiret, l’Ille-et-Vilaine, l’Isère, le Nord, Paris, le Pas de Calais, les Pyrénées Orientales, le Rhône, la Sarthe, la Seine et Marne, la Seine-Saint-Denis, le Tarn-et-Garonne, le Val-de-Marne, le Val d’Oise, le Var, le Vaucluse et les Yvelines. 

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Le MIPCOM, plus important marché international de programmes TV, a annoncé aujourd’hui qu’il annulait son édition physique en 2020, prévue mi-octobre, «en raison de l’impact continu de la COVID-19», pour se dérouler uniquement en ligne.

La troisième édition du festival Canneséries, qui était adossée au MIPCOM, aura lieu en revanche comme prévu sur la Croisette du 9 au 14 octobre, ont assuré les organisateurs.

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Stable jusqu’au milieu du mois d’août, le nombre de cas graves a augmenté de manière significative ces derniers jours dans les services de soins intensifs des Bouches-du-Rhône. Retrouvez le décryptage de notre journaliste Cécile Thibert ci-dessous. 

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Le collectif de professionnels de santé Stop-Postillons, qui milite pour le masque dans l’espace public depuis mars, demande qu’il soit porté par les enfants dès 6 ans, à l’école primaire et non dès le collège, pour «colmater la brèche» de l’épidémie de Covid-19.

«Si les parents se protègent par leurs masques au travail, mais que les enfants se transmettent le virus à l’école, la contamination se fait de foyer en foyer par cette brèche», fait valoir le collectif, aujourd’hui dans un communiqué.

En France, le masque est obligatoire à l’école pour les enfants à partir du collège (où on entre à l’âge de 11 ans). En maternelle, seuls les adultes le portent.

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Le centre hospitalier de la Guadeloupe, basé à Pointe-à-Pitre, est au bord de la «saturation» face à l’«afflux continu et grandissant de patients» liés au Covid-19, a alerté aujourd’hui le directeur de l’établissement Gérard Cotellon.

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L’établissement accueillait mardi «50 patients» atteints de Covid-19, contre quatre le 13 août, indique le courrier écrit par M. Cotellon.
«Nous craignons, à terme la saturation de notre système.» «La prise en charge des patients ‘Covid’ se fait désormais au détriment de celle des patients non Covid», souligne-t-il, appelant à davantage de «solidarité des établissements partenaires».

«Nous n’avons jamais cessé d’avoir des renforts […] mais malheureusement Santé Publique France n’a pas toujours les profils nécessaires», a répondu Valérie Denux, directrice générale de l’ARS Guadeloupe, sur Radio Caraïbes International, hier. «Effectivement, le CHU est proche de la saturation mais (…) pour pouvoir monter en puissance pour la prise en charge du Covid, il faudra qu’il arrête certaines activités ou que certaines activités soient déportées sur d’autres établissements, c’est déjà le cas», a-t-elle précisé.

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Le groupe pharmaceutique britannique AstraZeneca a jugé aujourd’hui qu’il était encore possible d’avoir un vaccin contre le Covid-19 disponible d’ici la fin de l’année, malgré la pause dans les essais de son projet mené avec l’université d’Oxford.

«Nous pourrions encore avoir un vaccin d’ici la fin de l’année, début d’année prochaine», a déclaré le directeur général du groupe Pascal Soriot, lors d’une conférence en ligne organisée par le groupe de médias Tortoise.

Mercredi, les essais de ce vaccin en phase 3 des tests avaient provoqué l’apparition d’une maladie non-expliquée chez un volontaire, alors atteint d’un «effet secondaire grave». 

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S’il faudra un vaccin pour éradiquer la pandémie de coronavirus, plusieurs essais cliniques ont prouvé la légère efficacité de certains traitements contre elle. 

