EN DIRECT – Coronavirus : le premier ministre Jean Castex parlera à 17h – Le Figaro

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Le premier ministre Jean Castex s’exprimera depuis Matignon à 17h, en marge du conseil de défense qui s’est tenu aujourd’hui. Selon Emmanuel Macron, cette réunion avait pour but de prendre de nouvelles mesures concernant la pandémie et à «donner de la visibilité sur les prochaines semaines».
Jean Castex lors de la présentation du plan de relance la semaine dernière. LUDOVIC MARIN / AFP
Le préfet de Haute-Garonne a interdit la manifestation des «gilets jaunes» prévue samedi à Toulouse notamment en raison «des taux élevés de propagation de la Covid-19».Dans son communiqué le préfet Étienne Guyot, rappelle que depuis le 27 août 2020 le département a été placé «en niveau de vulnérabilité élevée» soulignant «l’augmentation significative du taux d’incidence de ces derniers jours qui est passé à 92 pour 100.000 pour le département et 115,9 pour la commune de Toulouse».

Outre les motifs liés à la situation sanitaire, le préfet indique que «les manifestations non déclarées du mouvement des “gilets jaunes”» en 2018 et 2019 avaient «donné lieu à des évènements graves» dans le centre de la Ville rose. Toute personne bravant cette interdiction s’exposera à une contravention de 4ème classe, soit 135 EUR d’amende, précise la préfecture. Dans le cadre de la rentrée nationale organisée samedi en France par le mouvement, les «gilets jaunes» toulousains et des environs ont été appelés sur les réseaux sociaux à reprendre les manifestations du samedi en début d’après-midi dans le centre-ville organisées sans interruption jusqu’au confinement à Toulouse.

Le ministre de la Santé ne donnera finalement pas de conférence de presse à 16h. Son intervention, durant laquelle il était sensé revenir sur le contenu du conseil de défense, est remplacée par celle de Jean Castex une heure plus tard.

Après six mois de fermeture à cause du coronavirus, la Mauritanie a annoncé la réouverture de ses frontières aériennes à compter d’aujourd’hui. Les membres d’équipage et les passagers débarquant à l’aéroport de Nouakchott doivent être munis d’un document certifiant un test négatif au Covid-19 datant de trois jours maximum, a annoncé l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac) dans un communiqué.

Les équipements et les bagages doivent être désinfectés. L’Anac a annoncé des vols de la compagnie nationale Mauritania Airlines à destination de Bamako vendredi et de Dakar samedi. Les vols attendus à Nouakchott n’ont pas été indiqués. La Mauritanie a déclaré 7222 cas de contamination et 161 décès. Le pays sahélien garde ses frontières terrestres fermées.

L’entraîneur de Lille Christophe Galtier a estimé aujourd’hui que l’assouplissement du protocole médical de la LFP allait «dans le bon sens», même s’il a regretté qu’il n’ait pas été appliqué dès le début de la saison pour éviter des reports de matches. La semaine dernière, un Conseil d’administration de la Ligue de football professionnel (LFP) a «adopté le principe (…) d’une règle qui dirait que tant que 20 joueurs de l’effectif sont négatifs, alors le match peut être maintenu», avait expliqué Didier Quillot à l’AFP.

Pour les deux premières journées de championnat fin août, le protocole médical remettait en cause la tenue d’un match à partir de quatre cas de contamination au Covid-19 dans une équipe, ce qui a entraîné le report de la rencontre Marseille/Saint-Etienne qui devait ouvrir la nouvelle saison de Ligue 1. «Le changement de protocole, ça va dans le bon sens. Ce qui est malheureux c’est qu’il a été modifié. Peut-être aurait-il fallu avoir ce protocole dès le début. Il y a toujours cette question d’équité…», a fait valoir l’entraîneur nordiste vendredi en conférence de presse. «Évidemment que c’est mieux comme ça car on ne peut passer la saison à reporter les matches car le calendrier est déjà très compact», a-t-il ajouté.

