E.coli dans les pizzas Buitoni : vers sur les tapis, mégots dans les bacs… le récit glaçant d’un ancien empl – Midi Libre

Alors que Buitoni est dans la tourmente après les nombreuses contaminations liées à des pizzas de la marque, un ancien salarié d’une usine est sorti du silence. Les conditions d’hygiène qu’il dépeint font froid dans le dos.

Les autorités sanitaires ont confirmé un lien entre les pizzas surgelées Fraich’up et la vague de contaminations à la bactérie E. coli. Alors que la marque Buitoni avait fait un rappel officiel de ces pizzas le 18 mars et présentait ses excuses, 75 cas sont survenus dans 12 régions de France métropolitaine, parmi eux, 41 cas graves et le décès de deux enfants sont à déplorer.

Un véritable scandale sanitaire, qui s’accompagne forcément de son lot de révélations ahurissantes. À commencer par le témoignage d’un ancien salarié d’une usine Buitoni dans le Nord, qui raconte pour RMC, les conditions de travail et d’hygiène dans ces lieux, où sont fabriquées ces pizzas industrielles.

\ud83d\udd34 Scandale Buitoni : un ancien salarié témoigne sur RMC, photos à l’appui. Les images sont effrayantes.

\ud83d\udcde “Il y avait des champignons aux murs, des vers sur les tapis de pizzas, des mégots de cigarettes dans des bacs de rattrapage de sauce”. #ApollineMatin pic.twitter.com/nKx70bdXx0

— RMC (@RMCinfo) March 31, 2022

Le témoignage est glaçant, et lui-même le dit, il est étonné qu’il n’y ait pas eu de contaminations avant. Il évoque à la volée “des champignons au mur”, “des vers sur les tapis où passent les pizzas”, “la peinture qui s’écaille sur les barres en métal”.

“Une contamination croisée qui était claire”

Il raconte que des bouts de nourritures pouvaient rester au même endroit pendant plusieurs semaines et que “dans des bacs de rattrapage de sauce, on pouvait retrouver des mégots de cigarettes”.

Concernant l’hygiène des employés, celle-ci semble également laisser à désirer. “La plupart des gens ne se lavaient pas les mains, même en revenant des toilettes. Il y avait une contamination croisée qui était claire, ça m’étonne même qu’il n’y ait pas eu d’accident avant”, explique celui qui a quitté l’entreprise il y a environ un an.

Le salarié a également pris des photos et des vidéos, qu’Apolline de Malherbe, présentant l’émission sur RMC n’a pas hésité à qualifier “d’immonde”. Des révélations qui ne vont pas améliorer l’image de la marque, déjà largement écornée par ce scandale sanitaire d’une ampleur inédite. 

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