Elections sénatoriales : sans surprise, la droite renforce son influence au Sénat – Le Monde

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C’est une victoire sans surprise mais qui n’enlève en rien le sentiment d’une campagne bien menée à droite. A l’issue des élections sénatoriales, dimanche 27 septembre, la droite conforte son ascendance historique au Palais du Luxembourg. Au Sénat, les élus Les Républicains (LR) et ceux de l’Union centriste ont raflé la majorité des 172 sièges renouvelés sur les 348 qui composent l’Hémicycle.

Le groupe LR, qui remettait en jeu 76 sièges sur les 144 qu’il détenait, parvient même à en gagner 6, selon les premières projections. Exemple-phare de la victoire de la droite, la circonscription des Alpes-Maritimes où la liste LR, emmenée par Dominique Estrosi-Sassone, obtient l’ensemble des cinq sièges de sénateur, une première. La députée LR Valérie Boyer devient sénatrice des Bouches-du-Rhône.

Quant à l’Union centriste, ce sont deux sénateurs de plus qui rejoignent ses rangs, passant de 51 à 53 élus. « Cette élection, dans un contexte sanitaire, économique et social inédit, vient conforter la majorité sénatoriale de la droite et du centre », a congratulé Gérard Larcher (LR) quelques heures après les premiers résultats officiels, dans un communiqué.

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Préservation des équilibres

L’effervescence habituelle des soirées électorales au Palais du Luxembourg a laissé place cette année à une ambiance plus morose du fait des restrictions sanitaires liées au Covid-19. Quelques sénateurs, tous bords confondus, avaient néanmoins fait le déplacement pour suivre les résultats depuis la salle ornementée des conférences.

Pour beaucoup, l’enjeu principal de ces sénatoriales n’était pas tant le maintien de la majorité à droite que la préservation des équilibres déjà constitués. Face à une Assemblée nationale tenue par la majorité présidentielle et son groupe La République en marche (LRM), le Sénat dominé par la droite souhaite plus que jamais continuer à affirmer son rôle de contrôle et d’évaluation de l’action de l’exécutif. Et surtout rappeler qu’il représente la voix des collectivités territoriales dans ce rapport de force. « Au-delà de l’agitation médiatique et des étiquettes de partis, nous voyons bien aujourd’hui que c’est l’ancrage territorial qui prime avant tout », estime Jean-François Husson, sénateur LR de Meurthe-et-Moselle.

Les résultats des sénatoriales font émerger un clivage saillant entre la droite et la gauche. Le Parti socialiste perd quelques députés au profit du Parti communiste et des écologistes qui reforment un groupe. Et ils remettent une fois de plus en lumière le manque d’implantation locale du parti présidentiel LRM même si les deux membres du gouvernement en lice, Sébastien Lecornu dans l’Eure et Jean-Baptiste Lemoyne dans l’Yonne, ont été élus.

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