L’Autriche va étendre «pendant tout l’hiver et peut-être au delà» lundi le port du masque et renforcer ses mesures de restriction aux rassemblements pour tenter d’endiguer la forte hausse des infections, a annoncé aujourd’hui le gouvernement.

«Cela redevient sérieux, les chiffres n’ont cessé de grimper ces dernières semaines», a déclaré le chancelier conservateur Sebastian Kurz, alors que son pays a enregistré officiellement 654 nouveaux cas de contamination en 24h mercredi.

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Il sera à nouveau obligatoire de se couvrir la bouche et le nez à partir de lundi dans tous les magasins et dans les lieux publics fermés, alors que les Autrichiens étaient jusqu’à présent autorisés à s’en passer, sauf dans les supermarchés, les pharmacies, à la poste et dans les transports publics.

Le nombre de spectateurs admis à des spectacles ou à des événements sportifs sera ramené lundi à 1500 en intérieur et à 3000 en extérieur, lorsque des places assises peuvent être attribuées.

Les manifestations se déroulant en présence d’un public mobile seront contraintes de limiter l’affluence à 50 personnes en salle et 100 à l’air libre.

Il deviendra également obligatoire de servir les consommations à table et de barrer l’accès au self-service

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L’épidémie de coronavirus ne cesse d’étendre son emprise sur la France. Pas moins de 75 départements sont en effet en situation de vulnérabilité modérée ou élevée, selon Santé Publique France.

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38 départements été placés en vulnérabilité modérée : l’Ardèche, l’Ariège, les Alpes de Haute Provence, l’Aube, l’Aude, l’Aveyron, le Bas-Rhin, les Deux-Sèvres, la Dordogne, le Doubs, la Drôme, l’Eure-et-Loir, le Gers, le Haut-Rhin, la Haute Loire, la Haute Marne, les Hautes Pyrénées, la Haute-Savoie, la Haute Vienne, l’Indre et Loire, les Landes, le Lot et Garonne, Lozère, la Marne, la Mayenne, Mayotte, la Meurthe et Moselle, la Moselle, le Morbihan, l’Oise, la Réunion, la Saône et Loire, la Savoie, la Seine Maritime, la Somme, le Tarn, Vienne et l’Yonne.

37 départements ont été classés en vulnérabilité élevée : la Martinique, la Guadeloupe (dont Saint Martin et St Barthélémy), l’Ain, les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, la Côte d’Or, la Corse du Sud et la Haute Corse, l’Essonne, le Gard, la Gironde, la Guyane, la Haute-Garonne, les Hauts-de Seine, l’Hérault, le Loiret, l’Ille-et-Vilaine, l’Isère, la Loire, la Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire, le Nord, Paris, le Pas de Calais, le Puy de Dôme, les Pyrénées Atlantiques, les Pyrénées Orientales, le Rhône, la Sarthe, la Seine et Marne, la Seine-Saint-Denis, le Tarn-et-Garonne, le Val-de-Marne, le Val d’Oise, le Var, le Vaucluse et les Yvelines. 

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La Suisse a placé neuf régions métropolitaines françaises, dont l’Ile-de-France avec Paris et la Provence-Alpes-Côte-d’Azur, en zone à risque élevé en raison du nombre élevé de cas d’infections, a annoncé aujourd’hui le gouvernement.

Au-delà de 60 cas pour 100.000 habitants pendant 14 jours, la Suisse peut classer un pays ou une région comme «à risque» et imposer une quarantaine de 10 jours à ceux qui en reviennent.

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Sept personnes âgées sont décédées depuis la semaine passée dans une maison de retraite située dans le canton de Fribourg en Suisse, où l’épidémie est repartie à la hausse.

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Outre les sept décès, la maison de retraite de Siviriez compte 34 autre résidents et 19 membres du personnel testés positifs au nouveau coronavirus, selon les autorités cantonales fribourgeoises.