À ce jour, un seul type de médicaments a montré qu’il réduisait la mortalité : les corticoïdes, qui combattent l’inflammation. Mais ils ne sont indiqués que pour les «formes sévères ou critiques» de la maladie, insiste l’OMS.

Un antiviral, le remdesivir, réduit la durée d’hospitalisation, mais son bénéfice est relativement modeste.

En revanche, l’hydroxychloroquine, défendue par le président américain Donald Trump et, en France, par le professeur Didier Raoult, n’a pas démontré d’efficacité.

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Le gouvernement français «va être obligé de prendre un certain nombre de décisions difficiles» «dans les huit à dix jours maximum», a estimé hier le président du Conseil scientifique, qualifiant d’«inquiétant» le niveau de l’épidémie de Covid-19 dans le pays.

8577 cas supplémentaires et 71 nouveaux «clusters» ont été détectés en seulement 24h, selon le communiqué de la Direction Générale de la Santé publié hier. Au total, 30.794 personnes sont décédées, 5003 sont hospitalisées (dont 386 au cours des dernières 24 heures), et 599 sont en réanimation (+71).

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Le professeur Didier Raoult, figure controversée de la lutte contre le coronavirus en France, a évoqué hier sur Radio Classique, partenaire du Figaro, la possibilité d’une «surmutation» du Covid-19, ce qui n’est «probablement pas une mauvaise nouvelle».

 «Il n’y a pas un seul virus. Nous, on a détecté sept mutants qui ont circulé», a indiqué le professeur. «Les mutations que nous voyons sont associés avec la dégradation des organismes (du virus). Quand ça se passe, c’est que ça va mal pour la bestiole», a-t-il précisé.

Fin août, le ministre de la Santé Olivier Véran avait déclaré que rien ne permettait de prouver une mutation du virus. «Je peux comprendre l’espoir nourri par certains experts d’un virus moins dangereux , mais aucun argument scientifique ne vient étayer cette théorie, hélas», expliquait-il. 

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Des parents d’élèves ont protesté aujourd’hui contre la fermeture de neuf classes dans une école élémentaire toulousaine après la découverte d’un élève positif au Covid, demandant une réévaluation de l’appréciation «des cas contacts».

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«C’est une situation qui nous semble démesurée, excessive, de fermer neuf classes du CE2 au CM2 après la découverte d’un seul cas», a déclaré à l’AFP Jérôme Horst, l’un des représentant de la FCPE qui avait appelé à un «mini rassemblement», soucieux de ne pas «créer un nouveau foyer de contamination».

«On demande que soit établi une liste de cas contacts, ce qui n’a pas été fait. Dans la situation actuelle l’administration a considéré que 217 enfants sont tous cas contacts, ce qui est une aberration», poursuit ce parent d’élèves. Il invoque «les données scientifiques actuelles» qui révèlent «une transmission très faible entre enfants».

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L’Allemagne a décidé de placer trois nouvelles régions françaises dans la catégorie des zones à risque après une recrudescence des cas de Covid-19, a annoncé hier l’agence sanitaire de référence, Robert Koch Institut.

Après l’Ile-de-France, la région de Paris, et Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA, sud), les régions Occitanie (sud), Nouvelle-Aquitaine (sud-ouest), Auvergne-Rhône-Alpes (centre) ainsi que l’île de Corse, seule exception jusqu’ici en PACA, ont été classées à risque, impliquant que les touristes revenant de ces territoires seront désormais dans l’obligation de se soumettre à un test de dépistage à leur retour et de rester en quarantaine dans l’attente du résultat.

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Le ministère de la Justice veut améliorer l’accompagnement des entreprises en difficulté par les tribunaux au moment où la crise provoquée par l’épidémie de Covid-19 a fragilisé de nombreuses sociétés, et lance aujourd’hui une mission en ce sens.

L’objectif de cette mission de trois mois est de trouver les moyens de mieux aider notamment les exploitants agricoles et les professions libérales en difficulté.

