EN DIRECT – Coronavirus: l’impact du confinement mesurable dans «10 ou 12 jours», selon Olivier Véran – Le Figaro

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BMW va fermer ses usines en Europe et en Afrique du Sud, soit la moitié de ses capacités de production, jusqu’au 19 avril en raison de la pandémie de coronavirus, a annoncé mercredi son patron Oliver Zipse.
Le constructeur automobile allemand s’attend à un impact «significatif» sur ses résultats 2020 et prévoit notamment une “forte baisse” du bénéfice avant impôts alors qu’il s’attendait auparavant à une hausse significative cette année.
Les marchés “où l’on voit des foules et qui ont beaucoup d’étals” seront “amenés à fermer”, a annoncé mercredi le ministre de la Santé Olivier Véran sur la chaîne d’information LCI.
“Les marchés où on va chercher à manger doivent pouvoir continuer de fournir de la nourriture aux personnes”, a-t-il d’abord tenu à préciser, mais en revanche “ceux où l’on voit des foules, les marchés qui ont beaucoup d’étals, les marchés où il y a autre chose que de l’alimentaire sont amenés à fermer”.
La Bourse de Paris flanchait de plus belle mercredi (-3,43%), balayant son rebond de la veille, en dépit des traitements de choc pris à la pelle par les grandes puissances mondiales pour soulager une économie malade.

A 09h30, l’indice CAC 40 perdait 137,01 points à 3.854,77 points. La veille, il avait rebondi de 2,84%.
Finalement, la nouvelle série de “mesures fiscales et monétaires a fait à nouveau l’effet d’un feu de paille”, constate Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank.

Le président de la Fédération bancaire française (FBF) Frédéric Oudéa a assuré mercredi qu’il y aurait “du crédit” pour toutes les entreprises affectées par le coronavirus, alors que l’Etat va garantir les prêts bancaires à hauteur de 300 milliards d’euros.
“Il y aura du crédit pour tout le monde, nous avons pris des engagements pour pouvoir traiter les demandes en moins de cinq jours”, a affirmé sur Europe 1 Frédéric Oudéa, qui est également directeur général de la Société Générale.
Les boulangeries ont obtenu une dérogation du ministère du Travail pour faire face à la hausse de la demande : «Nous avons obtenu une dérogation permettant d’ouvrir les boulangeries sept jours sur sept pour permettre la vente de pains sept jours sur sept et répondre à l’énorme demande», a indiqué Matthieu Labbé, délégué général de la Fédération des entreprises de boulangerie.»Coronavirus: les boulangeries pourront être ouvertes 7 jours sur 7

Jusqu’à présent, une loi quasi-centenaire prévoit que les boulangers ferment au moins une journée par semaine en France. 

“J’invite tous les salariés des entreprises qui sont encore ouvertes, des activités qui sont indispensables au fonctionnement du pays, à se rendre sur leurs lieux de travail (…) dans des conditions de sécurité sanitaire maximales”, a affirmé le ministre sur BFM Business.
Il a cité l’exemple de secteurs comme l’agroalimentaire, la grande distribution ou les déchets.

La Bourse de Paris est repartie à la baisse mercredi, après son rebond de la veille, en dépit des traitements de choc pris à la pelle par les grandes puissances mondiales pour soulager une économie malade.
A 09h00, l’indice CAC 40 perdait 86,15 points à 3.905,53 points. La veille, il avait rebondi de 2,84%.
Je crois que les Francais ont compris la situation grave de notre pays“, a constaté le ministre de la santé sur LCI ce mercredi matin, assurant que “tout malade sera soigné” : “on a un objectif d’être en contact avec maximum 5 personnes par jour. (…) Dans 8,10 ou 12 jours, on verra peut-être une inflexion dans la courbe des malades“, a-t-il ajouté.» À voir aussi – Olivier Véran: les 27 départements les plus touchés ont reçu des masques FFP2 et chirurgicaux





Interrogé sur la pénurie des masques, Olivier Véran considère que c’est une question “complexe” car ces derniers sont “indispensables” :  “Nous avons un stock national de 110 millions de masques chirurgicaux : c’est beaucoup et pas beaucoup. Parce que nous avons besoin de tenir sur plusieurs semaines (..) mais lorsqu’un hôpital n’a plus de masques disponible, il se voit livrer sans délai“.

