Advertisements

Déconfinement – Cartes coronavirus : toute l’Auvergne est orange… pour finir en rouge ou en vert dans une semaine ? – La Montagne

Spread the love

Toute la journée, nous avions imaginé l’Auvergne couleur verte, sur la base des critères chiffrés que l’on avait en main. Pas de doute…

Des départements en rouge ou en vert : à quoi s’attendre en Auvergne et Limousin ?

Finalement, les quatre départements auvergnats ont été placés en orange, ce jeudi 30 avril, sur la première carte de préparation du déconfinement ; une couleur intermédiaire qui n’était pas prévue.

Un calcul régional et non départemental pour les capacités en réanimation

La raison : un calcul à l’échelle d’Auvergne-Rhône-Alpes pour l’un des deux critères considérés.

« Les départements en orange ont vocation à basculer en vert ou à basculer en rouge », a indiqué le ministre de la Santé.

Ce niveau intermédiaire permet d’attendre et d’affiner la situation de chaque département jour après jour, dans l’attente de la carte qui servira de base au déconfinement du 11 mai, et qui sera celle du jeudi 7 mai.

Une nouvelle carte sera dévoilée tous les jours. Le Lot est en rouge aujourd’hui mais pourrait être en vert dans une semaine.

Coronavirus : trois nouveaux décès en Auvergne ce jeudi 30 avril

La carte qui assemble les deux critères pris en compte

Si l’Auvergne est en orange, c’est parce qu’il y a une tension hospitalière sur les capacités en réanimation des hôpitaux d’après la calcul du ministère.

Et non pas parce que le virus circule. Peu de départements en France sont en rouge pour la circulation du virus (le Grand Est est en orange) : les plus proches sont le Lot au sud, la Nièvre et le Cher au nord du Massif central.

Il suffit que l’un des deux critères soit rouge ou orange pour que cela classe le département dans la couleur correspondante.

La carte du critère de circulation du virus

La carte mesure les cas de coronavirus dans les passages aux urgences.

« S’il y a moins 6 %, le département apparaît alors en vert. Si ce chiffre se situe entre 6 et 10 %, le département apparaît aujourd’hui en orange. Et, en rouge, plus de 10 % des consultations aux urgences des hôpitaux d’un département dues à une suspicion liée au coronavirus. »

Olivier Véran (ministre de la Santé)

La carte du critère de la tension hospitalière

Comme le montre cette carte, au moins 60 % de la capacité initiale de réanimation est utilisée en Auvergne. C’est en fait un chiffre à l’échelle de toute la région et pas de chaque département.

A la date du 30 avril, il y avait 15 personnes en réanimation dans le Puy-de-Dôme, 14 dans l’Allier, 4 dans le Cantal et 1 en Haute-Loire.

Le nombre de patients en réanimation au 30 avrilDans le Puy-de-Dôme, la capacité initiale (chiffre 2018) était de 81 lits de réanimation, ce qui n’en fait pas un département en tension.

Pas plus que les trois autres départements d’Auvergne, d’autant que la capacité initiale n’est pas la capacité réélle : chaque hôpital s’est préparé en augmentant sa capacité.

Le calcul régional « a plus de sens » selon le ministère 

Le ministre de la Santé a indiqué que le calcul régional avait plus de sens car les malades circulent d’un hôpital à l’autre en fonction des capacités d’accueil de chacun quand l’épidémie frappe fort sur un territoire.

Au CHU de Clermont-Ferrand, si l’épidémie ralentit, le déconfinement fait craindre une deuxième vague

Les cartes de ce 30 avril ne prennent en compte que deux des trois critères qui permettront de classer les départements, le 7 mai : il y a l’activité et la circulation du virus, la situation dans les services de réanimation des hôpitaux ; il manque encore l’évaluation du « système local de tests et de détection des cas contacts ».

Philippe Cros

Advertisements

Leave a Reply