Ce qu’il faut savoir

Au lendemain de l’attaque à la mosquée de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), Emmanuel Macron a exprimé une nouvelle fois, mardi 29 octobre, son soutien aux deux hommes blessés par balles. “La République fait bloc autour d’eux, comme elle fait bloc autour de chacun de ses enfants, lorsque l’obscurantisme et l’intolérance réapparaissent”, a-t-il déclaré lors de l’inauguration du Centre européen du judaïsme à Paris.

Le suspect voulait “venger la destruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris”, dont il affirme que “l’incendie a été provoqué par des membres de la communauté musulmane”, a indiqué le procureur de Bayonne, Marc Mariée, lors d’une conférence de presse

 L’homme interpellé a 84 ans. L’auteur présumé, Claude Sinké, a été interpellé “rapidement” par la police nationale, “à son domicile”, a annoncé la préfecture. Il avait été candidat pour le Front national aux élections départementales de 2015 dans les Landes, dans le canton de Seignanx. “L’ensemble de son audition interroge sur son état de santé psychique, de sorte qu’il est actuellement présenté à un médecin psychiatre, afin d’être éclairé sur sa responsabilité pénale”, a ajouté le procureur de Bayonne. 

Des armes ont été découvertes à son domicile. Le procureur de Bayonne a indiqué que “la perquisition a permis de saisir deux grenades à plâtre, une grenade fumigène, un pistolet 9 millimètres, un fusil à pompe calibre 16. Dans le véhicule, une bouteille de gaz et un chargeur d’armes semi-automatiques ont été retrouvés”.

Deux hommes ont été blessés. Les personnes touchées par les tirs, après avoir surpris le tireur tentant d’incendier la porte de la mosquée, sont deux hommes de 74 et 78 ans. Ils ont été “gravement blessés par balles”, a indiqué la préfecture, qui indique également qu’ils ont été “évacués vers le centre hospitalier de Bayonne”. “La première victime était assise sur une chaise à l’extérieur de la mosquée. La seconde victime était dans son véhicule lorsque le mis en cause a tiré à travers la vitre”, a précisé le procureur de Bayonne. Leur pronostic vital n’est pas engagé, a-t-il ajouté. 

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