Donald Trump continue à faire pression sur TikTok et les géants chinois

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Donald Trump continue à faire pression sur TikTok et les géants chinois

L’administration Trump continue à mettre une pression d’enfer sur les épaules de l’application chinoise TikTok. Ultime symbole de la guerre des nerfs à laquelle se livre Washington avec la société éditrice de l’application, ByteDance, le président américain vient de se créer un compte vérifié sur la plateforme concurrente de TikTok, Triller.

Pour rappel, celle-ci constitue aujourd’hui l’une des nombreuses alternatives à TikTok, qui ont connu une vague de téléchargements depuis que l’exécutif américain a signé un décret le 6 août dernier sommant ByteDance de passer sous pavillon américain, sous peine de se voir purement et simplement interdite de téléchargement sur les plateformes américaines, dont l’App Store d’Apple et le Play Store d’Android.

Quelques heures après cette inscription, le compte du président américain sur l’application Triller comptait trois courtes vidéos et un peu plus de 3 000 adeptes en fin de journée samedi.

Alors que ByteDance est déjà en pourparlers pour vendre les activités de TikTok en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Zélande à Microsoft, la Maison Blanche n’entend pas arrêter là ses efforts pour mettre des bâtons dans les roues des géants technologiques chinois. Donald Trump a en effet déclaré ce samedi qu’il comptait bien faire pression sur d’autres entreprises chinoises comme Alibaba.

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Alibaba également dans le viseur de Washington

Interrogé lors d’une conférence de presse pour savoir s’il envisageait d’interdire d’autres entreprises chinoises en particulier, comme Alibaba, le président a répondu par l’affirmative. Le président américain, qui a fait de la modification des relations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine un thème central de sa présidence, continue de critiquer vertement Pékin et son industrie technologique, soupçonnées d’être construites sur des vols de technologies américaines, et de s’adonner à des activités d’espionnage pour le compte du régime chinois.

Le mois dernier, les Etats-Unis ont ajouté 11 autres sociétés chinoises à leur liste d’entités pour leur implication présumée dans la répression des musulmans ouïgours et d’autres minorités ethniques musulmanes en Chine. Les Etats-Unis ont initialement bloqué 28 entreprises chinoises en octobre. En juin dernier déjà, la Commission fédérale américaine des communications avait officiellement désigné Huawei et ZTE comme des menaces pour la sécurité nationale.

Une manière pour l’administration Trump de signifier que les autorités américaines ne se limite désormais plus au seul secteur des télécoms, et englobe dorénavant les transporteurs, les magasins d’applications, les entreprises spécialisées dans le cloud computing et les opérateurs de câbles sous-marins. Qu’on se le dise, le message se veut limpide du côté de la Maison Blanche : les entreprises technologiques chinoises sont aujourd’hui sommées de faire toute la lumière sur leurs rapports avec Pékin, sous peine de se voir radiées du marché américain et de l’accès aux infrastructures américaines.

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