Invité de France Info ce mercredi matin, le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer a réagi auxs propos polémiques de l’ancienne ministre de la Santé et désormais candidate à la mairie de Paris Agnès Buzyn dans Le Monde.  

“Dans les conseils des ministres, l’épidémie était prise au sérieux dès le début, s’est défendu Jean-Michel Blanquer. On s’est fié à ce que nous a dit la ministre de la Santé (alors Agnès Buzyn, ndlr)“.On a suivi cette épidémie en se rangeant derrière ce que nous disait le ministère de la Santé”, a-t-il insisté.

Alors ministre de la Santé, Agnès Buzyn avait-elle vraiment recommandé au Conseil des ministres, de reporter les municipales ? “Je ne l’ai jamais entendue dire que le pic de l’épidémie serait pendant les municipales. (…) Non, je ne l’ai jamais entendue dire de reporter les municipales”, a affirmé Jean-Michel Blanquer. “Si le pic de l’épidémie devait arriver à ce moment là, alors on l’aurait envisagé, mais personne ne savait à ce moment là à quel moment surviendrait le pic”, a-t-il encore expliqué.

Le ministère de l’Éducation a l’intention de créer un label “nation apprenante” afin de labelliser les contenus éducatifs produits par des chaînes télévisées, des radio publiques et privées, et même la presse écrite, a annoncé le ministre Jean-Michel Blanquer sur France Info ce mercredi matin. Du côté de l’audiovisuel public, seront par exemple concernés France télévision, Arte, Radio France et France culture. “Il faut faire d’un mal un bien, a commenté le ministre de l’Éducation. Il faut que (le confinement) soit un moment éducatif. Il est donc normal et souhaitable que la télévision, la radio, la presse écrite et leurs contenus sur Internet soient au service de contenus riches.”

Dès lors, l’ensemble des médias concernés auront un logo “nation apprenante” permettant de labelliser leurs contenus éducatifs après validation préalable de l’inspection générale. Pour être labellisés, les contenus devront être non seulement de qualité mais aussi bien correspondre aux programmes de l’Éducation nationale, a précisé encore Jean-Michel Blanquer.

Alors que plusieurs dysfonctionnements ont été signalés par les parents d’élèves sur l’enseignement à distance, le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer, invité de France Info, s’est voulu rassurant.

Sur le site national “Ma classe à la maison”, il y a “aujourd’hui toute la robustesse des serveurs depuis lundi”, a-t-il ainsi assuré. Concernant les ENT (Environnement numérique de travail), le ministre ne peut pas garantir encore une “homogénéité sur le territoire”, mais “les collectivités territoriales concernées” sont “très mobilisées et font le maximum pour élargir leurs capacités.” Ces sites enregistrent “une fréquentation hors norme depuis lundi” et “n’étaient que partiellement préparés”, a expliqué Jean-Michel Blanquer. Maintenant, “ils se mettent à jour”, a-t-il promis. 

La fermeture des écoles, collèges, lycées et universités “nous emmène au moins jusqu’aux vacances de printemps”, a réitéré le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer, invité du journal de 8h30 de France Info, ce mercredi matin. Pour l’instant, le scénario “privilégié” pour la suite de l’année scolaire est le “maintien” des dates pour le Brevet et le baccalauréat au mois de juin mais “tous les scénarios sont envisagés” selon l’évolution de l’épidémie.




