Donald Trump doit-il être banni de Facebook ? Ce n’est pas Mark Zuckerberg qui tranchera

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Depuis le 6 janvier dernier, les comptes Facebook et Instagram de l’ex-président américain Donald Trump sont suspendus. Les anciens contenus sont toujours disponibles mais le républicain ne peut plus rien poster. Prévue initialement pour une durée de deux semaines, cette décision pourrait durer bien au-delà.

Le Conseil de surveillance étudie ses premiers litiges depuis le mois dernier

Ce jeudi 21 janvier, Facebook vient en effet de demander à sa « cour suprême » de se prononcer sur la suspension du compte de Donald Trump. Il faudra attendre plusieurs semaines pour connaître sa décision mais la compagnie s’engage à l’appliquer.

La firme de Mark Zuckerberg affirme par ailleurs toujours penser que son choix était le bon. Toutefois, elle a bien reçu le message de certains observateurs, dont des chefs d’États, qui n’ont pas apprécié le bannissement de Donald Trump. Dans un billet de blog, elle précise :

Que vous pensiez que la décision était justifiée ou non, de nombreuses personnes sont naturellement mal à l’aise avec l’idée que les entreprises de technologie ont le pouvoir de bannir des dirigeants élus. Beaucoup affirment que les entreprises privées comme Facebook ne devraient pas prendre elles-mêmes ces grandes décisions. Nous sommes d’accord. Chaque jour, Facebook décide si le contenu est nuisible, et ces décisions sont prises conformément aux normes communautaires que nous avons développées au fil de nombreuses années. Il serait préférable que ces décisions soient prises selon des cadres convenus par des législateurs démocratiquement responsables. Mais en l’absence de telles lois, il y a des décisions que nous ne pouvons pas éviter.

Dès lors, la compagnie estime donc que confier ce choix à son Conseil de surveillance est la meilleure option. Pour rappel, cette « cour suprême » avait été annoncée dès 2018 par Mark Zuckerberg. Ses membres comprennent des responsables politiques, des universitaires, des journalistes et des responsables des droits de l’homme. L’entreprise a pris soin d’assurer un équilibre géographique et linguistique dans son choix. En décembre dernier, l’institution a d’ailleurs commencé à plancher sur six premiers litiges et devra dire dans les 90 jours si le réseau social a eu raison de supprimer ces contenus.

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