Education : 75 % de grévistes et la moitié des écoles fermées jeudi, selon le principal syndicat du primaire – lemonde.fr

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Le premier syndicat du primaire, le SNUipp-FSU, a estimé, mardi 11 janvier, que 75 % des enseignants du premier degré seraient grévistes et que la moitié des écoles seraient fermées jeudi, dans le cadre d’une mobilisation nationale contre le protocole sanitaire mis en œuvre dans les établissements scolaires.

« Cette mobilisation historique par son ampleur sur ces vingt dernières années n’est pas “une grève contre le virus” mais illustre le ras-le-bol grandissant dans les écoles », écrit le syndicat dans un communiqué. Le SNUipp-FSU dénonce « des conditions de travail qui se dégradent » et « les mensonges permanents du ministre de l’éducation », Jean-Michel Blanquer, qui a affirmé mardi matin qu’« on ne fai[sai]t pas une grève contre un virus ».

Lundi soir, le premier ministre, Jean Castex, a annoncé un assouplissement du protocole sanitaire dans les établissements scolaires. Trois autotests simples pour les cas contacts à l’école, sans obligation de test antigénique ou PCR, sont désormais demandés. « Non seulement le protocole actuel ne protège pas les élèves, les personnels et leurs familles, mais de plus il désorganise complètement l’école. Ainsi, contrairement aux affirmations gouvernementales répétées, ce n’est pas l’école qui est ouverte, mais une forme de garderie », dénonce le SNUipp-FSU.

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2 % des classes de primaire fermées, selon Jean Castex

Selon le syndicat, « dans les conditions actuelles, les élèves ne peuvent pas apprendre correctement, leur nombre étant très fluctuant et l’enseignement hybride entre présentiel et distanciel impossible à mettre en œuvre ». Le SNUipp-FSU pointe aussi « le non-remplacement des enseignants et des enseignantes malades, qui devient intenable ».

Ainsi, il dit qu’il « mettra tout en œuvre pour que le gouvernement entende, enfin, la colère des personnels. Après le 13 janvier, si besoin, il proposera de nouvelles mobilisations unitaires face au mépris gouvernemental, pour la sécurité sanitaire de l’école et le nécessaire recrutement de personnels ». « Cette colère des personnels n’est pas un épiphénomène conjoncturel, mais prend racine à la fois dans l’incapacité doublée d’incompétence à gérer la crise sanitaire à l’école et aussi plus globalement dans la politique éducative conduite depuis cinq ans qui abîme l’école et méprise les personnels », assure le syndicat.

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M. Castex a fait état de 10 400 classes fermées, soit 2 % des classes en primaire, mardi devant l’Assemblée nationale. Jean-Michel Blanquer a annoncé mardi matin 50 000 cas de contamination cumulés parmi les 12 millions d’élèves en France.

Jusqu’à 80 % de grévistes en Seine-Saint-Denis

Majoritaire dans le primaire, le SNUipp-FSU a lancé vendredi dernier un appel à la grève nationale pour le 13 janvier, afin d’« obtenir les conditions d’une école sécurisée sous Omicron ». Il a été rejoint par la plupart des autres syndicats enseignants : SE-UNSA, SNES-FSU, Snalc, CGT Educ’action, SUD Education, FO et le SGEN-CFDT.

En Seine-Saint-Denis, le SNUipp-FSU prévoit même que 80 % des enseignants du premier degré seront grévistes. « Non, monsieur le ministre, 80 % des collègues de Seine-Saint-Denis ne sont pas en grève contre un virus, mais contre votre mépris », écrit-il dans un communiqué.

« Dans le département de la Seine-Saint-Denis, plus d’une école sur deux sera fermée ce jeudi 13 janvier. Depuis maintenant deux ans, nous réclamons des mesures protectrices (capteurs CO2, masques chirurgicaux, masques FFP2, purificateurs d’air…), du personnel supplémentaire, pour aider les enseignants à exercer leur métier », poursuit-il, demandant « des réponses immédiates pour sécuriser les écoles ».

Le Monde avec AFP

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