Emmanuel Macron prend un virage écolo au pied du Mont Blanc – LaDepeche.fr

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l’essentiel Le président de la République s’est rendu au massif du Mont Blanc puis à Chamonix ce jeudi. Avec cette visite symbolique, il souhaite faire de l’écologie une des deux priorités de sa fin de quinquennat, engluée dans la réforme des retraites.  

Emmanuel Macron est venu ce jeudi dans le massif du mont Blanc “toucher du doigt” les effets dévastateurs du changement climatique. Une visite symbolique censée amorcer le virage écologique de son quinquennat mais dépourvue d’annonce nouvelle. Après une matinée à parcourir la Mer de Glace, le Président a prononcé à Chamonix un discours sur “l’urgence” climatique, “combat du siècle” selon lui.

“Il faut démontrer que cette stratégie est compatible avec les progrès économiques parce que c’est la stratégie à laquelle je crois”, a-t-il souligné. Sans annonce nouvelle, Emmanuel Macron a dressé le tableau d’actions, liées aux objectifs écologiques, citant la revitalisation des centres-villes pour lutter contre l’étalement urbain, la loi sur le recyclage ou encore la création de nouveaux parcs naturels, y compris pour protéger le Mont Blanc.

Lancement de l’Office français de la biodiversité

Estimant que le “combat pour la biodiversité [était] indissociable de la lutte contre le réchauffement”, le Président a profité de l’occasion pour lancer l’Office français de la biodiversité (OFB), né du regroupement inédit de l’Agence pour la biodiversité et l’Office national de la chasse et la faune sauvage. L’OFB “va porter les politiques totales de la nature”, de façon “ferme et pédagogique”.

Emmanuel Macron s’est également entretenu avec des élus locaux au sujet de la pollution dans la vallée de l’Arve, entraînée notamment par le passage de trop nombreux poids lourds. Il a ainsi préconisé une politique européenne de renouvellement du parc, pour éviter de pénaliser les seuls routiers français. Laurent Wauquiez, président de région, et le maire de Chamonix, Eric Fournier, réclamaient la réglementation des camions les plus polluants dans le tunnel du Mont-Blanc et le développement du ferroviaire dans la vallée.

Des annonces “pas à la hauteur des enjeux”

Arnaud Gauffier, directeur des programmes au WWF, a salué ce déplacement mais “regretté (que) les annonces ne soient pas à la hauteur des enjeux” : “Ce qui fait disparaître les glaciers c’est le réchauffement climatique, si ça ne s’assortit pas d’une politique ambitieuse de réduction des émissions ça ne sert à rien, et dans ce domaine on n’est pas du tout dans les clous”, a-t-il conclu.

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