Le nouveau coronavirus peut survivre pendant plusieurs heures en dehors du corps humain, sur des surfaces diverses ou même dans l’air, d’après une étude publiée mardi. Les auteurs de cette étude financée par le gouvernement américain ont trouvé que le virus responsable de l’épidémie de Covid-19 avait un niveau de viabilité à l’air libre comparable à celui du coronavirus provoquant le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère). Cela pourrait signifier que l’ampleur de la pandémie de Covid-19 – bien supérieure à celle du SRAS en 2002-2003 – est liée au fait qu’il se transmet beaucoup plus facilement d’un porteur asymptomatique à un autre.

L’étude a été publiée par le New England Journal of Medicine (NEJM) et menée par des scientifiques des Centres de contrôles et de prévention des maladies (CDC), de l’Université de Californie à Los Angeles et de Princeton. Leurs expériences ont montré que le nouveau coronavirus était détectable jusqu’à deux à trois jours sur des surfaces en plastique ou en acier inoxydable, et jusqu’à 24 heures sur du carton.
Les chercheurs ont également utilisé un nébulisateur pour diffuser le virus dans l’air ambiant. Par cette technique, ils ont trouvé des traces du virus sous forme d’aérosol – c’est-à-dire de particules suspendues dans l’air – pendant trois heures.

“Il n’y a pas d’explosion. Notre activité globale est même un peu inférieure à d’habitude”, témoigne ainsi à l’AFP Julia Bijaoui, cofondatrice de Frichti, qui livre à la fois des plats cuisinés et des produits alimentaires frais.
“En fait, ça évolue de jour en jour: les courses en ligne (fruits et légumes essentiellement, ndlr) qui représentaient 30% de notre chiffre d’affaires ont bondi à 70%. Les Parisiens ont beaucoup quitté la ville, donc nous avons moins de commandes, mais ceux qui restent achètent davantage, ils stockent pour plusieurs jours”, explique-t-elle.De son côté, Dark Kitchen, qui exploite cinq restaurants entièrement dédiés à la livraison – assurée par Deliveroo ou Uber Eats -, a vu ses commandes bondir à 700 dimanche soir, contre 500 à 600 d’ordinaire. Jean Valfort, fondateur de Dark Kitchen, reste cependant prudent : “On a peu de recul: les restaurants parisiens ont fermé samedi à minuit, il y a donc eu un report de clientèle, et puis les gens n’avaient pas eu le temps de faire leurs courses. On verra dans une semaine si ça dure”.

Des tensions ont éclaté à Belle-Ile-en Mar depuis l’arrivée massive, sur l’île bretonne, de résidents secondaires depuis l’annonce gouvernementale du confinement, rapporte le Télégramme. Sur l’île, aucun cas de coronavirus n’a encore été confirmée. 

“L’accueil des Bellilois est glacial : ils nous reprochent d’apporter le virus, de vider les rayons des supermarchés et de risquer de prendre les rares lits d’hôpital”, témoigne ainsi Mathilde, venue se réfugier à Locmaria avec sa fille. “Mon voisin m’a fait la morale derrière sa haie, alors que je déchargeais mes valises… Du coup, on culpabiliser et on fait profil bas, en se promettant d’appliquer au mieux les mesures de confinement, sans quitter la maison, où il y a de quoi faire au jardin !”

“Il y a clairement un risque de saturation de notre hôpital local, qui n’a pas de salle de réanimation, et donc d’engorgement des évacuations sanitaires vers le continent”, alerte Thibault Grollemund, nouveau maire de Palais et président du conseil de surveillance de l’hôpital de Belle-Ile.

Fujifilm a décollé mercredi à la Bourse de Tokyo, après que les autorités chinoises ont déclaré qu’un médicament antigrippal développé à l’origine par le groupe japonais était efficace contre le nouveau coronavirus. La cote de l’action Fujifilm avait été suspendue au début de la séance à Tokyo, en raison d’un afflux d’ordres d’achat, avant de s’envoler de 15,42% à 5.238 yens, le plus haut niveau autorisé sur la séance, qu’il n’a plus quitté jusqu’à la clôture
L’épidémie mondiale de coronavirus apparu en décembre en Chine a affecté plus de 198.300 personnes à travers la planète et provoqué quelque 8419 décès, selon les données compilées par l’agence Reuters. 

