En direct / Affaire Maëlys. Procès de Nordahl Lelandais : “Avec ce qu’il a fait à notre fille, ce … – Le Dauphiné Libéré

11 H 41 :

Présidente : “Vous avez un compte instagram abonné à 41 comptes. Une majorité concerne de très jeunes filles. Pourquoi ?”

Lelandais : “J’allais rarement sur Instagram”.

Présidente :”Pourquoi des jeunes filles ?”

Lelandais: (il hésite longtemps et aucune réponse)

La cour visionne les comptes instagram abonnés.

Présidente : “Qu’avez-vous à dire M. Lelandais ?”

Lelandais : “Je ne sais pas. Pourquoi ? J’en sais rien.”

11 H 35 :

Présidente : “Pourquoi vous demandez à votre mère de ne plus en parler ?”

Lelandais : “Pour éviter d’en parler à tout le monde. On sait comment ça s’est passé, il y a eu des fuites de l’instruction, les medias s’en sont emparées.”

11 H 31 :

Présidente : “Pourquoi avez-vous reproché à votre mère (lors d’une écoute téléphonique) d’avoir parlé des vidéos à sa sœur (tante de Lelandais) ?”

Lelandais : “C’était plus dans le sens arrête d’en parler.”

La présidente demande qu’on diffuse l’écoute téléphonique dans la salle

Nordahl Lelandais : “Je ne vous donne pas ma vérité, je vous donne la vérité”

11 H 25 :

Lelandais : “J’ai commis cet acte parce qu’il y avait cette attirance. Mais c’était pour le sexe, pas parce que c’était des enfants.”

Présidente : “Tous les interdits sont levés et ça ne vous pose pas de problème M. Lelandais. Pourquoi cette répétition ?

Lelandais : “J’en sais rien à ce moment là je la vois endormie…”

Présidente : “Je vous coupe. Pourquoi vous retrouvez-vous dans cette chambre si vous étiez allés chercher une veste ?”

Lelandais : “Je ne vous donne pas ma vérité, je vous donne la vérité.”

11 H 20 :

Présidente : “Concernant l’alcool et la cocaïne, que dites vous aujourd’hui ? Votre cousine a dit que vous étiez normal ?”

Lelandais : “Pendant le restaurant je suis allé dans la voiture une fois consommer de la cocaïne, après à la maison, je voulais leur faire goûter mes rhums arrangés.”

Présidente : “Donc une prise de cocaïne et de l’alcool.”

Lelandais : “De toute façon, j’en prenais tout le temps de la cocaïne.”

Présidente : “Est-ce envisageable que vous ayez fait ces vidéos une fois que tout le monde était couché ?”

Lelandais : “Oui et ça ne change rien aux faits.”

Présidente : “Ça change que si on vous écoute, si on ne vous avez pas demandé d’aller chercher la veste nous n’auriez pas eu cette pulsion. C’est différent que de se lever en pleine nuit.”

Lelandais: “Parfois je m’exprime peut-être mal et j’en suis désolé.”

Présidente : “Elle vient d’où cette pulsion ?”

Lelandais : “Je vais me répéter c’est de la lâcheté. Et quand je vois l’enfant endormi j’ai cette pulsion.”

11 H 04 : Des photos de l’aménagement de la maison des Lelandais à Domessin sont projetées dans la salle.

10 H 59 :

Présidente : “Vous avez cherché sur un site pornographique ‘il filme sa chatte quand elle dort’. C’est quelque chose qui vous a attiré, un fantasme ?”

Lelandais : “Pas particulièrement.”

Présidente : “Ces vidéos ressemblent de manière troublante à d’autres sextapes avec des femmes adultes. Pourquoi avoir mis de la salive sur le sexe de vos petites cousines ?”

Lelandais : “Pour caresser”

Présidente : “Vous faites la même chose avec des adultes. Elle est où la frontière entre une femme et une petite fille ?”

Lelandais : “Il n’y a pas de frontières à ce moment.”

Présidente : “Vous parlez de caresse mais c’est une agressions sexuelle. Vous le savez aujourd’hui ?”

Lelandais : “Oui”

La présidente Valérie Blain cherche à savoir si Lelandais maintient que l’agression sexuelle s’est produite au moment où il serait allé cherché une veste pour sa cousine.

