Des radars sonores contre les deux-roues trop bruyants débarquent sur les routes – Sud Ouest

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Les premiers radars sonores seront installés sur les routes françaises dès ce mardi 4 janvier. Une première mondiale qui, après une phase d’homologation, exposera les motos trop bruyantes à une amende de 135 euros

Après la chasse à la vitesse, les radars débutent cette année la chasse au bruit excessif. Ce mardi 4 janvier, le premier radar sonore sera installé en France, à Saint-Lambert dans les Yvelines. Une première mondiale pour un dispositif qui permettra de lutter contre les deux-roues trop bruyants.

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Dans les prochains jours, huit radars de ce type seront mis en place, à Paris, à Nice, à Toulouse, à Bron (Rhône), à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), à Villeneuve-le-Roi (Seine-et-Marne) et à Saint-Forget (Yvelines), révèle « Le Parisien ».

Il s’agit du début de l’expérimentation de ce dispositif sur la route, après avoir été testé sur piste depuis près de deux ans. Trois appareils tests de constructeurs différents seront installés et effectueront un contrôle automatique des émissions sonores. La limite n’a pas encore été fixée. Elle le sera au terme de plusieurs mois d’expérimentation, via un arrêté ministériel. Cette phase d’homologation est censée durer plusieurs mois avant un début des verbalisations, avec des amendes à hauteur de 135 euros.

« Comportements ultra-minoritaires »

« Il ne s’agit pas d’un dispositif punitif », a assuré le député MoDem Jean-Noël Barrot, cité par « Le Parisien ». Pour le parlementaire à l’origine du projet, l’idée est de « sanctionner des comportements ultra-minoritaires de personnes qui trafiquent volontairement leur moto ou leur scooter ».

La question du bruit renferme à la fois des problématiques de santé publique et des considérations économiques. En 2019, BruitParif, l’observatoire du bruit en Île-de-France, évaluait à 10,7 mois le temps en bonne santé perdu en moyenne par les Franciliens à cause du bruit généré par les transports. De son côté, en juin 2020, l’Ademe, l’Agence de la transition écologique, estimait le coût social du bruit à 147 milliards d’euros par an, prenant en compte les frais de santé liés à la perturbation du sommeil ou encore la perte de valeur des logements concernés par une trop forte exposition aux nuisances sonores.

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