Depuis la mi-juin, le nombre de cas quotidiens en Suisse, n’a cessé d’augmenter et dépasse désormais la barre des 400. Le port du masque est devenu obligatoire dans les transports publics en juillet. Certains cantons, comme Genève, l’ont rendu obligatoire dans les magasins.

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L’Angleterre et le Pays de Galles disposeront à partir du 24 septembre, après plusieurs mois de retard, d’une application de traçage des cas de coronavirus, a annoncé le gouvernement britannique.

Après avoir cherché à élaborer sa propre application de traçage au niveau national en confiant son développement à la division chargée des nouvelles technologies au sein du service public de santé, le NHS, le Royaume-Uni a fait volte-face en juin au profit d’un modèle décentralisé favorisé par Google et Apple.

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La pandémie a fait plus de 910.000 morts dans le monde depuis fin décembre, selon un dernier bilan. Plus de 28 millions de cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués.

Les Etats-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 191.802 décès, suivis par le Brésil avec 129.522 morts, l’Inde (75.271), le Mexique (69.649) et le Royaume-Uni (41.608).

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«Le ministère de l’Education nationale ne demande pas aux parents de présenter un certificat médical de non contre-indication et une telle demande des établissements ne repose sur aucune obligation législative ou réglementaire», écrit le Conseil national de l’Ordre (CNOM) dans un communiqué.

Il «demande au ministre de le rappeler aux rectorats, aux établissements et aux enseignants».

Le CNOM fait cette mise au point car «depuis la rentrée, des médecins alertent leur Ordre sur des pressions qu’ils subissent pour rédiger des ‘certificats médicaux de non-contre-indication au retour à l’école’ pour des enfants porteurs de symptômes évocateurs» du Covid-19.

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Le ministre de la Santé Olivier Véran annoncera les nouvelles mesures du gouvernement à 16 heures, lors d’une conférence de presse.

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Olivier Véran, ministre de la Santé.CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / POOL / AFP

Ces décisions, potentiellement «difficiles» comme l’expliquait le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy, suivront le Conseil de défense exceptionnel qui se tient actuellement.
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À ce jour, le gouvernement a annoncé la fermeture de 32 établissements scolaires (sur un total de 60.000) et de plus de 520 classes. 

Comment est prise cette décision ? Quels protocoles suivent les élèves contaminés ? Que faire pour faire garder un élève en quatorzaine ? Les enfants infectés peuvent-ils toujours suivre leurs cours ? Notre journaliste Laura Andrieu fait le point ci-dessous.

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Comme dit précédemment, Santé Publique France publie chaque semaine de nombreuses cartes interactives concernant le suivi de l’épidémie de coronavirus en France.

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Parmi elles, celle du nombre de personnes décédées du Covid depuis le 1er mars 2020, à retrouver juste ci-dessous.

La région parisienne est particulièrement touchée, tout comme la région Grand-Est. L’Ouest de la France est relativement épargné. 

Santé Publique France met à disposition chaque semaine de très nombreuses données de suivi de l’épidémie de coronavirus, dont plusieurs cartes interactives.

Parmi elles, celle du nombre de personnes testées sur le territoire national. Logiquement, les habitants des grandes villes se font plus dépister que leurs confrères ruraux.

Une carte à voir juste ci-dessous.

Comme chaque semaine, Santé Publique France a publié hier son point hebdomadaire de suivi de l’épidémie, riche en données. 

Selon l’organisme, 35 départements présentent désormais un taux d’incidence au-dessus du seuil d’alerte de 50 pour 100.000 habitants, dont 7 qui ont un taux supérieur à 100 pour 100.000 habitants.

47.294 cas ont été détectés entre le 31 août et 6 septembre (semaine 36), contre 39.275 la semaine précédente. 

Le taux de positivité, quant à lui, s’élève à 5,2%, alors qu’il était de 4,4 en semaine 35. Le 10 août dernier, il s’établissait à 2,1%.

Le nombre de nouvelles hospitalisations est également en hausse, avec 1704 admissions entre le 31 août et le 6 septembre, contre 1337 la semaine précédente.

