EN DIRECT – Covid-19: la vaccination s’élargit à tous les plus de 55 ans, les autotests arrivent en pharmacie – BFMTV

Spread the love

Fête clandestine près de Toulouse: un réanimateur dénonce des soirées qui “entretiennent l’épidémie”

L’organisation d’une fête clandestine dans un gîte près de Toulouse suscite la colère de Bruno Mégarbane. “Ce sont des rassemblements qui permettent de maintenir la diffusion du virus”, rappelle sur BFMTV le chef du service de réanimation médicale à l’hôpital Lariboisière, à Paris. Ce sont des rassemblements non officiels, il n’y a pas de possibilité de suivi ultérieur, de tracer les contacts et voir comment se répand le cluster.”

“Un certain nombre de soirées illégales entretient l’épidémie alors que la quasi-totalité de la population fait le maximum pour respecter les recommandations”, regrette-t-il.

Maintenir ou pas les régionales? L’exécutif a lancé une consultation surprise vendredi

C’est une consulation surprise lancée par l’exécutif. Le gouvernement a demandé vendredi à tous les maires de se prononcer d’ici à ce lundi midi sur les mesures sanitaires en vue des scrutins régionaux et départementaux des 13 et 20 juin. Faut-il maintenir ces élections ou les reporter?

L’exécutif avait confirmé la semaine dernière qu’il privilégiait “à ce stade” le maintien de ces dates, sur lesquelles il a aussi demandé leur avis aux partis, groupes politiques et présidents des assemblées. Des débats sur cette question devraient se tenir mardi à l’Assemblée et mercredi au Sénat.

“Le gouvernement est très embêté”, résume Matthieu Croissandeau, éditorialiste politique de BFMTV. D’un côté, “il ne veut pas prendre le risque d’essuyer un tombereau de critiques”, comme cela a été le cas après le maintien du premier tour des élections municipales, au printemps 2020, en pleine première vague. De l’autre, “il sait que s’il reporte ces élections, (…) on va dire que c’est un coup politique car il ne veut pas passer devant les urnes”.

Pour trancher, l’exécutif avait d’abord fait appel à Jean-Louis Debré, qui a remis un rapport – mais à l’époque la France ne subissait pas la pression des variants. Il a ensuite mandaté le Conseil scientifique, qui a fait des recommandations pour organiser le scrutin, mais en laissant au politique le soin de trancher.

Pourquoi lancer une nouvelle consultation de dernière minute? “Parce que depuis quelques jours, certains maires se demandent s’il est bien raisonnable de maintenir ces élections”, note Matthieu Croissandeau.

“La seule campagne qui doit prévaloir, c’est la campagne vaccinale, pas la campagne électorale”, estime Christian Estrosi dans le JDD. “Techniquement, cela va être très compliqué à organiser”, ajoute Arnaud Robinet, le maire LR de Reims, dans Libération.

Vaccination: l’exécutif veut éviter que Pfizer soit privilégié au détriment de Moderna sur les plateformes de rendez-vous

Comment communiquer autour du vaccin Moderna, basé sur la même technologie de l’ARN messager que Pfizer, mais parfois boudé, peut-être par association avec l’AstraZeneca? C’est l’équation difficile à laquelle doit faire face l’exécutif, et à laquelle Alain Fischer apporte quelques éléments de réponse dans un entretien à Libération.

“Je le redis, Pfizer et Moderna c’est exactement la même chose”, martèle le “monsieur vaccin” de l’exécutif.

“Sur certaines plateformes pour prendre un rendez-vous, la proposition de Pfizer apparaissait toujours en première proposition et Moderna en seconde”, note-t-il. “Alors on a demandé que ce soit inversé, pour ne pas accentuer ce côté ‘choix numéro 1’ ou interprété de la sorte.”

L’exécutif a également communiqué ce week-end au sein de l’application #TousAntiCovid, au sein duquel un message a été publié pour vanter Moderna et son efficacité “similaire à celle du vaccin Pfizer/BioNTech”.

Un message vantant l'efficacité du vaccin Moderna publié au sein de l'application #TousAntiCovid, le 11 avril 2021.
Un message vantant l’efficacité du vaccin Moderna publié au sein de l’application #TousAntiCovid, le 11 avril 2021. © TOUSANTICOVID

Vacciner 90% des adultes? Alain Fischer juge l’objectif “très difficile” à atteindre

Vacciner 90% de la population adulte d’ici septembre pour retrouver une vie normale? C’est l’objectif fixé par les dernières modélisations de l’institut Pasteur. “Cela va être très difficile car il faut remplir plusieurs conditions, notamment l’adhésion de la population à la vaccination”, réagit Alain Fischer, le “monsieur vaccin” de l’exécutif, dans un entretien à Libération. “Aujourd’hui, les plus jeunes ne sont pas tous convaincus de l’intérêt de se faire vacciner. Ce sont eux que nous devons convaincre, pour eux et leurs proches.”