10 H 50 :

Présidente : “Monsieur Lelandais merci de vous lever. Pourquoi avez-vous transféré la vidéo d’un téléphone sur un autre ?”
Lelandais : “Je ne sais même pas”
Présidente : “C’est une question simple pourtant. Il y a quoi principalement sur cet autre téléphone ?”
Lelandais : “Des vidéos pornographiques.”
Présidente : “Ça pourrait être la raison ?”
Lelandais : “Oui”

10 H 41 : La vidéo de l’agression sexuelle va être projetée dans la salle. Les parents de la victime sortent de la salle.

10 H 39 :

Me Crespin : “Vous avez toujours dans la tête qu’il est allé plus loin que ce qu’on voit sur la vidéo ?”
Témoin : “Je ne sais pas, je me dis qu’elle aurait pu se réveiller. Mais il ne dira rien.”

10 H 36 :

Me Remond : “Vous lui avez dit quoi précisément ?”
Témoin: “Je lui ai dit ‘un des hommes t’a touché la foufoune pendant que tu dormais’. Et elle m’a dit qu’elle ne voulait plus en parler.”
Me Remond: “Comment va votre couple ?”
Témoin: “Mal… C’est mon boulot et mes filles. Maman avant tout. On va faire le nécessaire pour remonter tout ça… mais je n’y crois pas trop.”
Me Remond: “Vous voulez dire quelque chose à votre cousin ?”
Témoin: “Non, on ne peut pas dire ces choses là devant la cour.”

10 H 32 :

Me Remond : “Vous n’avez plus de lien avec cette branche de la famille ?”
Témoin : “Plus avec ceux qui le défendent. On ne peut pas aimer un monstre. Ils sont dans la même case.”
Me Remond : “La vidéo vous avez vu des extraits. Il y avait eu un doute des gendarmes sur laquelle de vos filles était sur la vidéo ?”
Témoin : “La culotte a permis d’identifier.”
Me Remond : “Et les draps n’ont pas été retrouvés ?”
Témoin : “Non, la mère de Nordahl a fait un tri et les a mis à Emmaüs quelques semaines plus tard”
Me Remond : “C’était pile une semaine avant les faits sur Maëlys De Araujo.”
Témoin : “Avec ce qu’il a fait à notre fille, ce n’est pas seulement un assassin, c’est un pédophile aussi.”
Me Remond : “Comment va votre fille aujourd’hui ?”
Témoin: “Elle va bien mais elle garde tout pour elle, elle ne montre pas ses sentiments. On saura plus tard.”

« Ces images vont me hanter. On était là, à quelques mètres… et je n’ai pas pu la protéger. »

10 H 22 :

Présidente : “Vous avez échangé avec votre frère jumeau (cousin de Lelandais et père de l’autre victime) ?”
Témoin: “Oui, on se disait qu’il avait sûrement fait ça à d’autres enfants.”
Présidente : “Qu’attendez vous ?”
Témoin : “Dis la vérité pour les parents… De toute façon il s’en fout ! Tant qu’il n’y a pas de preuves, il ne dit rien. Là, il n’a pas le choix, il y a la vidéo, il doit avouer.”

10 H 19 :

Présidente : “Après la découverte de la vidéo en juin 2018, vous portez un autre regard, vous parlez de son statut de préféré dans la famille ?”
Témoin: “Nordahl toujours propre sur lui, qui passait bien. C’était le préféré de sa mère.”
Présidente : “Quand vous apprenez l’existence de la vidéo, qu’est ce qui se passe ?”
Témoin: “C’est dur… (en sanglots), en dehors de la mort, c’est le pire qui puisse arriver à nos enfants. Ces images vont me hanter. On était là, à quelques mètres… et je n’ai pas pu la protéger.”

10 H 12 :

Présidente Valérie Blain : “Est-ce que lors du séjour, vous l’avez trouvé tendu, différent ?”
Témoin : “Non c’était le même, le cousin fêtard qui voit ses amis.”
Présidente : “Vous saviez qu’il consommait de la cocaïne ?”
Témoin : “Non”
Présidente : “Vous confirmez que ce soir là, vous ne lui avez pas demandé d’aller vous chercher une veste (dans la chambre des filles) ?”
Témoin: “Non, j’y serais allée moi-même”
Présidente : “Quand vous avez appris les faits (pour Maëlys) qu’en avez-vous pensé ?”
Témoin: “Au début ce n’est pas possible, on ne pouvait pas avoir un monstre autour de nous. Après on a coupé les ponts de suite. Jusqu’à ce qu’il avoue, on prenait sa défense.”

