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Emmanuel Macron renonce à sa retraite de président de la République – Les Échos

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Emmanuel Macron, qui vient de fêter ses 42 ans, renonce par avance à sa future retraite d’ancien président de la République, a indiqué l’Elysée à l’AFP,  confirmant une information du « Parisien ». 

 Le montant d’une retraite présidentielle s’élève à plus de 6.000 euros bruts mensuels cumulables avec d’autres émoluments provenant d’autres emplois. Le chef de l’Etat a également décidé de ne pas siéger à l’avenir au Conseil constitutionnel dont les anciens présidents sont membres de droit à vie, avec une indemnité de 13.500 euros.

Cette décision a été annoncée samedi soir en plein mouvement de grève contre  la réforme des retraites . Mais selon l’Elysée, « il n’y a pas de volonté d’affichage, seulement une volonté de cohérence » de la part d’Emmanuel Macron.

La présidence rappelle que l’hôte de l’Elysée avait démissionné de la haute fonction publique le jour même de sa déclaration de candidature à la présidentielle en novembre 2016.

Le premier président à renoncer

Emmanuel Macron sera donc le premier président à renoncer au bénéfice de la loi du 3 avril 1955. En vertu de ce texte, les anciens chefs d’Etat se voient verser à vie, dès leur départ de l’Elysée, une pension équivalente au salaire d’un conseiller d’Etat, soit 6.220 euros bruts mensuels. Ce montant n’est soumis à aucune condition d’âge ni durée de mandat ou plafond de revenus. « Il a décidé qu’il ne s’appliquerait pas cette loi à court terme en 2022, ni en 2027 en cas de deuxième mandat », a précisé l’Elysée. A la place, « un nouveau système sera créé dans le cadre du futur régime universel par points » pour les pensions des chefs de l’Etat. Selon l’Elysée, la cohérence veut que la loi de 1955 ne s’applique plus à aucun président à l’avenir.

La décision de ne pas siéger au Conseil constitutionnel relève elle aussi d’une certaine cohérence puisque la mesure figure dans le projet de réforme constitutionnelle qui attend encore de voir le jour.

« La moindre des choses », pour Fabien Roussel

Si cette annonce a été saluée par René Dosière, le président de l’Observatoire de l’éthique publique, elle a suscité dans l’opposition de gauche un feu nourri de critiques en pleine période de grève dans les transports publics . « Que le président de la République, les ministres, les parlementaires soient alignés au régime général, c’est la moindre des choses », a déclaré dimanche le secrétaire national du PCF et député Fabien Roussel qui était l’invité de l’émission « Le Grand rendez-vous » sur Cnews et Europe 1 . Cette décision, « c’est quand même un luxe que tout le monde ne peut pas se payer, a-t-il ajouté, quand, lui, a touché 2,4 millions en 18 mois à la banque Rothschild et payait l’impôt sur la fortune avant de se le supprimer lorsqu’il est arrivé au pouvoir ».

«C’est insupportable, il n’y a que les grands seigneurs, les très riches, les importants qui peuvent se permettre ce genre de libéralités», a renchéri le chef de file de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV.

Pour le patron du PS Olivier Faure, le fait «que le président renonce à l’un de ses privilèges, très bien. Mais la retraite des Français n’en est pas un». Comparant la retraite du président à un « régime spécial », Valérie Rabault, qui préside le groupe PS à l’Assemblée nationale, a posté sur Twitter : « Y a-t-il quelque chose d’extraordinaire à s’appliquer ce qu’on préconise pour les autres ? ».

De son côté enfin, l’ancienne ministre socialiste Ségolène Royal considère que : « La vraie question c’est de savoir s’il renonce à retourner après l’Elysée dans le monde du business mondialisé avec les énormes retraites chapeaux qui vont avec et dont les montants sont sans commune mesure… ».

A droite, le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a dénoncé une «énième opération de communication».

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