Le nombre de patients en réanimation a également augmenté, passant de 210 en semaine 35 à 288 en semaine 36.

Enfin, 129 décès ont été recensés, contre 109 la semaine précédente.

Le nombre de tests effectués, lui, reste stable. 

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Le coronavirus est encore intraitable, mais quelques rares médicaments ont démontré leur efficacité contre lui, dont les corticoïdes. 

Ils réduiraient en effet la mortalité, grâce leur combat contre l’inflammation. Mais ils ne sont indiqués que pour les «formes sévères ou critiques» de la maladie, insiste l’OMS.

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Une infirmière préparant une dose du vaccin russe, encore en phase de tests.Natalia KOLESNIKOVA / AFP
Un antiviral, le remdesivir, réduit la durée d’hospitalisation, mais son bénéfice est relativement modeste.

En revanche, l’hydroxychloroquine, défendue par le président américain Donald Trump et, en France, par le professeur Didier Raoult, n’a pas démontré d’efficacité.

L’aéroport de Francfort, le plus grand d’Allemagne, a accueilli en août près de 1,5 million de passagers, soit 78% de moins qu’au même moment l’année passée, reflétant les effets durables de la pandémie de coronavirus sur le transport aérien.

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Si la baisse est inférieure à 80%, pour la première fois depuis mars, «les règles de quarantaine mises en place par le gouvernement allemand ont plombé la tendance positive» avec un retour à -81% de passagers pour la première semaine de septembre, explique son opérateur, Fraport, dans un communiqué.

Au cours des huit premiers mois de l’année, la fréquentation de cet aéroport, quatrième d’Europe en termes de passagers avant la crise sanitaire et base du la compagnie aérienne Lufthansa, a représenté seulement 32% du niveau de 2019.

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Le principal créancier de la compagnie aérienne sud-coréenne Asiana Airlines a annoncé vendredi la rupture de l’accord passé en décembre entre l’actionnaire majoritaire et un consortium mené par le promoteur immobilier Hyundai HDC, en vertu duquel ce dernier devait prendre le contrôle du transporteur en difficulté en y injectant 2500 milliards de wons (1,8 milliard d’euros).

Kumho Industrial, actionnaire majoritaire de la 2e compagnie aérienne sud-coréenne «a notifié à HDC la fin de l’accord», a affirmé Choi Dae-hyun, vice-président de la Banque de développement de Corée (KDB). Ce dernier a assuré que la KDB et une autre banque publique allaient renflouer Asiana Airlines. Elles devraient ainsi devenir ses plus gros actionnaires et chercher à la restructurer avant de tenter de trouver un nouvel acheteur. 

«Avec une dette équivalente à 22 fois ses actifs, cela sera difficile, quelle que soit l’entreprise, de montrer un intérêt à acquérir» Asiana Airlines, a déclaré à l’AFP le professeur Kim Dae-jong, économiste de l’université Sejong de Séoul.

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La résurgence de l’épidémie force les autorités à communiquer sur les multiples risques qui en découlent. Quitte à créer tout un lexique dédié à sa gestion. Le Figaro fait le point sur toutes ces expressions apparus au grand public ces derniers mois dans l’article ci-dessous. 

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La Direction Générale de la Santé a précisé dans son communiqué quotidien paru hier ce qu’est une «personne à risque», susceptible d’avoir contracté le Covid.

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Une personne «ayant partagé le même lieu de vie qu’un cas confirmé ou probable, ayant eu un contact direct avec un cas, en face à face, à moins d’1 mètre, quelle que soit la durée, ou ayant partagé un espace confiné (bureau ou salle de réunion, véhicule personnel…) pendant au moins 15 minutes avec un cas, ou étant resté en face à face avec un cas durant plusieurs épisodes de toux ou d’éternuement», présente de forts risques de contamination, selon la DGS.

«En revanche, les personnes croisées dans l’espace public de manière fugace ne sont pas considérées comme des personnes contacts à risque», précise l’organisme. 

