Emmanuel Macron giflé : “Je me suis senti investi par ce que représentent les ‘gilets jaunes'”, déclare Damien – franceinfo

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Damien Tarel, l’auteur de la gifle à Emmanuel Macron, a été condamné à 18 mois de prison dont quatre mois ferme avec mandat de dépôt, jeudi 10 juin. Il était jugé en comparution immédiate à Valence. Lors des réquisitions, le procureur avait demandé 18 mois de prison ferme, ainsi qu’une interdiction définitive d’exercer une fonction publique, mais il ne requérait aucune amende. Il souligne la “détermination froide” du jeune homme, dénonce “un acte violent”, et “parfaitement inadmissible.”

Calme à la barre, habillé du même tee-shirt kaki qu’il porte dans la vidéo qui a fait le tour des médias, Damien Tarel a assumé sa gifle donnée au président de la République. Un geste qu’il décrit comme étant “plutôt violent”, “non maîtrisé”, et qui n’était pas “réfléchi”, selon la journaliste de franceinfo sur place. Il ne se souvient pas en revanche avoir retenu l’avant-bras du chef de l’État.

“Je pense qu’Emmanuel Macron représente la déchéance de notre pays. Quand il s’est dirigé vers moi, ça m’a surpris. Quand j’ai vu son regard sympathique et menteur, et qu’il voulait faire de moi un électeur, ça a provoqué du dégout.”

Damien Tarel

à franceinfo

Le prévenu explique avoir éprouvé un grand sentiment d’injustice lorsqu’il a vu des manifestants exclus du passage présidentiel. Il évoque une proximité avec les “gilets jaunes” qui explique également son geste : “Je me suis senti investi par ce que représentent les ‘gilets jaunes’, qui ne sont jamais écoutés, et par le peuple en général.”

Interrogé par le tribunal sur ses visites d’un site internet révisionniste interdit, il a répondu que c’était “pour [son] information”. “Je ne comprends pas pourquoi ces informations sont censurées.”

La peine de 18 mois de prison ferme requise par le procureur est une “peine sévère” pour l’avocate de Damien Tarel, même si c’est la moitié de ce qui est encouru dans la cadre de violences contre personne dépositaire de l’autorité publique. Elle a rappelé que son client n’avait aucun casier et qu’il n’était pas violent. Le procureur a expliqué que la peine devait être “exemplaire” pour “protéger les institutions.”

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