Pour la seule Chine continentale, le bilan est de 80.873 cas confirmés pour 3237 décès. Hors de Chine, on recense 5.182 décès.

L’Europe est devenue le principal foyer de propagation de la maladie, l’Italie présentant le bilan le plus lourd avec 2941 décès pour 31.506 cas confirmés.

La France recensait mardi soir 7730 cas confirmés et 175 morts contre 148 la veille, soit une hausse de 18% du nombre de décès en 24 heures.

L’Iran compte 988 morts pour 16.169 cas.
Aux États-Unis, le bilan est passé à 6469 contaminations pour 109 décès.

Un décret a été publié ce mercredi au Journal officiel, prévoyant une amende forfaitaire de 135 euros pouvant être majorée à 375 euros en cas de déplacement non autorisé pendant le confinement.S’exposent à cette amende ceux qui se déplaceront pour un motif autre que ceux prévus par le décret pris lundi interdisant tout déplacement hors de son domicile, à l’exception de cas précis (déplacements professionnels, motifs sanitaires ou familiaux, activité physique, achats de première nécessité). Sont également concernées les personnes se déplaçant sans «document leur permettant de justifier que le déplacement considéré entre dans le champ de l’une de ces exceptions».

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Selon les informations du Parisien, 7000 soldats de l’opérations Sentinelle pourraient être mis à contribution pour se substituer aux 100.000 policiers et gendarmes appelés à contrôler quotidiennement les restriction de circulation des Français pendant la période de confinement.

Les soldats de l’opération Sentinelle sont engagés pour faire face à la menace terroriste depuis les attentats de janvier 2015. Cette option, qui serait très discutée entre le ministère de l’Intérieur et le ministère des Armées, présenterait un avantage non négligeable : les Français ont l’habitude de voir ces militaires dans les rues, ce qui serait alors moins anxiogène pour la population.

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Pour l’heure, toutefois, le gouvernement a démenti a assuré que les militaires se cantonneraient au rôle de soutien sanitaire, notamment dans le grand Est. Le ministère des armées a aussi dû démentir des fausses rumeurs laissant penser à un renfort des militaires dans les rues. 

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“Je pense que nous tous, qui ne sommes pas experts, avons sous-estimé au départ le coronavirus”, a déclaré la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen dans une interview au journal allemand Bild publiée ce mercredi. “Mais entretemps il devenu clair qu’il s’agit d’un virus qui va nous occuper encore longtemps”, a ajouté la présidente de l’exécutif européen, en rappelant que l’Europe était “en ce moment l’épicentre de la crise”.

Les correspondants américains en Chine des quotidiens New York TimesWashington Post et Wall Street Journal ont reçu mercredi un délai de dix jours pour rendre leur carte de presse, ce qui équivaut de facto à une expulsion. Selon le Club des correspondants étrangers en Chine (FCCC), au moins 13 reporters sont concernés par cette mesure.

Selon la diplomatie chinoise, il s’agit d’une réponse à la décision «scandaleuse» de Washington de réduire fortement le nombre de Chinois autorisés à travailler pour cinq médias de Pékin aux Etats-Unis.

Commerces et boutiques, services, transports publics, ramassage des poubelles: le quotidien ne ressemble plus à rien de connu.

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Bonjour à tous ! La France entame son deuxième jour de confinement officiel. Nous allons suivre ensemble en direct ce mercredi, toute la journée, les dernières informations concernant l’épidémie de coronavirus en France et dans le monde. Vous pouvez retrouver le direct de la journée d’hier et de la nuit en cliquant ici.

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