Si vous êtes dans ce cas, la DGS préconise de vous faire dépister.

>> VOIR NOTRE VIDÉO – Covid-19: «Les cas se sont multipliés par deux en réa en une semaine», un médecin alerte sur la situation à Marseille

 

L’épidémie de coronavirus reprend de l’ampleur sur l’ensemble du territoire français. Le Figaro vous propose donc de visualiser dans une infographie exceptionnelle l’évolution des taux de positivité et d’incidence, département par département.

Un article de Marie Coussin et Nicolas Mondon à retrouver ci-dessous.

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En Guadeloupe, avec tous les indicateurs «au rouge» et un CHU au bord de la saturation, l’inquiétude monte au sein de la population et des services de santé.

Mardi, le directeur du CHU, Gérard Cotellon, a lancé l’alerte sur l’«afflux continu et grandissant de patients» liés au Covid-19, indiquant que l’établissement accueillait à cette date «50 patients» atteints de Covid-19, contre seulement quatre le 13 août.

«Il n’y a pas assez de contrôles, les fêtes en famille, beaucoup de gens s’en fichent parce que ‘ça arrive aux autres, mais pas à moi’, alors on s’en fiche !», s’énerve une habitante de Pointe-à Pitre, qui préfère rester anonyme.

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«En dépit des mesures prises et des messages de prévention, la diffusion de l’épidémie s’est intensifiée depuis quatre semaines», a reconnu l’Agence régionale de Santé dans un communiqué diffusé jeudi soir, assurant que la Guadeloupe et les Iles du Nord (Saint-Barthélemy et Saint-Martin) «sont sous très haute surveillance».

Sa directrice Valérie Denux avait avoué mercredi être «inquiète». Un nouveau confinement est «régulièrement évoqué» mais il s’agirait d’«une catastrophe pour notre territoire», a-t-elle dit.

>> VOIR NOTRE VIDÉO – Covid-19: «Depuis le début de la crise, les décisions à prendre sont toujours difficiles»

Des mesures de restrictions pourraient être annoncées aujourd’hui, à l’issue d’un conseil de défense censé «donner de la visibilité sur les prochaines semaines». Mais lesquelles ?

Le Pr Delfraissy, président du Conseil scientifique, a évoqué un renforcement de la protection des personnes âgées ou à risque (diabète, obésité, maladies respiratoires…) pour «créer une sorte de bulle» autour d’elles.

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Limiter le nombre de personnes à un rassemblement, y compris à la maison, «fait partie des éléments sur la table», a dit sur France Info ce matin l’un des membres du Conseil scientifique, Bruno Lina.

De son côté, le collectif de médecins Stop-Postillons a demandé que le masque soit porté par les enfants dès 6 ans, à l’école primaire, et non dès le collège.

Enfin, le conseil de défense devrait écourter à sept jours, contre 14 actuellement, la période d’isolement des personnes contaminées ou ayant été en contact prolongé avec une personne infectée.

Sont également possibles, mais peu probables, des fermetures de lieux publics dans les zones de circulation active du virus, et des reconfinements très localisés.

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Israël a réimposé cette semaine un confinement partiel dans certaines localités, avec en ligne de mire la communauté arabe israélienne, touchée de plein fouet par cette deuxième vague.

A l’apparition du virus en mars, seuls 5% des cas de malades étaient recensés chez les Arabes israéliens, qui représentent environ 20% de la population du pays. Mais d’après les dernières données du ministère israélien de la Santé, 30% des cas de malades actuellement recensés le sont au sein de cette communauté.

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Pour tenter d’endiguer la circulation du virus, les autorités imposent depuis mardi et pour une semaine un couvre-feu nocturne dans 40 localités, où les rassemblements sont limités. Parmi ces localités, 29 sont arabes, et les autres sont juives ultra-orthodoxes.

