Début du procès en destitution de Donald Trump : que risque-t-il ? – RTL.fr

Spread the love

Ce mardi 9 février marque le début d’un procès historique au Congrès
américain. Jamais avant cela aucun président n’a été mis en accusation deux
fois au cours de son mandat. Mais avant de lancer le coup d’envoi du 2e procès en destitution de Donald Trump, les sénateurs vont d’abord débattre.

Peut-on
mettre en accusation un ancien président américain redevenu simple citoyen
depuis les faits ? C’est à cette question que vont devoir répondre d’emblée les
Sénateurs aujourd’hui. Avant même d’envisager de s’engager dans le procès puis
de statuer sur le fond. Pour les avocats de Donald Trump et une majorité de républicains, il n’en est pas question. 

Ils ont
envoyé en avance leurs arguments, et expliquent leur ligne de défense : pour
eux, cette mise en accusation n’est pas conforme à ce qui est prévu dans la
Constitution
. Mais tout cela est très compliqué car les règles de cette
procédure “d’impeachment” sont compliquées à comprendre, elles
n’ont été suivies que 3 fois pour l’instant – et la 3e fois, c’était l’an
dernier tout juste, lors du premier procès en destitution de Donald Trump. 

Premier
petit revers en revanche pour l’équipe de Trump : elle cite, dans ces 70 pages
d’arguments, le rapport d’un professeur de droit à plusieurs reprises. Et
celui-ci a immédiatement alerté sur twitter que ses propos avaient été
déformés ! 

Des précédents mentionnés par les démocrates

Les
démocrates, eux, ne manqueront pas de rappeler que, par le passé, deux fonctionnaires
locaux ont été visés par des procès en destitution dans leurs congrès locaux,
alors qu’ils n’étaient plus en service. Et qu’ils ont quand même été jugés,
puis condamnés.

Si
jamais les arguments des avocats de Donald Trump sont rejetés, et que le procès
a lieu, alors vraisemblablement, ils avanceront que ce n’est pas juste de tenir
l’ancien président responsable pour les actes de ses supporters. Ils
souligneront que dans son discours, quelques heures avant la prise du Capitole,
il prônait une manifestation pacifique.
 

Côté
démocrate, il semble que les procureurs vont s’appuyer sur énormément de
vidéos
. Ils vont vraiment faire revivre l’agressivité de la foule pro-Trump, ce
qui peut avoir un impact très fort sur les parlementaires, qui, rappelons le,
sont les témoins directs de l’insurrection. 
En tous
cas, si les règles de l’impeachment sont très compliquées, il sera plus facile
pour le monde entier de comprendre bien ce dont Donald Trump est accusé, cette “incitation à l’insurrection” – puisque tout le monde a encore en
tête ces images d’invasion, qui se s’est passée il y a un mois tout juste.  

Un procès qui a peu de chance d’aboutir

Bien
entendu, il ne s’agit pas pour le Congrès de se prononcer si le 45e président
des Etats-Unis peut rester au pouvoir, puisqu’il ne gouverne plus depuis le 20
janvier. Mais il s’agit de décider s’il pourra se représenter ou non à des
élections présidentielles. 

En tous
cas, à J-1, Donald Trump a même carrément demandé aux Sénateurs l’abandon de
son procès. Ses
avocats sont tellement convaincus que le Congrès ne pourra pas voter que cette
procédure est constitutionnelle, qu’ils ont directement proposé l’abandon des
poursuites. Ils parlent de “mise en scène politique”. 

Alors,
c’est vrai que cela coûterait moins cher au contribuable américain : le premier
procès en destitution il y a juste un an, duquel Donald Trump était sorti blanchi,
avait coûté 40 millions de dollars – 33 millions d’euros, au contribuable
américain. 

C’est
vrai aussi que le procès a peu de chance d’aboutir, car il faudrait que 17
sénateurs républicains votent en faveur de cette mise en accusation
. Or pour
l’instant, seuls 10 seraient du côté des démocrates. 

Mais
Donald Trump, malgré tout ça, a tout de même demandé l’abandon des poursuites,
car il a une peur bleue que cela ternisse son image encore plus. 

La rédaction vous recommande

Lire la suite

Leave a Reply