Emmanuel Macron veut « relancer le combat pour l’abolition universelle » de la peine de mort – Le Monde

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Emmanuel Macron a annoncé, samedi 9 octobre, que la France allait « relancer le combat pour l’abolition universelle » de la peine de mort, dans un discours prononcé au Panthéon pour marquer le 40e anniversaire de l’abolition de la peine de mort.

Il a expliqué que, dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne, au premier semestre 2022, la France allait organiser, « à Paris avec l’ONG Ensemble contre la peine de mort, une rencontre au plus haut niveau rassemblant les sociétés civiles des Etats appliquant encore la peine de mort ou un moratoire afin de convaincre leurs dirigeants de l’importance et de l’urgence de l’abolir ».

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« Vive l’abolition universelle ! »

Avant lui, Robert Badinter, l’ancien garde des sceaux qui avait fait voter l’abolition en 1981, avait affirmé sa « conviction absolue : la peine de mort est vouée à disparaître dans le monde car elle est une honte pour l’humanité ». Sous la coupole du Panthéon, il a ajouté d’une voix ferme :

« Elle ne défend pas la société, elle la déshonore (…). Vive l’abolition universelle ! »

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Emmanuel Macron a rappelé que, en 1981, la France avait été « le 35e Etat à abolir la peine de mort ». « Cent six Etats ont à ce jour emprunté cette voie quand 50 autres respectent un moratoire de droit ou de fait sur les exécutions », a-t-il précisé.

Mais il a déploré que « 483, un nombre certainement sous-évalué, exécutions » aient été perpétrées dans le monde en 2020. « Quatre cent quatre-vingt-trois meurtres d’Etat administrés par 33 régimes politiques, qui ont pour la plupart en commun un goût partagé pour le despotisme, le rejet de l’universalité des droits de l’homme », a-t-il déclaré, alors que la peine de mort est en vigueur en Chine, aux Etats-Unis ou en Inde.

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A l’issue du discours, MM. Macron et Badinter ont visité l’exposition « Un combat capital », qui retrace l’histoire du combat politique pour l’abolition de la peine de mort en France, du XVIIIe siècle à nos jours.

Parmi les quelque 200 invités ayant pris place sous la coupole du Panthéon, figuraient le premier ministre, Jean Castex, le ministre de la justice, Eric Dupond-Moretti, les présidents de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, et du Sénat, Gérard Larcher, mais aussi des anciens collaborateurs et ministres de François Mitterrand, comme Pierre Joxe, Hubert Védrine et Jean-Louis Bianco. Des membres de la famille Badinter étaient également présents.

Le projet de loi sur l’abolition de la peine de mort a été adopté par l’Assemblée nationale le 18 septembre 1981, quatre mois après l’élection de François Mitterrand à l’Elysée, puis le 30 septembre par les sénateurs. La mise au rebut de la guillotine était promulguée le 9 octobre 1981.

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Le Monde avec AFP

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