Dans les deux cas, ces communautés sont composées de familles nombreuses qui vivent dans des logements petits, ce qui explique un taux d’infection plus élevé, indique le docteur Zahi Saïd, un porte-parole du ministère israélien de la Santé. Celui-ci pointe du doigt un autre facteur: les rassemblements qui continuent d’avoir lieu, et notamment les mariages.

>> VOIR NOTRE VIDÉO – Covid-19: «Les cas se sont multipliés par deux en réa en une semaine», un médecin alerte sur la situation à Marseille

Le taux de positivité des tests ne cesse d’augmenter depuis plusieurs semaines, s’établissant désormais à 5,4%, selon le point quotidien de Santé Publique France publié hier.

Le 10 août dernier, il s’établissait à 2,1%

Pour rappel, le taux de positivité est le nombre de personnes testées positives divisé par le nombre de personnes testées, sur les 7 derniers jours consolidés. 

L’épidémie de coronavirus reprend sévèrement en France, et le télétravail est toujours autant recommandé par le gouvernement. Et pourtant, de nombreuses entreprises précipitent leurs employés dans les bureaux, de crainte qu’ils n’effectuent plus leurs tâches avec efficacité.

Notre journaliste Anne Bodescot vous expose dans l’article cinq arguments à utiliser face à votre patron pour qu’il vous laisse télétravailler. 

>> LIRE NOS CONSEILS – Comment convaincre votre chef de vous laisser télétravailler ?

Etre illettré représente «un facteur aggravant» en pleine crise du Covid-19, notamment pour retrouver un emploi, souligne Christian Janin dans un entretien avec l’AFP, président de l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI).

>> LIRE NOTRE ARTICLE – Licenciements, faillites : les secteurs qui souffrent du coronavirus

«Aujourd’hui, la moitié des illettrés ont un emploi. Évidemment, pendant le confinement, ces personnes n’ont pas pu exercer en télétravail. Il faut penser que leur première difficulté au quotidien était celle de remplir une attestation de sortie du domicile. La plupart du temps, il leur fallait trouver quelqu’un pour la remplir en amont et n’avoir plus qu’à inscrire la date. Etre en situation d’illettrisme, c’est aussi un facteur aggravant avec la crise actuelle: les personnes illettrées qui ont été licenciées auront plus de mal à être recrutées par la suite», explique le spécialiste.

La dernière enquête officielle, menée par l’Insee, date de 2011 et chiffre à 2,5 millions le nombre d’illettrés âgés de 18 à 65 ans, soit 7% de la population.

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Sodexo, numéro deux mondial de la restauration collective, a annoncé vendredi qu’il prévoyait plusieurs centaines de millions d’euros de charges exceptionnelles au deuxième semestre de son exercice 2019-2020 (clos fin août), en raison de la crise sanitaire.

>> LIRE NOTRE ARTICLE – Sodexo va passer de lourdes charges et dépréciations dans ses comptes

Compte tenu de l’impact du Covid-19, Sodexo procède à la revue de la valeur de certains actifs, «susceptible de conduire à l’enregistrement de dépréciations (…) d’environ 250 millions d’euros», détaille-t-il dans son communiqué. Et il prévoit par ailleurs, «en anticipation de la fin des programmes de soutien gouvernementaux dans plusieurs pays», des actions qui devraient représenter «environ 160 millions d’euros de dépenses de restructuration».

Présent dans 67 pays et à la tête de 470.000 employés, Sodexo propose chaque jour à 100 millions de consommateurs des services allant de la restauration, l’accueil, l’entretien, le nettoyage et la maintenance technique d’installations jusqu’à une offre de crèches et de conciergerie. Depuis le début de la crise sanitaire, il a été contraint de fermer de nombreux sites dans le monde.

>> VOIR NOTRE VIDÉO – Elisabeth Borne propose «un bouclier anti-licenciement» pour les entreprises

La prochaine saison de l’émission de TF1 «Koh-Lanta» sera tournée en France face aux contraintes liées au Covid-19, a annoncé aujourd’hui le présentateur Denis Brogniart sur Europe 1. «Ce sera en France. Mais la France, c’est grand. Ça peut être très loin», a lancé le présentateur précisant que le tournage de cette 22e saison débuterait dans un mois.