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Éric Dupond-Moretti, ministre de la Justice.JEFF PACHOUD / AFP

Avant même le placement en redressement judiciaire, une entreprise peut par exemple demander la désignation d’un mandataire ad-hoc qui permet au dirigeant d’être assisté dans ses démarches auprès de ses créanciers ou dans la recherche de financement, ou encore demander le lancement d’une procédure de conciliation, confidentielle, ou d’une procédure de sauvegarde.

Dans sa lettre de mission, le garde des Sceaux se dit aussi ouvert à des «évolutions des dispositifs actuels» si nécessaire.

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L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé aujourd’hui que plus de deux millions de personnes avaient été infectées au Covid-19 dans 21 pays situés entre le Maroc et le Pakistan.

Sur le site internet de son bureau régional de la Méditerranée orientale, l’OMS fait état de 2.055.446 cas de la maladie détectés dans ces pays. Les plus touchés sont l’Iran avec 393.425 cas, l’Arabie Saoudite avec 323.012 cas, le Pakistan avec 299.855, l’Irak avec 273.821 cas, selon les chiffres de l’OMS.

Avec ces deux millions de cas, le bureau régional de l’OMS enregistre ainsi un doublement du nombre de cas depuis le 1er juillet, dans les 21 pays qu’il couvre.

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«Compte tenu du contexte sanitaire actuel (…), l’association des DRH des grandes collectivités appelle le gouvernement à suspendre de nouveau l’application de la journée de carence le temps de la crise du Covid-19» afin «de ne pas faire perdurer inutilement un dispositif inégalitaire et source d’effets de bord négatifs», déclare l’association dans un communiqué daté d’aujourd’hui.

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Le jour de carence entraîne une perte de rémunération et «les agents publics en situation d’arrêt maladie pour des raisons liées au Covid ne devraient pas être pénalisés par une mesure vécue par certains comme vexatoire», estiment les DRH des grandes collectivités.

Selon eux, le contexte sanitaire «rend vulnérables un grand nombre d’agents, particulièrement les agents territoriaux, qui oeuvrent en proximité au contact des usagers des services publics». Ainsi, «ceux qui ne peuvent pas télétravailler peuvent être parfois placés en arrêt maladie alors qu’ils ne sont en réalité qu’en arrêt de travail, non parce qu’ils présentent une pathologie ou une maladie mais pour des raisons de prévention. Or, la journée de carence s’applique indifféremment aux arrêts maladie et aux arrêts de travail».

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Le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy, invité de RTL ce matin, a conseillé de se vacciner contre la grippe cet hiver. 

«C’est un mouvement un peu citoyen cette année d’essayer d’optimiser, d’augmenter le pourcentage de Français qui vont être vaccinés contre la grippe.» Cette vaccination «permet chez les sujets les plus fragiles de se protéger», a-t-il rappelé.

«Chez les soignants, j’insiste là-dessus car la France a malheureusement un record de non-vaccination chez les soignants pour le modèle grippal, pour simplifier la prise en charge, il est assez logique de se faire vacciner contre la grippe», a-t-il poursuivi.

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«Deux populations sont sur notre ligne de mire», a indiqué le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy, ce matin sur RTL : les personnes de plus de 60 ans qui sont «la cible de ce virus» avec les populations fragiles, et les 20-40 ans. «Il est souhaitable que les personnes âgées n’aillent pas dans un certain nombre de rencontres», a-t-il déclaré.

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Le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy.JOEL SAGET / AFP

Concernant les 20-40 ans, c’est une population qui «a pris la décision de continuer à vivre», «a décidé de ne pas pas avoir de mesures de distanciation physique très importantes, à tort», et «a pris la décision de se tester», constate-t-il. «Elle a pris sa propre régulation qui n’était pas celle qui était envisagée au départ», poursuit Jean-François Delfraissy, pour qui «il y a probablement un certain nombre de messages à passer» à son égard.