10 H 05 : “On a passé plus ou moins notre enfance ensemble (avec Nordahl Lelandais). Nos mères étaient proches. On allait en colonie de vacances ensemble. À l’adolescence, on s’est un peu perdu de vue. Après, il est parti à l’armée. Moi aussi je me suis engagée. Et après j’ai rencontré mon conjoint.”

10 H 03 : La mère de la victime est maintenant appelée à la barre. Elle a 37 ans, c’est la cousine de Nordahl Lelandais.

10 H 01 :

Jacques Dallest, l’avocat général : “Votre fille avait 6 ans au moment des faits ?”
Témoin: “Oui.”
Avocat général : “La vidéo est tournée à 2 heures 14, tout le monde dort à cette heure ?”
Témoin: “Oui puisqu’on partait le lendemain.”

9 H 59 :

Maître Boguet : “Qu’est-ce que vous saviez de sa vie comme l’armée par exemple ?”
Témoin : “Pas grand chose”.

9 H 53 :

Maître Remond: “Est-ce qu’elle a compris ce qui lui est arrivé (elle a 10 ans aujourd’hui) ?”
Témoin: “Oui, elle a très bien compris. Et elle ne veut plus en parler, elle a été catégorique.”

9 H 51 :

Maître Remond: “Vous êtes pudique mais comment va votre couple aujourd’hui ?”
Témoin: “C’est très difficile.”

9 H 47 :

Maître Remond (avocate des parties civiles): “Le 19 août 2017, vous allez manger au restaurant tous ensemble, comment était-il ? Une euphorie particulière ?”

Témoin : “Il est tout à fait normal, pas saoul, pas euphorique.”

9 H 40 :

Témoin : “On a posé des questions à notre fille (à l’approche du procès). Elle s’est refermée de suite en étant catégorique ‘je veux plus qu’on en a parle’. On essaie de se reconstruire mais ça a tout éclaté. Ça ne se passe pas super bien avec ma compagne. Je n’ai plus confiance en personne. Je ne veux pas qu’elle dorme nulle part. Pour moi, c’est un stress permanent.”

Présidente Valérie Blain : “Qu’attendez vous du procès ?”

Témoin: “Des réponses mais je sais qu’on n’en aura pas. Comment peut-on faire ça à une enfant ? J’aimerais lui dire beaucoup de choses, comme beaucoup de pères ici je pense… mais je vais me retenir.”

« Et puis les gendarmes nous ont appelé “on pense qu’il s’est passé quelque chose avec une de vos filles”, on ne le croyait pas »

9 H 36 :

Présidente Valérie Blain : “Comment avez-vous vécu les faits au moments de son arrestation ?”

Témoin: “Le choc au début, ça ne pouvait pas être lui. Et quand il a avoué, ça a été atroce, on a coupé les ponts avec lui et la famille. Et puis les gendarmes nous ont appelé ‘on pense qu’il s’est passé quelque chose avec une de vos filles’, on ne le croyait pas. Et puis, ils nous ont dit ‘on a une vidéo’ (le témoin est pris de sanglots). Et là, ça a été l’enfer, et ça l’est depuis.”

9 H 32 :

Présidente Valérie Blain : “Comment s’est passée cette dernière soirée, du 19 au 20 août ?”

Témoin: “C’est très vague pour moi. On est rentré, on a pris un dernier verre sur la terrasse, on parlait de tout et de rien et on est allé se coucher”

Présidente Valérie Blain : “Vous avez le souvenir qu’il s’est levé pour aller chercher une veste dans la chambre des enfants ?”

Témoin : “Non, je suis catégorique il est resté avec nous.”

Présidente Valérie Blain : “Le lendemain matin, vous le revoyez ?”

Témoin : “Sa mère l’a réveillé pour nous dire au revoir et on est parti.”

9 H 28 : “Ça se passait normalement avec mes filles, il avait l’air attentionné. Rien de bizarre qui puisse éveiller nos soupçons. Le peu de choses que je percevais de lui à l’époque, c’est que c’était quelqu’un de sympa, un bon cousin (celui de sa femme). Super propre sur lui, sûr de lui”

Présidente Valérie Blain : “Est ce que vous, sur cette période, vous allez l’impression qu’il n’est pas comme d’habitude ?”

Témoin: “Non, il est parfaitement détendu, comme d’habitude”.

Présidente Blain: “Vous remarquez qu’il sortait très tard ?”

Témoin: “Oui et il se levait très tard. Mais je peux pas affirmer qu’il sortait toutes les nuits.”