L’émission, tournée dans des îles inhabitées, ne s’est déroulée qu’une seule fois sur le territoire français, en Nouvelle-Calédonie en 2005 (outre une édition spéciale également tournée en Nouvelle-Calédonie). La saison actuelle est tournée aux îles Fidji.

>> LIRE NOTRE ARTICLE – «La télévision post-Covid devra recréer du commun dans une France divisée»

Didier Raoult gêne-t-il la plateforme vidéo Youtube ?
Le médecin et scientifique a annoncé hier jeudi que son dernier « bulletin
scientifique » en vidéo a été supprimé sans raison par l’hébergeur. Au
bout d’une heure, la vidéo a fini par être remise en ligne, mais le site n’a donné
aucune explication. Didier Raoult a aussi posté sa vidéo sur le site
Dailymotion, concurrent français de Youtube, déclarant espérer qu’il « n’adoptera pas une politique de censure de résultats publiés
dans des revues scientifiques à comité de lecture ».

Depuis le début de l’épidémie, le professeur Raoult a pris l’habitude
de faire un point régulier, et de livrer ses réflexions sur la crise sanitaire.
Plus de 27 millions de vues ont déjà été comptabilisées sur les différentes
vidéos en ligne.

Sept personnes âgées sont décédées depuis la semaine passée dans une maison de retraite située dans le canton de Fribourg en Suisse, où l’épidémie de Covid-19 est repartie à la hausse comme dans le reste de l’Europe.

Outre les sept décès, la maison de retraite de Siviriez compte 34 autres résidents et 19 membres du personnel testés positifs au nouveau coronavirus, ont indiqué cette semaine les autorités cantonales fribourgeoises.

Au vu du nombre importants de collaborateurs touchés dans l’établissement, et vu la situation exceptionnelle, le médecin cantonal a demandé à l’Hôpital de Fribourg de mettre à disposition des lits pour la prise en charge des soins de plusieurs résidents.

Le Covid-19 sera automatiquement reconnu comme maladie professionnelle pour les soignants touchés par le virus et ayant eu besoin d’un apport d’oxygène, les autres soignants et les non-soignants devant passer par un comité de deux médecins, selon le ministère de la Santé. La parution d’un décret sur ce sujet est «imminente», a appris l’AFP auprès des services du ministre de la Santé, Olivier Véran.

La reconnaissance sera automatique pour les soignants, hospitaliers et de ville, et pour les intervenants auprès des personnes vulnérables, à domicile ou en Ehpad, à une condition: ils doivent avoir contracté une forme sévère de la maladie, c’est-à-dire ayant bénéficié d’oxygénothérapie. Cette reconnaissance permettra une prise en charge à 100% des frais médicaux mais aussi de recevoir une indemnité en cas d’incapacité temporaire ou permanente. En cas de décès, les ayants droit peuvent également percevoir une rente.

Le gouvernement va pourtant «être obligé de prendre des décisions difficiles», a rappelé mercredi le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, qui n’exclut plus des reconfinements locaux, car «les mesures de type fermeture des bars (…) ce n’est pas ça qui résoudra le problème». Le problème ne concerne cependant pas que la France. Partout ailleurs en Europe, les autorités doivent faire face à l’augmentation du nombre de cas, qui commence déjà à accroître la pression sur les hôpitaux.
Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique, est revenu sur Europe1 sur les débuts de la crise et sa coopération actuelle avec le gouvernement. Au micro de Sonia Mabrouk, il a évoqué ses “regrets” concernant la vague épidémique du début de l’année. Ces derniers concernent la date de début du confinement, trop tardive à ses yeux, et les décisions polémiques concernant le confinement des personnes âgées. Ces dernières n’avaient pu recevoir aucune visite dans les établissements de soin.
“Je ne suis pas amer du tout, les critiques font partie du
jeu… J’ai deux regrets. Le premier, ne pas avoir poussé plus pour un
confinement quelques jours avant, qui nous aurait fait gagner du temps. Et le
deuxième, c’est pour les personnes âgées, les EHPAD, où c’était difficile. […]
mais c’est une leçon à tirer pour maintenant: il faut savoir concilier les
aspects sanitaires et le respect pour nos anciens”.
» VOIR AUSSI – Jean-François Delfraissy regrette de «ne pas avoir poussé plus à un confinement de quelques jours avant»

