DIRECT. Régionales : «Moins la ramener, plus bosser», la recette de Xavier Bertrand contre l’abstention – Le Parisien

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L’essentiel

  • L’abstention frise les 67 %. Deux électeurs sur trois ne se sont pas déplacés. Chez les jeunes, c’est plus de 85 %. Du jamais-vu.
  • Les sortants ont été, pour la plupart, maintenus en tête. La gauche totalise 34,4 % des suffrages et la droite 28,7 %.
  • La République en Marche connaît une grande déception, preuve de son peu d’ancrage local.
  • EELV n’est pas parvenu à transformer son succès des municipales, l’an dernier, et obtenu des scores moyens partout. Julien Bayou, le n° 1 du parti, a appelé toutes les listes de gauche à fusionner en vue du second tour. « Nous pouvons gagner », a-t-il dit.
  • Le Rassemblement national perd neuf points par rapport à 2015 alors qu’il pensait conquérir au moins une région, et plusieurs départements. Marine Le Pen, dimanche soir, a gourmandé ses électeurs qui ne se sont « pas déplacés » et les a appelés à la mobilisation pour le second tour.

Suivez en direct les événements de la journée :

9h10. Mariani met ses arguments en ordre. « La politique, c’est défendre des idées ! Ce ne doit pas être tous se retirer pour éviter que le Rassemblement national passe. Comment voulez-vous que Renaud Muselier applique son programme alors qu’il devra son élection à tout l’arc-en-ciel politique s’il est élu !? », fait mine d’interroger, sur France Bleu Provence, Thierry Mariani, arrivé en tête du premier tour en Paca.

9h05. La pensée de Raffarin. Comme ça, l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin tweete son résumé des élections d’hier: « Le Président a un problème avec son parti, les Républicains ont un problème de leadership ». Fermez le ban.

9 heures. Felizia appelé à retirer sa liste en Paca. La porte-parole d’Europe Ecologie Les Verts (EELV) Eva Sas a demandé « solennellement » à Jean-Laurent Felizia, tête de liste écologiste en Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), arrivé troisième au premier tour des régionales dimanche, de retirer sa liste (lire ci-dessous à 8h35) pour faire barrage au Rassemblement national. « Pour nous écologistes, il n’est pas question de faire de Paca, de fait, la première région qui échoirait au Rassemblement national », s’est-elle alarmée sur LCI. Elle a précisé que Jean-Laurent Felizia « n’aura pas le logo EELV » pour le deuxième tour s’il se maintient.

8h51. Bardella parle de l’assesseure voilée. Hier, la tête de liste pour le RN en Ile-de-France a croisé une femme portant un voile qui faisait signer les listes d’émargement dans son bureau de vote. La photo a fait le tour des réseaux sociaux. « Bien sûr que j’ai signé le registre car je suis poli et bien élevé. Je suis contre le voile mais je ne veux pas m’en prendre à une personne », explique-t-il. Mais « quand on tient un bureau de vote, on ne porte pas un voile. Le voile n’est plus un vêtement religieux, c’est devenu un outil militant utilisé par les fondamentalistes pour diviser notre pays. Nous sommes en France, nous ne sommes pas en Iran », conclut-il.

8h46. La présidentielle, ce sera… « Je crois que le match de la présidentielle verra s’affronter deux choix de société », un modèle « mondialiste » de « démantèlement » et le modèle du Rassemblement national, tente de résumer Jordan Bardella (RN).

8h40. Bardella tente de récupérer les Gilets jaunes. « On ne peut pas organiser un grand mouvement social et ne pas aller voter » pour le RN, assène-t-il.

8h37. Bardella sur BFM. « Nos électeurs ne se sont pas déplacés », reconnaît, sur BFM, Jordan Bardella. Tête de liste RN en Ile-de-France, insiste: « nous pouvons remporter la région Paca dimanche. Nous n’avons aucune responsabilité dans la situation actuelle du pays, affirmant encore que « il y a une agression gratuite toutes les 44 secondes dans notre pays ».

8h35. En Paca, l’écologiste Jean-Laurent Felizia se maintient. Arrivé 3e avec 16,89% des suffrages, il indique ce matin sur France Info préférer « le sursaut républicain » au « front républicain, qui efface les écologistes et la gauche de tout le paysage politique régional ». « Ce n’est pas moi l’arbitre de ce second tour, ce sont les électrices et les électeurs » , assure-t-il, « on voudrait me donner beaucoup d’importance. En fait, la démocratie mérite mieux que je passe pour ce héros, ce résistant ou je ne sais quoi ».

8h30. Agnès Pannier-Runacher parle vrai. Après quelques minutes de langue de bois, la ministre déléguée de l’Industrie finit par l’admettre, sur BFM TV: « je suis très déçue des résultats, il faut les analyser, je trouve terrifiant que plus de 80% des jeunes n’aillent pas voter, c’est une responsabilité collective, c’est la faute des politiques, peut-être un peu aussi des commentateurs ».

