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Economie : le coronavirus casse le moral des Français – Sud Ouest

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On s’en doutait mais le sondage Odoxa, effectué pour Aviva Assurances, Challenges et BFM Business, le confirme : le coronavirus et le confinement ne sont vraiment pas bons pour le moral des Français.

L’enquête, réalisée auprès de 1005 personnes les 24 et 25 mars, révèle en effet une dégringolade du moral des Français.

82% des personnes interrogées se disent moins confiants sur l’avenir économique du pays.

C’est le plus bas niveau enregistré par le baromètre Odoxa depuis décembre 2018 et il se rapproche des mauvais indices enregistrés après la crise financière de 2008. C’est chez les sympathisants LREM qu’on trouve le plus de Français confiants (46%) alors que les sympathisants RN sont en-dessous de la moyenne avec seulement 10%.

Inquiétude pour l’emploi

Les Français sont encore plus nombreux (92%) à craindre que 2020 soit une très mauvaise année sur le plan économique. 66% d’entre eux se disent également inquiets pour leur propre emploi.

“L’inquiétude pour son emploi est certes récurrente mais il s’agit là d’un niveau tout à fait exceptionnel” souligne Gaël Sliman, le président d’Odoxa. En avril 2018, seulement un Français sur deux avouait cette inquiétude.

Celle-ci se manifeste surtout chez les actifs les plus modestes (71%), ainsi que chez les travailleurs indépendants et les chefs d’entreprise (78%) qui ne cotisent pas au chômage. Parmi les optimistes, on trouve surtout les jeunes actifs de 18 à 24 ans (42%).

Epargner davantage

Le sondage Odoxa révèle enfin un impact majeur sur la façon dont les Français vont gérer leur argent. Alors que le gouvernement souhaiterait que cet argent aille davantage au service des entreprises, 53% des personnes interrogées assurent qu’ils vont épargner encore davantage et à faire plus d’économies.

Néanmoins, 9% des Français envisageraient d’investir en Bourse pour profiter de la baisse actuelle du CAC 40 en attendant un futur rebond. 

“Les Français sont pessimistes, nous le savons, mais cette fois le mal est bien plus profond”, commente Patrick Dixneuf, directeur général d’Aviva. “Les Français aggravent leur mal avec leur besoin croissant d’épargne. Dans l’environnement de marché actuel et avec leur aversion traditionnelle au risque, les épargnants ne pourront plus coupler sécurité et rendement comme ils ont pu le faire durant près de 40 ans.”

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