Disparition de Delphine Jubillar : le mari, Cédric, en garde à vue, le village de Cagnac-les-Mines dans l’attente – Le Parisien

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Dans les rues de Cagnac-les-Mines (Tarn), étouffées par la chaleur, le calme règne en ce début d’après-midi. Les passants sont rares. Seuls quelques boulistes attendent leurs collègues pour entamer une partie. Si les habitants ont appris le placement en garde à vue, ce mercredi 16 juin, de Cédric Jubillar, le mari de Delphine, portée disparue depuis la mi-décembre 2020, personne n’est très bavard sur cette affaire qui a durablement marqué le village.

« Ça paraissait long. Dès que l’on entendait passer les gendarmes ou les pompiers, on pensait à ça », reconnaît tout de même Guy, qui promène son chien à proximité du boulodrome. « Il fallait que cette histoire aboutisse un jour », affirme-t-il, « soulagé » que les choses avancent, six mois après la disparition de la jeune femme de 33 ans. Même s’il est conscient que rien n’est encore joué, il espère que « M. Jubillar dévoilera certaines choses ». « Sa photo sur Facebook avec une autre femme n’était pas bienvenue », juge-t-il.

« Ça fait bizarre », avoue de son côté Céline, qui préfère ne pas se prononcer sur l’affaire. « Je connaissais les deux par rapport aux activités des enfants », explique-t-elle, alors qu’elle entraîne les majorettes de Cagnac-les-Mines, non loin du lac des Homps.

«Voir que ça bouge, c’est un soulagement»

Eux aussi au courant, les voisins du couple Jubillar sont suspendus aux avancées de l’enquête, dans l’attente d’un dénouement qui tarde à venir. En l’absence d’information supplémentaire, personne ne souhaite prendre position. L’un d’eux confie seulement avoir aperçu les gendarmes « trois ou quatre fois » la veille au soir, rien de plus.

Un avis de recherche sur la camionnette d'un voisin du couple Jubillar à Cagnac-les-Mines.
Un avis de recherche sur la camionnette d’un voisin du couple Jubillar à Cagnac-les-Mines.  LP/Olivier Lejeune

Pour le maire de la commune, Patrice Norkowski, il convient en effet de « rester très prudent ». « On avait l’impression que l’enquête stagnait, car on n’avait pas d’informations, malgré les demandes qui avaient été faites au procureur. Même s’il n’y a pas encore de dénouement, voir que ça bouge, c’est un soulagement. »

Alors que l’on apprend au fil de journée la mise en garde à vue de Nadine, la mère de Cédric Jubillar, puis celle de son beau-père, les informations se propagent doucement dans le village au gré des retours du travail. Mais selon le buraliste de Cagnac-les-Mines, peu de gens sont au courant encore. « Les discussions autour de l’affaire s’étaient tassées, assure Thierry. Mais là, c’est sûr que ça va repartir. On croit toujours que ça n’arrive qu’ailleurs… » Comme tous, il espère désormais une issue rapide, même s’il comprend que ce genre d’enquête prenne du temps. À Carmaux, aucune agitation n’a été remarquée ce mercredi au domicile de Nadine Jubillar et de son compagnon.

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