Le gouvernement compte d’abord sur les maires des communes de toutes tailles pour jouer le jeu et organiser des discussions au niveau local.

On en sait enfin davantage sur l’organisation du grand débat national voulu par Emmanuel Macron pour répondre à la crise des “gilets jaunes”. Dans un communiqué transmis à la presse lundi 14 janvier, le Premier ministre Edouard Philippe a précisé les modalités de son organisation. Durée, lieux, modération… Franceinfo liste ce qu’il faut savoir sur la manière dont cette consultation prendra place.

Qui peut participer ?

Tout le monde, semble-t-il. “Citoyens, élus et institutions, organisations à but lucratif ou non lucratif : le Gouvernement souhaite que le plus grand nombre participe et organise des débats”, indique le communiqué diffusé par Matignon.

Le gouvernement dit compter sur “chacun de nos concitoyens pour prendre l’initiative et permettre la discussion la plus large et la plus représentative possible”. L’exécutif appelle en outre “tous les maires qui le souhaitent” à contribuer aux discussions en organisant eux-mêmes ou en facilitant l’organisation de réunions dans leurs communes.

Où pourra-t-on participer ?

Près de chez vous, sur internet, ou par simple courrier postal. Comme indiqué plus haut, le gouvernement compte d’abord sur les maires des communes de toutes tailles pour jouer le jeu et organiser des discussions au niveau local. C’est en ce sens qu’a été reçu lundi après-midi à l’Elysée, Vanick Berbérian, président de l’Association des maires ruraux de France (AMRF), qui compte quelque 10 000 membres.

Afin de centrer le débat sur les problèmes du quotidien, l’exécutif met d’ailleurs à disposition 1 264 “kitsterritoriaux”, soit un par intercommunalité. Ces dossiers sont composés de données chiffrées, en fonction du secteur, sur le logement, l’accès à la santé, à la culture, ou encore le temps de transport moyen pour se rendre au travail.

Le gouvernement annonce également, sans donner de détails, la mise en place de “stands de proximité (…) installés dans des lieux de passage du quotidien”. “Ils permettront à ceux qui le souhaitent de donner leur avis sur les thématiques mises au débat”, écrit Matignon.

Dans un deuxième temps, le gouvernement lancera des “conférences citoyennes” au niveau régional. A partir du 1er mars, “des Français tirés au sort” seront chargés, aux côtés de “représentants de diverses parties prenantes”, d’élaborer des “pistes concrètes” à partir des résultats des premières semaines du débat.

Enfin, dès le 21 janvier, tout un chacun pourra déposer sa contribution sur le site www.granddebat.fr, ou l’envoyer par courrier postal à l’adresse : Mission Grand Débat – 244, bd Saint-Germain, 75007 Paris.

Comment savoir où sont organisés les débats près de chez moi ?

Dès mardi, vous pourrez accéder à la liste des débats organisés dans votre région sur le site internet lancé par le gouvernement pour l’évènement. Ce site vous permettra également de vous enregistrer afin d’organiser vous-même un débat.

Deux numéros verts permettront également d’obtenir des renseignements sur les évènements organisés près de chez vous. Il s’agit du 0 800 97 11 11 pour la France métropolitaine et du 01 82 71 03 39 pour l’Outre-Mer.

Qui encadrera ce débat ?

Un collège de cinq “garants” va être nommé vendredi pour “garantir l’indépendance” du grand débat national, a enfin annoncé Matignon. Deux de ces cinq personnes seront désignées par le gouvernement, tandis que les trois autres seront nommés respectivement par le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM), le président du Sénat Gérard Larcher (LR) et celui du Conseil économique, social environnemental, Patrick Bernasconi, a fait savoir le cabinet du Premier ministre Edouard Philippe.

Ces cinq “garants” seront “indépendants du gouvernement et reconnus pour leur engagement au service de l’intérêt général” et “s’assureront de l’impartialité et de la transparence de la démarche”, assure également Matignon.

Quant au ministre Sébastien Lecornu (collectivités territoriales) et à la secrétaire d’Etat Emmanuelle Wargon (Transition écologique), ils sont “chargés de faire vivre le débat”, précise le communiqué d’Edouard Philippe.

Combien de temps durera-t-il ?

Deux mois. Le coup d’envoi sera donné mardi 15 janvier, et la consultation sera clôturée le 15 mars.

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