8h27. « On a une abstention très importante, c’est de la faute des politiques ». Dans ses pantoufles, Xavier Bertrand, président sortant des Hauts-de-France, accuse la classe politique traditionnelle de trop « la ramener » et de ne pas assez « bosser ». Quant au second tour, il appelle une fois encore sur BFM TV à « briser les mâchoires du RN qui ne prospère que sur les peurs ».

8h20. En Bourgogne, maintien de la liste LREM. Denis Thuriot, tête de liste LREM en Bourgogne Franche-Comté, qui a obtenu 12% des suffrages, annonce qu’il se maintient au second tour après, écrit-il dans un communiqué, « le refus de la présidente sortante (Marie-Guite Dufay, PS, NDLR) de constituer un arc politique républicain, préférant le sectarisme d’un accord rétréci avec les communistes et les verts ». Et d’ajouter: « nous rejetons bien évidemment les extrémistes de droite ».

DIRECT. Régionales : «Moins la ramener, plus bosser», la recette de Xavier Bertrand contre l’abstention

8h10. Chalus manque d’un cheveu sa réélection au premier tour. Le président sortant de la Région Guadeloupe, Ary Chalus (LREM), a raté de peu dimanche une réélection dès le premier tour, avec 49,31% des suffrages, loin devant la liste de la présidente socialiste du département Josette Borel Lincertin (17,38%). La participation en Guadeloupe est encore plus faible que la moyenne: 30,85%.

8 heures. Abstention des villes, abstention des champs. Où a-t-on le moins voté en France ? Voyez notre carte.

DIRECT. Régionales : «Moins la ramener, plus bosser», la recette de Xavier Bertrand contre l’abstention

7h54. Dati a trouvé sa répartie. Rachida Dati répète sa phrase qui a fait mouche hier soir: au contraire des partis traditionnels, même les Verts, qui ont des « convictions », « la République en marche c’est des traitres de gauche et des traitres de droite », raille-t-elle.

7h52. Les Hauts-de-France, l’échec de Macron pour Dati. La maire LR du VIIe arrondissement Rachida Dati estime sur France Inter que le score de LREM dans les Hauts-de-France montrent « l’échec patent d’Emmanuel Macron et de son gouvernement ». « Monsieur Darmanin, monsieur Dupond-Moretti la mascotte, hop à la trappe ! »

7h50. La conclusion de Darmanin sur le risque RN. « A 70% d’abstention, tout peut arriver dimanche prochain », assène le ministre de l’Intérieur sur France 2.

7h45. Sur la propagande électorale et l’abstention. Les sociétés de portage de la propagande électorale sont convoquées ce matin au ministère de l’Intérieur mais on ne peut pas dire « que l’abstention est une question de tuyauterie », se défend Gérald Darmanin sur France 2.

7h44. Darmanin loue l’ancrage. Les gens ancrés dans leur territoire restent élus et avec de très bons scores, regardez Sébastien Lecornu dans son canton de l’Eure », dit-il. Lui-même candidat aux départementales a obtenu 54% des voix dans son canton de Tourcoing.

7h42. « Il faut toujours écouter les silences ». Voir dans l’abstention « des Français qui n’auraient pas compris la question serait les prendre pour des idiots. Il faut donner un porte-voix à celui qui n’a pas envie de parler », estime sur France 2 le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Il évoque le « délitement de la démocratie » lent et profond. « Je ne crois pas que le responsable soit un calendrier, c’est notre classe politique qui est manifestement distendue par rapport aux Français ».

7h30. Le premier tour en couleurs. Pour y voir clair, voici, en carte, le premier équilibre qui se dessine.

La carte des partis arrivés en tête au soir du premier tour des régionales.
La carte des partis arrivés en tête au soir du premier tour des régionales. LP/Info

7h20. L’en même temps de Guérini. Sur France Inter, le patron de LREM Stanislas Guérini estime que dans une même phrase que la décomposition politique a avancé avec ce double scrutin mais dans un « en même temps » cher au président, que les sortants et les partis installés ont eu les faveurs des électeurs.

7h10. Un réveil un peu difficile. Ce matin, tous les militants vont encore réfléchir à plusieurs éléments de l’équation : cette énorme abstention, les résultats du RN, inférieurs à ce que disaient les sondages, et les alliances possibles en vue du second tour.

7 heures. Bonjour et bienvenue dans ce direct. Au lendemain du premier tour des élections régionales et départementales, les listes qui ont obtenu entre 5 et 10 % vont-elles fusionner ? Et les perdants, pour qui vont-ils appeler à voter ? La journée va être dense pour tous.

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