“Nous devons tout faire pour que la vaccination devienne une norme sociale”, estime le professeur d’immunologie pédiatrique.

Une norme qui pourrait s’étendre jusqu’aux enfants? La possibilité de vacciner les plus jeunes est évoquée dans les modélisations de l’institut Pasteur. “En termes d’immunité collective, il est logique de vacciner les enfants”, juge Alain Fischer. “Pour la grippe par exemple, les Britanniques et les Américains les vaccinent beaucoup. Pas tellement pour les protéger, car ils ne font pas de grippes sévères, mais pour limiter la diffusion du virus à leurs grands-parents.”

“Ce n’est pas dans la philosophie de la vaccination française, mais on va devoir tendre vers cela pour le Covid”, conclut-il.

La pression monte toujours en réa, avec plus de 5800 malades

C’est le niveau le plus élevé depuis un an. Le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés en réanimation a continué sa progression ce dimanche, grimpant à 5838, selon les chiffres publiés par Santé publique France. Cet indicateur, qui n’avait pas été aussi haut depuis le 18 avril 2020, devrait encore augmenter dans les jours qui viennent.

“La pression reste très forte et le nombre d’admissions en réanimation va continuer d’augmenter pendant plusieurs jours, nous le savons”, a déclaré au JDD le ministre de la Santé, Olivier Véran, tout en espérant que “les mesures de freinage” permettent “d’éviter d’atteindre le pic de la première vague”, soit 7000 malades en réa les 7 et 8 avril 2020.

À l’heure actuelle, la capacité des services de réanimation dans les hôpitaux français a été portée à 8000 lits toutes pathologies confondues.

Le nombre total de personnes hospitalisées avec un diagnostic Covid-19 dimanche reste au-dessus de la barre des 30.000 (30.671), pas loin des pics de la première (32.000) et de la deuxième vague épidémique de l’automne.

La vente d’autotests en pharmacie autorisée à partir de ce lundi

Autre nouveauté, la vente en pharmacie d’autotests de dépistage du Covid-19 sur prélèvement nasal, pour les personnes asymptomatiques de plus de 15 ans, a été autorisée par un arrêté publié dimanche au journal officiel.

Ces autotests “vont se déployer progressivement dans des milliers d’officines tout au long de la semaine”, a indiqué le ministre de la Santé, Olivier Véran, dans un entretien au JDD. Ils “vont être rapidement mis à disposition dans les établissements scolaires”, a-t-il ajouté, disant envisager “d’aller jusqu’à deux tests par semaine par élève et par enseignant”.

Ces autotests, qui ne nécessitent pas de présence de professionnels de santé et dont le mode de prélèvement est “moins invasif” que les dispositifs RT-PCR, “permettront la réalisation de tests plus fréquents”, souligne l’arrêté publié au JO.

Leur prix sera encadré: il ne pourra excéder 6 euros jusqu’au 15 mai, puis au-delà 5,20 euros. Leur vente sur internet est interdite.

Pfizer/Moderna: l’intervalle entre les deux doses rallongé à partir de cette semaine

Autre changement dans la campagne de vaccination: à partir de cette semaine, l’intervalle d’injection pour la 2e dose sera également allongé pour le Pfizer-BioNTech et le Moderna.

À compter du 14 avril, “pour toutes les premières injections” de vaccin à ARN messager de Pfizer-BioNTech et Moderna, “nous proposerons un rappel à 42 jours au lieu de 28 actuellement”, a ainsi annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran dans le JDD. Une nouvelle stratégie qui doit conduire à accélérer les premières doses et “nous faire gagner 1,8 million d’injections sur la seconde quinzaine de mai”.

La vaccination s’élargit à tous les plus de 55 ans

Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau direct consacré à l’évolution de l’épidémie de Covid-19. À partir de ce lundi, tous les 55 ans et plus, sans condition, sont éligibles à la vaccination en France, avec l’AstraZeneca ou bientôt le vaccin de Johnson & Johnson qui va aussi intégrer le circuit des pharmacies et de la médecine de ville.

Pour cette nouvelle catégorie de population, “on invite les personnes à se tourner en priorité vers leur médecin généraliste, les pharmaciens et infirmiers”, plutôt que dans les centres de vaccination destinés aux plus de 70 ans, a précisé le ministère de la Santé.

Depuis le 19 mars, la France réserve aux plus de 55 ans le vaccin du laboratoire anglo-suédois AstraZeneca, après des cas rares mais graves de troubles de la coagulation observés uniquement sur des patients moins âgés. Mais les candidats devaient jusqu’à présent avoir des facteurs de comorbidité pour prétendre à la vaccination.

Leave a Reply