Disparition d’Estelle Mouzin : Monique Olivier contredit l’alibi de Michel Fourniret – Le Parisien

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Un pas de plus qui l’éloigne de son ex-époux. Convoquée ce jeudi à 13h30 à Paris pour être entendue dans le dossier Estelle Mouzin, Monique Olivier, 71 ans, a contredit l’alibi de Michel Fourniret. Celle qui a divorcé de l’Ogre des Ardennes en 2010, a expliqué à la juge avoir elle-même passé cet appel à la demande de son mari, qui ne se trouvait pas chez lui au moment des faits, ont relaté son avocat Me Richard Delgenes et une source judiciaire.

Le 9 janvier 2003, Estelle Mouzin, 9 ans, disparaissait sur le chemin du retour de l’école à Guermantes (Seine-et-Marne). La fillette n’a jamais été retrouvée.

Le tueur en série Michel Fourniret a un temps été dans le viseur des enquêteurs mais l’Ogre des Ardennes a toujours donné un alibi pour cette disparition : ce soir de janvier-là, il se trouvait à Sart-Curstinne (Belgique), d’où il passait un coup de fil à son fils Jean-Christophe pour lui souhaiter son anniversaire. Un alibi confirmé à l’époque par les « fadettes » et par Monique Olivier pendant des années.

Relation de confiance avec la juge

Comme le révélait Le Parisien cette semaine, Monique Olivier, s’est donc entretenue pendant plus de trois heures ce jeudi avec la juge Sabine Khéris, la doyenne des juges d’instruction de Paris, avec qui l’ex-épouse de Fourniret entretient une relation de confiance. La septuagénaire «a indiqué qu’elle avait passé un appel au fils de Michel Fourniret le 9 janvier 2003 à la demande de Michel Fourniret, ce qui signifie que Michel Fourniret n’était pas à Sart-Custinne en Belgique le jour de la disparition d’Estelle Mouzin», a déclaré Me Richard Delgenes. Une source judiciaire a confirmé la teneur des propos de Monique Olivier, en soulignant que, selon ses dires, Michel Fourniret «n’était pas présent lorsqu’il lui a fait cette demande».

Selon Me Delgenes, Monique Olivier n’a cependant pas précisé lors de son audition où se trouvait son ex-mari le jour des faits. «On sait qu’à l’époque Michel Fourniret partait plusieurs jours (…). Situer et dater ses absences de début janvier 2003, c’est un peu compliqué au jour d’aujourd’hui », a estimé l’avocat, qui précise que sa cliente a été placée, à l’issue de son audition, sous le statut intermédiaire de témoin assisté.

Ses révélations éclairent d’une lumière nouvelle l’affaire Mouzin et replace l’intérêt des enquêteurs en direction du tueur des Ardennes.

Le week-end dernier, une information judiciaire a été ouverte pour «séquestration suivie de mort » dans l’affaire de la disparition en décembre 1993 de Lydie Logé, une mère de famille de 29 ans, dans l’Orne.

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