En ce moment, les scientifiques continuent d’étudier les roches sédimentaires martiennes découvertes par Curiosity au fond du cratère Gale. Selon leurs premiers résultats, il semblerait que des lacs salés se trouvaient ici avant que la planète devienne désertique.

Parmi les nombreux cratères à la surface de Mars, Curiosity s’est aventuré dans le cratère Gale qui a la particularité d’abriter une montagne d’une altitude de 5000 m (Mont-Blanc : 4 809 m), connue sous le nom de Aeolis Mons, ou Mont Sharp. William Rapin, un chercheur appartenant au California Institute of Technology explique : « Nous avons choisi le cratère Gale, car il conserve une trace unique de l’évolution de Mars ».

En effet, chaque couche ayant participé à la naissance de Aeolis Mons contient des informations sur l’évolution de la planète rouge.William Rapin et son équipe décrit cet ancien paysage en imaginant plusieurs étangs alimentés par des cours d’eau ruisselants des pentes du cratère. Au fil de années, ces étangs ce sont asséchés à plusieurs reprises pour finalement disparaitre.

Lorsqu’un lac ou une étendu d’eau s’assèche, des cristaux de sel pur se forment. « À mesure que Curiosity gravit les pentes de Mont Sharp, la tendance générale est à un paysage plus sec », déclare Ashwin Vasavada, un chercheur du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa. Chris Fredo, spécialiste de l’étude des roches sédimentaires à l’université du Tennessee, précise que le rover Curiosity n’a rencontré que des couches de sédiments plates. Cette découverte d’une zone de couches inclinées soit par le vent soit par de l’eau qui s’est écoulée dans le passé « marquent un changement majeur d’environnement. Le moment à partir duquel le paysage n’est plus complètement sous l’eau ».

En poussant les recherches géologiques dans ce cratère, William Rapin et ses équipes espèrent un jour pouvoir répondre à la question : « Quand et combien de temps Mars fut-elle capable d’accueillir la vie microbienne à sa surface ? ».

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