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Emmanuel Macron a promis en fin de matinée des décisions «vendredi» pour «donner de la visibilité sur les prochaines semaines» sur l’épidémie de coronavirus en France. 

Plusieurs mesures pourraient être imposées, notamment pour les grandes villes où la circulation du virus est particulièrement active. Des reconfinements localisés pourraient ainsi être décidés, ainsi que la fermetures de certains lieux publics ou l’interdiction de rassemblements.

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Emmanuel Macron en Corse ce jeudi.Ludovic Marin / POOL / AFP

Le président a souligné la nécessité de «décliner territorialement» les décisions prises, et a de nouveau appelé les Français à «prendre leur part de responsabilité, parce que nous sommes tous et toutes les dépositaires de cette lutte contre le virus».

«Ce que nous devons faire c’est nous adapter à l’évolution du virus (…) Nous aurons des décisions à prendre, mais voilà, il faut je pense continuer à être exigeants, réalistes, sans céder à quelque panique que ce soit», a déclaré le chef de l’Etat. 

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Que le Covid-19 vous inquiète ou vous indiffère, Le Figaro a mis au point une infographie vous permettant de visualiser, département par département, l’évolution des taux d’incidence et de positivité en France.

Un article de nos journalistes Nicolas Mondon et Marie Coussin à retrouver ci-dessous.

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Le chômage partiel de longue durée avec un «reste à charge limité à 15% pour l’employeur» (soit 84% du salaire net pour le salarié) va rester actif jusqu’à l’été prochain, a annoncé ce matin la ministre du Travail Élisabeth Borne.

Pour rappel, ce système autorise une réduction du temps de travail jusqu’à un maximum de 40% d’heures chômées sous condition d’un accord d’entreprise ou de branche, sur une période de 6 à 24 mois.

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Pour faire face aux multiples interruptions de cours que subissent les enfants, les salariés du privé contraints de les garder, et ne pouvant télétravailler, ont droit au dispositif de chômage partiel, a expliqué le ministère de la Santé dans un communiqué.

La mesure est rétroactive au 1er septembre.

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32 établissements scolaires, sur un peu plus de 60.000, et 524 classes ont été fermés sur le territoire en raison de la détection de nouveaux cas de Covid, a annoncé ce matin Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement.

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«Cela correspond à 0,05% des établissements», a-t-il rassuré. «Certes, c’est une augmentation par rapport aux jours précédents, mais ça reste tout de même limité par rapport au nombre de classes en France.» Le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer avait indiqué lundi la fermeture de 28 établissements scolaires et de 262 classes.

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L’épidémie de coronavirus a définitivement repris en France. 

8577 cas supplémentaires et 71 nouveaux «clusters» ont été détectés en seulement 24h, selon le communiqué de la Direction Générale de la Santé publié hier. Au total, 30.794 personnes sont décédées, 5003 sont hospitalisées (dont 386 au cours des dernières 24 heures), et 599 sont en réanimation (+71). 

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Le président de la République a indiqué en fin de matinée, depuis la Corse où il est en déplacement, que le gouvernement annoncerait vendredi au terme du conseil de défense consacré au Covid-19 des décisions permettant de «donner de la visibilité sur les prochaines semaines».

Alors que «le virus circule beaucoup», «le conseil scientifique est dans son rôle, qui est technique», et il revient aux dirigeants, «démocratiquement élus», de «prendre des décisions» en «essayant d’être le plus transparents et le plus clairs possible», a déclaré Emmanuel Macron. Il était interrogé sur les propos du président de ce conseil, Jean-François Delfraissy, pour qui le gouvernement va devoir «prendre des décisions difficiles».

Bonjour et bienvenue sur ce nouveau direct consacré à l’épidémie de Covid-19 en France et dans le monde. Vous pourrez y suivre toutes les informations marquantes de la journée sur le coronavirus et ses conséquences.

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