Destitution Trump : les principales déclarations de Gordon Sondland – Le Figaro

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L’ambassadeur américain pour l’Union européenne, Gordon Sondland, a assuré mercredi devant le Congrès avoir suivi les «ordres» de Donald Trump dans le dossier ukrainien, admettant que le président américain avait conditionné une invitation à la Maison –Blanche pour Volodymyr Zelensky à des enquêtes sur les démocrates. Voici ses principales déclarations:

• Sur Rudy Giuliani, l’avocat de Trump

– «Le ministre (de l’Energie Rick) Perry, l’ambassadeur (en Ukraine Kurt) Volker et moi avons travaillé avec M. Rudy Giuliani sur le dossier ukrainien à la demande expresse du président des Etats-Unis. Nous ne voulions pas (mais) nous avons suivi les ordres du président».

– «Même si nous n’étions pas d’accord sur la nécessité d’impliquer M. Giuliani, à l’époque nous ne croyions pas que son rôle était déplacé».

– «M. Giuliani exprimait les souhaits du président des Etats-Unis et nous savions que ces enquêtes étaient importantes pour le président».

• Donnant-donnant

– «Les demandes de M. Giuliani constituaient un donnant-donnant pour organiser une visite du président Zelensky à la Maison-Blanche».

– «Y a-t-il eu un “donnant-donnant”?. S’agissant de la demande d’un appel à la Maison-Blanche et d’une rencontre à la Maison-Blanche, la réponse est oui».

– «Au début, la requête était très générale concernant une enquête sur la corruption (en Ukraine). Au fur et à mesure, des points plus précis ont été ajoutés au menu, dont (la compagnie gazière ayant employé le fils de l’ex-vice-président Joe Biden, NDLR) Burisma et l’ingérence dans l’élection de 2016, le Comité national démocrate, et pendant ce temps il devenait de plus en plus difficile de garantir une rencontre à la Maison-Blanche parce que des conditions supplémentaires étaient ajoutées».

– «Je n’ai jamais entendu quelqu’un dire que les enquêtes devaient être ouvertes ou conclues, la seule chose que j’ai entendu de M. Giuliani est qu’elles devaient être annoncées publiquement d’une certaine façon et cette façon changeait régulièrement».

• Suspension de l’aide militaire

– «J’étais totalement opposé à toute suspension de l’aide» militaire à l’Ukraine.

– «En l’absence d’explication crédible pour sa suspension, je suis parvenu à la conclusion que la reprise de l’aide sécuritaire n’interviendrait pas tant qu’il n’y aurait pas une déclaration publique de l’Ukraine s’engageant à mener les enquêtes».

– «Le président Trump ne m’a jamais dit directement que l’aide était conditionnée (à l’annonce d’enquêtes). L’aide était ma déduction personnelle basée sur le principe que deux plus deux font quatre (…) C’était clair pour tout le monde qu’il y avait un lien».

– (Lors d’une échange téléphonique avec M. Trump) «Je crois que je lui ai posé une question ouverte. “Que voulez-vous de l’Ukraine?” C’était une conversation très courte et brusque. Il était de mauvaise humeur. Et il a dit “Je ne veux rien, rien, je ne veux pas de donnant-donnant. Dites à Zelensky de faire ce qu’il faut”, ou quelque chose comme ça».

• Diplomatie parallèle

– «L’Ukraine faisait partie de mon portefeuille depuis mes débuts comme ambassadeur américain. Toute allégation que j’ai “forcé” l’entrée dans les relations avec l’Ukraine est tout simplement fausse».

– «La suggestion que nous étions engagés dans une diplomatie irrégulière ou louche est absolument fausse».

– «Nous avons tenu les dirigeants du département d’Etat et les autres au courant de ce que nous faisions. Le département d’Etat soutenait totalement notre implication dans les affaires ukrainiennes, et savait qu’un engagement (de l’Ukraine) à lancer des enquêtes était un de nos objectifs».

• «Gros mots »

Interrogé sur le fait qu’il aurait dit à M. Trump «le président Zelensky est à vos pieds» en utilisant la formule nettement plus vulgaire «he loves your ass» (littéralement «il aime votre cul»): «Quand on communique le président Trump et moi, il y a beaucoup de gros mots».

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