9 H 22 : “On ne le voyait pas la journée, les 3/4 du temps il dormait. On le voyait le soir à l’apéro”

9 H 20 : “Je suis là pour savoir ce qui s’est passé, pourquoi ? À l’époque, ça faisait 7 ans que j’étais avec ma compagne. j’avais rencontré cette personne (Nordahl Lelandais) quelques fois à l’occasion de regroupements familiaux. Je pensais que c’était une personne tout à fait normale”. 

Les faits se sont produits en août 2017 à l’occasion de vacances en Savoie chez les Lelandais.

9 H 17 : L’audience reprend. Les parents de la deuxième petite cousine de Nordahl Lelandais agressée sexuellement par ce dernier vont être entendus. C’est le père âgé de 42 ans qui commence.

6h10 : le programme de la journée

Jennifer Cleyet-Marrel, la maman de Maëlys de Araujo, va déposer à la barre ce lundi pour débuter cette deuxième semaine du procès. Un moment important pour elle, comme le souligne son avocat Me Rajon. “Son souhait numéro un c’est que le souvenir de sa petite fille puisse vivre dans cette salle de la cour d’assises. Elle souhaite donc parler de Maëlys et mettre Nordahl Lelandais devant ses contradictions.”

6h05 : ce qu’il faut retenir de la cinquième journée du procès

Pour conclure cette première semaine du procès de Nordahl Lelandais, la cour a fait témoigner une jeune femme qui a rencontré l’accusé quand elle était mineure. Elle a raconté comment il l’avait embrassée alors qu’il était son éducateur canin. Puis c’est sa petite amie au moment des faits qui a déposé à son tour. Elle est revenue sur leur relation qui s’est dégradée à cause d’infidélités, puis définitivement arrêtée après son avortement et les aveux de Nordahl Lelandais sur le meurtre de Maëlys.

La cour a ensuite diffusé plusieurs écoutes téléphoniques enregistrées quand Lelandais était incarcéré. Dans l’une d’elle, on l’entend notamment dire à son ancienne petite amie que si elle avait répondu à son SMS le soir du mariage, il serait rentré et donc, que rien ne serait arrivé… “Il est indécent de faire peser cette culpabilité sur son ex-compagne”, a réagit Me Rajon, l’avocat de la maman de Maëlys.

L’après-midi, c’est un autre volet du procès qui s’est ouvert, celui des agressions sexuelles des petites cousines de Nordahl Lelandais. Très émus, les parents de l’une d’elles ont parlé de leur relation avec l’accusé. Tous deux ont décrit un homme sympathique et très apprécié par leur fille. Puis exprimé leur dégoût, leur haine, depuis qu‘ils ont appris l’existence de photos et d’une vidéo de son agression. “Je l’appelle (désormais) NL. Je ne l’appelle plus mon cousin. On a été manipulé“, a déclaré le papa.

Enfin, interrogé par la présidente Valérie Blain, Nordahl Lelandais a reconnu, depuis le box, l’agression sexuelle sur sa petite cousine mais a déclaré: “Je ne l’ai pas fait sur Maëlys (…) Je suis incapable de le faire sur une enfant éveillée“.

La vidéo de l’agression sexuelle a ensuite été diffusée dans la salle. Un moment insoutenable pour les parents de la petite fille et ceux de Maëlys qui ont quitté la pièce. Avant la suspension de l’audience, Nordahl Lelandais a assuré n’avoir commis ces actes qu’une seule fois. “J’ai quelques doutes…”, lui a répondu Me Rajon. 

6 heures : Nordahl Lelandais va-t-il enfin s’expliquer ?

Déjà condamné à 20 ans de réclusion pour le meurtre du Caporal Arthur Noyer, Nordahl Lelandais comparaît devant la cour d’assises de l’Isère, à Grenoble, depuis ce lundi 31 janvier pour le meurtre de Maëlys de Araujo.

Incarcéré actuellement au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), l’ancien maître-chien de Domessin (Savoie) doit s’expliquer sur les circonstances dans lesquelles est morte la fillette de 8 ans dans la nuit du 26 au 27 août 2017. Il doit répondre, aussi, des délits d’atteintes sexuelles sur deux mineures de 15 ans, après les attouchements commis, ce même été 2017, sur deux de ses petites cousines alors âgées de 5 et 6 ans, ainsi que d’enregistrement et de détention d’images pédopornographiques, toujours au cours de la même période.

Un procès très médiatisé, avec un verdict attendu le vendredi 18 février.

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