Un braquage en plein jour qui dure près de trois heures, une trentaine de coffres ouverts, le personnel ligoté et aspergé d’eau de javel… Le scénario est digne d’un film hollywoodien mais pourtant ces événements se sont déroulés à Paris mardi matin, à deux pas des Champs-Elysées. Les quatre braqueurs, toujours en fuite, n’ont pas ciblé n’importe quelle banque : l’agence Milleis, anciennement Barclay’s, n’accueille que des clients qui disposent d’au moins 50 000 euros sur leur compte bancaire.

Braquage en plein jour

Mardi matin, vers 8h30 les braqueurs emboîtent le pas du directeur pour rentrer dans l’établissement. Une fois sur place, ils s’assurent de neutraliser caméras et alarmes pour ne pas être dérangés. Ils ligotent un membre du personnel et son responsable, auquel ils attachent une ceinture d’explosif. Pour s’assurer de ne pas attirer les soupçons, les malfaiteurs ont posé sur les portes d’entrée une pancarte “FERMETURE EXCEPTIONNELLE… Suite à des problèmes techniques, nous informons notre clientèle que nos locaux seront fermés au public ce mardi 22 janvier 2019 de 9 heures à 14 heures.”

La technique semble avoir fonctionné puisque même le voisinage ne se doute de rien : “On n’a rien entendu, rien vu, explique Pierre, vendeur dans un magasin en face de l’agence. C’est quand les forces de l’ordre sont arrivées qu’on a su ce qu’il se passait. On nous a demandé de rester confinés dans le magasin, ça a duré deux heures et on a rouvert”. Ce n’est que vers 12h30, une fois les braqueurs enfuis, que les otages, qui n’ont pas été physiquement blessés, parviennent à donner l’alerte.

Armes et explosifs factices, javel

Arrivés sur place, les policiers ont rapidement mis en place un périmètre de sécurité autour de l’avenue Franklin-Roosevelt, après avoir retrouvé la ceinture d’explosif abandonné sur un trottoir, d’après Le Parisien. Mais les enquêteurs s’aperçoivent rapidement qu’il s’agit en fait d’un faux. Selon les informations d’Europe 1, un pistolet aurait été aussi retrouvé à l’intérieur de l’agence. Mais là encore, il s’agirait aussi d’un faux.

Pour effacer toutes traces de leur passage, les braqueurs ont également aspergé leurs otages d’un liquide dont la nature reste à déterminer, même s’il sentait fortement la javel.

Braqueurs en fuite

Vers 15 heures, une demi-douzaine de véhicules des forces de l’ordre étaient garés sur les Champs-Elysées à proximité de la banque. Une fourgonnette siglée “Laboratoire central” était également stationnée devant l’entrée de l’agence gardée par des policiers. Mais il ne restait aucune trace des quatre malfaiteurs. L’enquête a été confiée à la brigade de répression du banditisme de la PJ parisienne.

Quant au butin, s’il reste encore indéterminé, des sources policières indiquent qu’au moins une trentaine de coffres de particuliers auraient été ouverts.

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