Elections législatives en Espagne : le parti socialiste arrive en tête mais aucune majorité ne se dégage – franceinfo

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Les conservateurs reprennent du poil de la bête en deuxième position. Autre élément notable : la percée du parti d’extrême droite Vox qui totalise près de 15% des voix et arrive troisième.

Le Parti socialiste espagnol (PSOE) du Premier ministre sortant Pedro Sanchez est arrivée en tête, dimanche 10 novembre, des élections législatives avec 28% des voix et conserve grosso modo le même nombre de sièges au parlement que lors du précédent scrutin, en avril dernier, après le dépouillement de 95% des voix.

Les conservateurs du Parti Populaire (PP) se sont remis du pire résultat de leur histoire (66 sièges en avril) et comptent 88 sièges. Le parti d’extrême droite Vox, entré au au parlement en avril avec 24 sièges, devient la troisième force avec 52 sièges. 

Les deux alliés potentiels des socialistes essuient un lourd revers. La formation de gauche radicale Podemos perd 7 sièges avec 10% des voix, tandis que les centristes de Ciudadanos s’effondrent avec à peine 7% et 10 sièges, soit 47 de moins qu’il y a six mois.

Quelques semaines après les manifestations ayant dégénéré en violences suite à la condamnation mi-octobre de neuf dirigeants indépendantistes à de longues peines de prison pour la tentative de sécession de 2017, la Catalogne a dominé la campagne.

Et Vox, dont le chef Santiago Abascal prône l’interdiction des partis séparatistes, la suspension de l’autonomie de la Catalogne et l’arrestation de son président indépendantiste Quim Torra, en a été le bénéficiaire. “J’ai toujours voté PP mais vu la situation, je crois qu’il faut employer la manière forte” avec la Catalogne et l’immigration, autre thème central de la campagne de Vox, disait une sympathisante, Ana Escobedo.

Si Vox a bénéficié du rejet des indépendantistes catalans au niveau national, le verdict des urnes est tout autre dans la province : les indépendantistes catalans pourraient obtenir pour la première fois la majorité au sein de l’exécutif local. 

Pour Pedro Sanchez, la tâche de bâtir une coalition s’annonce difficile. Ses alliés naturels ont été punis dans les urnes, et les électeurs n’ont pas répondu à son appel de lui donner une majorité claire : son groupe parlementaire sort presque inchangé de ce nouveau scrutin.

Pedro Sanchez ne cache pas qu’il préfère gouverner seul en minorité plutôt que de tenter de s’entendre avec Podemos après l’échec de leurs négociations l’été dernier. Il répète que les autres partis devraient laisser gouverner celui qui arrive en tête, en s’abstenant lors du vote de confiance de la chambre.

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