Les spéculations continuent concernant les mesures qui pourraient être prises pour juguler la hausse des contaminations. Hier soir, le journal télévisé de France 2 a annoncé avoir eu confirmation de l’Elysée qu'”un nouveau confinement ciblé”, était envisageable.
De nouvelles restrictions sont attendues, en particulier dans les métropoles.

C’est l’un des secteurs torpillés par cette année noire. Depuis six mois, le monde de la nuit est contraint de dormir la nuit. Et de pleurer le jour. Depuis mars et les premières mesures de restriction, puis de confinement, les discothèques sont fermées et ne vivotent – quand elles ne mettent pas déjà la clé sous la porte – qu’avec les aides de l’État.
Il y a quelques mois, alors que la pandémie de Covid-19 atteignait son pic, le gouvernement clamait que ni le port du masque ni les tests n’étaient nécessaires. Pour une raison simple: nous ne disposions ni de stocks de masques ni de réactifs pour effectuer les tests! Aujourd’hui, le discours officiel est passé d’un extrême à l’autre. Le décryptage du Figaro est disponible ici :
Alors que la progression du coronavirus a repris de manière exponentielle sur le territoire, découvrez avec Le Figaro comment le taux d’incidence et le taux de positivité, deux des indicateurs clefs de suivi de l’épidémie, ont évolué dans votre département depuis mai.

Les médecins de soins intensifs, qui soignent pourtant les malades les plus graves, sont moins susceptibles d’avoir été infectés par le coronavirus que leurs collègues d’autres services, voire que les agents d’entretien des hôpitaux, selon une étude britannique parue vendredi. L’étude porte sur plus de 500 membres du personnel d’hôpitaux de Birmingham, qui étaient tous en poste fin avril, alors que l’épidémie faisait rage et que le confinement était en vigueur au Royaume-Uni. A ce moment-là, ces hôpitaux accueillaient en moyenne cinq malades du Covid-19 par heure.

Au total, 24% des participants avaient développé des anticorps prouvant une infection passée due au coronavirus, contre 6% dans la population générale de cette région de l’Angleterre. Mais ce taux variait selon la catégorie de personnels. Il était le plus bas chez les professionnels de soins intensifs (15%), contre environ 30% dans les services de médecine interne générale et 34,5% chez les agents d’entretien. Cela pourrait notamment s’expliquer par le fait qu’ils ont reçu en priorité des équipements à haut niveau de protection, comme des masques, avancent les auteurs de ces travaux, publiés dans la revue médicale Thorax.

Le gouvernement français annoncera aujourd’hui vendredi, au terme d’un conseil de défense consacré au Covid-19, des décisions permettant de «donner de la visibilité sur les prochaines semaines» et de «s’adapter» à la diffusion du virus, a annoncé le président Emmanuel Macron.

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La pandémie de coronavirus a fait au moins 904.534 morts dans le monde depuis que le bureau de l’OMS en Chine a fait état de l’apparition de la maladie fin décembre, selon un dernier bilan. Plus de 27.915.770 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués depuis le début de l’épidémie, dont au moins 18.580.400 sont aujourd’hui considérés comme guéris.
Avec 9843 nouveaux cas en 24 heures, la France a connu son record de contaminations depuis le début de la pandémie. 5096 personnes sont hospitalisées, selon la Direction générale de la Santé (DGS), dont 352 au cours des dernières 24 heures. 615 personnes ont été admises en réanimation dont 54 au cours des dernières 24 heures.

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Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré aux dernières informations concernant l’épidémie de Covid-19.

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