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EN DIRECT – Coronavirus: Pour Buzyn, “nous avons anticipé par rapport aux alertes de niveau international” – BFMTV

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À son départ du ministère, “on faisait quelque dizaines de tests par jour”, dit Buzyn

“Quand je suis partie (du ministère de la Santé, NDLR), l’objectif était que tous les hopitaux français aient accès aux tests. À l’époque, on était sur quelques dizaines de suspicions de cas par jour. (…) À l’époque on faisait quelque dizaines de tests par jour”, a fait valoir l’ancienne ministre, affirmant qu’il y avait eu 12 cas à son départ du ministère.

“En fonction, je n’ai à aucun moment sous-estimé le risque”, dit Buzyn

“Je ne sais pas quels ont été les contrôles réalisés auparavant, je n’en ai pas l’historique et je n’ai pas accès aux archives précédant ma mandature. Ce que je sais, c’est qu’une demande a été faite en 2017 de vérifier les stocks, que la réponse nous est parvenue 18 mois plus tard et que ô surprise, les stocks étaient pour beaucoup pas en état de fonctionner, et je le rappelle, ce n’est pas malheureusement que les masques”, a répondu Agnès Buzyn.

“En fonction, je n’ai à aucun moment sous-estimé le risque”, s’est également défendue l’ex-ministre.

Pour Buzyn, le système de santé était “préparé” à son départ du ministère

Sur son départ du ministère de la Santé pour remplacer Benjamin Griveaux dans la course à la mairie de Paris, Agnès Buzyn dit avoir estimé à ce moment-là “avoir préparé le système de santé et d’être maintenant en capacité de le faire comme maire”, avant d’ajouter en référence à son échec au scrutin que “l’histoire aura montré que ça ne s’est pas passé”.

“Nous avons anticipé par rapport aux alertes de niveau international”

“Nous avons anticipé et notamment anticipé par rapport aux alertes de niveau international”, a défendu Agnès Buzyn ce mardi face à la commission d’enquête de l’Assemblée nationale.

L'”anticipation” en France a été “sans commune mesure avec les autres pays européens”, a-t-elle appuyé.

“La pandémie est déclarée le 11 mars, vous ne pouvez pas dire que l’on n’a pas été réactifs”, a poursuivi l’ancienne ministre. L’OMS avait proclamé l’urgence internationale le 30 janvier.

“Cette gestion des stocks (de masques, NDLR) ne revient pas à un niveau” de ministre, dit Buzyn

“J’ai vu que certains ont pris la parole après pour dire ‘on aurait pu remettre les stocks périmés dans le circuit et il n’y aurait pas fallu les détruire'”, a réagi Agnès Buzyn, expliquant qu’à la question de savoir si elle avait ordonné elle-même la destruction de stocks de masques, “la réponse est non”.

“Cette gestion des stocks ne revient pas à un niveau” de ministre, a défendu l’ancienne membre du gouvernement, tout en disant assumer “parfaitement les décisions prises par (ses) services”.

“J’ai eu à gérer le stade 1 et la dernière semaine le stade 2″ de l’épidémie.”

“J’ai quitté le ministère le 15 février, à l’époque ou il y avait eu 12 cas en France, tous des cas importés de Chine, ou en lien avec Wuhan. il y avait eu 6 cas importés de Chine et un cluster, le cluster des Contamines Montjoie”, fait valoir Agnès Buzyn.

“J’ai eu à gérer le stade 1 et la dernière semaine le stade 2″ de l’épidémie.”

“Je mets en branle tout le système le 25 janvier alors que l’OMS a refusé de déclarer le 22 et le 23 l’urgence de santé publique de portée internationale”, défend Agnès Buzyn, interrogée par le député LR Éric Ciotti, rapporteur de la commission.

Buzyn fait valoir le fait d’avoir donné une conférence de presse dès le 21 janvier

“Je pense être la seule ministre de la Santé européenne à avoir pris la décision de faire une conférence de presse aussi tôt. À cette date-là, il n’y a pas d’alerte de l’OMS”, fait valoir Agnès Buzyn au sujet de la conférence de presse qu’elle avait donné le 21 janvier dernier, aux prémices de la crise sanitaire.

Coronavirus: Buzyn fait état d'”une première alerte (…) autour du 25 décembre”

“J’ai eu une première alerte totalement par hasard pendant mes vacances de Noël, autour du 25 décembre. J’ai vu qu’un blog en anglais rapportait des cas d’une pneumonie inexpliquée, je suis tombée dessus par hasard sur Twitter et j’ai eu le regard attiré”, explique Agnès Buzyn, questionnée par la présidente LaREM de la commission d’enquête, Brigitte Bourguignon.

“Mon premier nouveau niveau d’alerte est je crois autour du 11 janvier parce que la Chine annonce un premier décès”, poursuit l’ancienne ministre, qui dit avoir informé dans la foulée le président de la République et le Premier ministre.

“A partir du 22 janvier, nous avons la notion de cette contamination inter-humaine qui change le regard qu’on a” sur ce virus, a également déclaré Agnès Buzyn.

Début de l’audition d’Agnès Buzyn

“Notre pays, l’ensemble de la planète, ont été confrontés et certains le sont encore, à une épidémie inédite, sans précédent, aux conséquences majeures sur notre société et notre vie de tous les jours”, a déclaré l’ancienne ministre des Solidarités et de la Santé en préambule à son audition, après avoir prêté serment.

“Je souhaite pouvoir m’expliquer sur l’exercice des responsabilités qui ont été les miennes, notamment à la tête d’un ministère”, a poursuivi la candidate déçue aux municipales à Paris. “Il est tout aussi légitime de s’interroger sur les faiblesses obser vées, c’est le propre de toutes les crises.”

Agnès Buzyn entendue par la commission d’enquête

Ministre de la Santé au début de la crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus, Agnès Buzyn avait quitté son poste le 16 février dernier pour remplacer Benjamin Griveaux dans la course à la mairie de Paris.

Ce mardi, elle devra notamment répondre à des questions des députés sur la gestion du stock stratégique d’État de masques de protection. Elle devra aussi détailler ses propos dans une interview au Monde donnée peu après le premier tour des municipales en mars, dans laquelle elle disait avoir “alerté le directeur général de la Santé” dès le 20 décembre et “envoyé un message au président sur la situation” le 11 janvier.

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