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Emmanuel Macron : «Le port du voile dans l’espace public n’est pas mon affaire» – Le Parisien

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En quelques mots, le président a résumé la notion de laïcité en France. Interrogé sur la controverse qui agite le pays depuis plusieurs jours, Emmanuel Macron a répondu simplement : « Le port du voile dans l’espace public n’est pas mon affaire. Le port du voile dans les services publics, à l’école, quand on éduque nos enfants, c’est mon affaire. »

« Dans les services publics, il y a un devoir de neutralité. Quand on éduque nos enfants, on demande qu’il n’y ait pas de signe religieux ostentatoire ». « Après, ce qui se passe dans l’espace public, ce n’est pas l’affaire de l’Etat ou du président de la République », a-t-il tranché sur la chaîne Réunion la 1ère.

Voilà une dizaine de jours, un élu rassemblement national (RN) déclenchait la polémique : lors d’une session du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, Julien Odoul demandait à une femme, accompagnatrice d’enfants, de retirer son voile. L’affaire a fait grand bruit, au point de diviser la majorité.

La cible de Macron : le « communautarisme »

Déjà, la semaine dernière, Emmanuel Macron avait appelé à ne pas mélanger laïcité, lutte contre la radicalisation et dangers du communautarisme. « Il faut être intraitable avec le communautarisme, mais ne stigmatisons pas nos citoyens », avait-il asséné. « Faire bloc, c’est ça la République. On peut le faire tous ensemble en respectant pleinement notre laïcité. Ne nous divisons pas ».

Dans la foulée, la présidente du RN, Marine Le Pen, avait demandé l’interdiction du voile et des signes religieux ostentatoires dans « tout l’espace public ». Tandis que le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, déclarait que le voile n’était « pas souhaitable dans notre société », car contraire aux valeurs de l’égalité hommes-femmes.

Sur Réunion la 1ère, Emmanuel Macron a une nouvelle fois montré que le port du voile en France était moins un problème pour lui que « le communautarisme ». « Le voile est utilisé dans certaines circonstances, certains quartiers, par certains, comme instrument de revendication et de séparatisme dans la République, qu’on appelle communautarisme ».

« J’ai un problème avec une revendication qui devient politique »

« Il y a aujourd’hui des femmes et des hommes qui disent : ‘De par ma religion, je n’adhère plus aux valeurs de la République’. […] Et ça, c’est un problème pour moi. J’ai un problème avec une revendication qui devient politique ». « Je demande à nos concitoyens de respecter toutes les lois de la République, mais je n’ai rien à dire sur leur vie spirituelle », a-t-il conclu, ajoutant : « C’est ça la laïcité ».

Mais « si on confond les sujets, on ne peut régler le cœur du problème de la République française, qui est le communautarisme », a-t-il répété.

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