Déconfinement : accélération des ouvertures des écoles, collèges et lycées – Le Monde

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Des élèves du collège Rosa Parks, le 20 mai, à Nantes.

Des élèves du collège Rosa Parks, le 20 mai, à Nantes. STEPHANE MAHE / REUTERS

Le déconfinement scolaire est-il entré, lui aussi, dans sa deuxième phase ? Le gouvernement a voulu le signifier, en annonçant, le 28 mai, l’objectif de « 100 % d’ouvertures » des écoles dès le 2 juin. Sont ainsi annoncés une réouverture de tous les collèges et le retour progressif des lycéens de la zone verte, qui comprend tout le territoire sauf l’Ile-de-France, la Guyane et Mayotte. Jusqu’ici, seuls 22 % des écoliers et 28 % des collégiens de 6e et de 5e ont fait leur retour en classe en zone verte, et 14 % des écoliers en zone rouge.

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La réouverture des lycées, dont l’annonce était très attendue, sera cependant « progressive » dans les zones vertes, avec une montée en charge « par niveau », a promis le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. En Ile-de-France, les élèves seront accueillis « en petits groupes » ou pour des « entretiens individuels » qui permettront, selon les besoins, de faire le point sur leur scolarité ou sur leur situation dans Parcoursup. Certains sont encore en attente de réponses.

« “Réouverture”, c’est un bien grand mot, commente ainsi Sophie Vénétitay, secrétaire générale adjointe du SNES-FSU. En Ile-de-France, on voit bien qu’on sera loin d’un retour à la normale. » Sur les deux millions de lycéens scolarisés sur le territoire, plus de 20 % sont franciliens. Nombreux sont ceux qui jugent cette reprise « a minima » ou « symbolique ».

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Les syndicats enseignants se satisfont en revanche d’une autre mesure annoncée, la suppression de l’oral de français, la seule épreuve du baccalauréat jusqu’alors maintenue. Ils saluent le fait que la « logique de l’accompagnement » ait primé sur celle du « bachotage », qui aurait sans doute repris ses droits si les élèves de 1re avaient dû revenir préparer cet examen. « J’ai entendu les inquiétudes face à une situation exceptionnelle qui entraînait une inégale préparation », a déclaré Jean-Michel Blanquer, le 28 mai. C’est un « immense soulagement » pour les enseignants de lettres, rapporte Sophie Vénétitay.

15 élèves par classe

Les lycées professionnels, « au cœur [des] préoccupations », selon les termes du ministre, devraient rouvrir leurs portes, tous niveaux confondus et sur tout le territoire. Des annonces satisfaisantes pour Pascal Vivier, secrétaire général du Snetaa-FO, le premier syndicat des enseignants de la voie professionnelle.

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