Déconfinement: pourra-t-on voyager en train en toute sécurité? – BFMTV.COM

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Dans le cadre de la deuxième phase de déconfinement, les assouplissement concerneront également les transports en commun. Ce dimanche à l’antenne de BFMTV, Jean-Baptiste Djebbari, Secrétaire d’État chargé des Transports, a expliqué que dès mi-juin, 100% des trains et des TGV seront commercialisés.

Il a également précisé que tous les sièges seront disponibles au grand public. “Nous enlevons la restriction d’un siège sur deux”, a-t-il ajouté.

L’importance du masque

Dès lors, de nombreuses questions sanitaires se posent. En France, où le nombre de morts et de réanimations liées au Covid-19 baisse de manière quotidienne, le taux d’excréteurs du coronavirus est de plus en plus faible, rendant moindre la probabilité de se trouver à côté, ou à proximité d’un passager contaminé. 

En revanche, dans la théorie, les autorités sanitaires soulignent que le port du masque sera nécessaire dans les trains. Afin d’éviter tous risques, il reste important de porter cette protection de manière correcte, le nez et la bouche devant être recouverts.

Ainsi, même si un voisin est porteur du Covid-19, le masque devrait être une protection suffisante.

Le masque efficace sur la longueur 

Quid alors des voyages de cinq ou six heures, certains masques ayant une durée de vie n’excédant pas quatre heures? En réalité, cette contrainte de temps est indicative, et ne prend pas en compte l’usage qu’en font les voyageurs. 

Ainsi, il y aura une différence si un usager parle pendant l’ensemble du voyage ou non. Ainsi, le masque sera sans doute plus humide, sans toutefois annihiler sa protection. 

Les autorités sanitaires le soulignent de nouveau, l’important est de garder le masque, même si son port peut-être désagréable sur une longue période.

La question de la ventilation

Vient également la question de la ventilation des wagons. Plusieurs recherches ont estimé que si cette dernière se fait vers l’extérieur, alors les risques de contamination étaient quasiment nuls. 

“Si la prise d’air se fait à l’extérieur, comme sur un TGV par exemple, le risque est quasiment nul”, confirmait il y a plusieurs semaines, sur RMC, Daniel Camus, infectiologue à l’Institut Pasteur de Lille. 

En revanche, si l’air aspiré de l’intérieur puis réinjecté, alors plusieurs problèmes se posent. Dans des travaux publiée par la revue The Lancet, plusieurs chercheurs ont en effet prouvé que dans les espaces clos et mal ventilés, les gouttelettes relâchées, lors de toux, ou lors de la parole, mettent cinq minutes à retomber. Dans des espaces aérés, ce délai est raccourci à 30 secondes. 

A bord des autres trains, notamment les Intercités, la ventilation se fait par un apport permanent d’air extérieur, la totalité de l’air intérieur étant renouvelée toutes les six minutes environ.

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