L’énigme Xavier Dupont de Ligonnès est en passe d’être résolue ce vendredi, avec son arrestation à l’aéroport de Glasgow, en Ecosse. Pendant 8 ans, l’homme que tout le monde croyait mort était en cavale. Retour sur une histoire hors norme.

Décembre 2010

Une soudaine passion pour le tir

À presque 50 ans, Xavier Dupont de Ligonnès se découvre une soudaine passion pour les armes. Il commence son initiation au tir. « Un débutant, un tireur de loisirs qui ne recherchait pas la performance », témoigne Benoît Hérault, moniteur du stand nantais où le père de famille s’entraîne d’abord avec un pistolet avant d’utiliser une carabine 22 long rifle dix coups héritée de son père.

Le 2 février 2011

Une carabine 22 long rifle

AFP
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Xavier Dupont de Ligonnès a hérité d’une carabine 22 long rifle qui appartenait à son père. Il achète alors des munitions et se met à fréquenter un stand de tir. D’après les enquêteurs, les balles tirées depuis l’arme du crime proviennent d’une arme identique à celle dont il a hérité. Au stand de tir, des témoins assurent qu’elle était munie d’un silencieux.

Mars 2011

« Il s’est présenté comme un prêtre tireur d’élite »

Chef d’entreprise, Dupont de Ligonnès a tenté d’acquérir une arme de poing dans une armurerie de la région nantaise. « Il s’est présenté comme un prêtre tireur d’élite », confie le patron. Sans autorisation administrative pour détenir ou transporter une arme, Dupont de Ligonnès n’a même pas pu apercevoir les armes de poing qu’il espérait acquérir.

Les 3 et 4 avril 2011

Agnès et les quatre enfants assassinés

La disparition de la famille Dupont de Ligonnès, installée à Nantes (Loire-Atlantique), composée des deux parents et de quatre enfants, est établie entre ces deux dates. D’après les autopsies réalisées sur les dépouilles de la mère, Agnès, 48 ans, et des quatre enfants (Arthur, 21 ans, Thomas, 18 ans, Anne, 16 ans, Benoît, 13 ans), c’est en réalité à ce moment-là qu’ils ont été tués.

Le 4 avril 2011

Absents pour cause de « maladie »

Les deux benjamins de la famille, Anne et Benoît, scolarisés au collège catholique La Perverie – Sacré Cœur, sont absents des cours pour cause de « maladie ».

Les 11 et 12 avril 2011

Une nuit à Toulouse

Le père passe la nuit dans un hôtel de Toulouse (Haute-Garonne). Le 11, l’établissement scolaire d’Anne et Benoît reçoit un courrier dactylographié, signé de la main de leur père, indiquant que les deux enfants devaient quitter précipitamment leur école, à cause d’une mutation professionnelle urgente en Australie. Le chef de l’établissement catholique Blanche de Castille, qui emploie Agnès de Ligonnès comme adjointe à la vie scolaire, reçoit de son côté une lettre de démission signée de son nom, évoquant également la même histoire. Etonné, le directeur tente de la joindre par téléphone. Sans succès.

Les 12 et 13 avril 2011

Une nuit au Pontet dans le Vaucluse

Xavier Dupont de Ligonnès dîne seul et dort dans une auberge du Pontet, dans le Vaucluse. Il a fait le trajet dans sa Citroën C5. Le 13, des voisins, inquiets de voir les volets clos de la maison familiale depuis plusieurs jours, appellent la police nantaise. La voiture de la mère, elle, est restée garée dans la rue.

Le 14 avril 2011

Le retrait de 30 €, dernière image du père

DR.
DR.  

Xavier Dupont de Ligonnès effectue un retrait de 30 euros à un distributeur de billets, à Roquebrune-sur-Argens (Var). Après avoir passé la nuit dans l’hôtel Formule 1, Xavier Dupont de Ligonnès quitte seul sa chambre et abandonne, à proximité, son véhicule, la C5, bleu métallisée. C’est la dernière fois qu’il a été vu.

Le 20 avril 2011

Le parquet ouvre une enquête

PHOTOPQR/« Ouest France»/Frédéric Girou
PHOTOPQR/« Ouest France»/Frédéric Girou  

Le parquet ouvre une enquête pour disparition inquiétante de l’ensemble de la famille Dupont de Ligonnès. Ce jour-là, les enquêteurs s’aperçoivent que le père a acheté quelque temps plus tôt du ciment, des sacs en toile de jute, de la chaux vive et des pelles.

Le 21 avril 2011

La macabre découverte

AFP
AFP  

Alors qu’un avis de recherche est diffusé pour toute la famille, les enquêteurs découvrent des restes humains enterrés dans le jardin de la maison familiale. Dans les heures qui suivent, les dépouilles des quatre enfants et de la mère sont exhumés. La fosse où ont été dissimulés les cadavres ne contient aucun autre corps. L’enquête bascule sur la piste criminelle. Le même jour, des gendarmes localisent la C5 de Xavier Dupont de Ligonnès à Roquebrune-sur-Argens, dans le Var. Une autre voiture de la famille, une Pontiac, est recherchée.

Le 22 avril 2011

Une exécution « méthodique » révélée par les autopsies

Les autopsies pratiquées sur les cinq dépouilles démontrent que la mère et ses quatre enfants ont été exécutés d’une manière « méthodique » dans leur sommeil. Le parquet de Nantes ouvre une information judiciaire contre X pour assassinat. Un mandat de recherche pour Xavier Dupont de Ligonnès, comme « témoin », est diffusé dans l’espace Schengen.

VIDEO. Le père soupçonné d’assassinat

Le 26 avril 2011

Vibrant hommage à la famille Ligonnès

La marche blanche en hommage à Agnès Dupont de Ligonnès et ses quatre enfants est empreinte d’émotion et de gravité. Près de 500 jeunes défilent à Nantes avec une rose blanche ou un lys à la main. Dans les colonnes du « Parisien » le lendemain, un ami du père raconte comment Xavier comptait gagner beaucoup d’argent avec son entreprise, la Selref. « Le but était de créer un réseau d’hôtels et de restaurants dans lesquels les représentants de commerce auraient droit à des avantages », détaille-t-il. « Xavier Dupont de Ligonnès espérait décrocher le jackpot », conclut-il. Le mandat de recherche est diffusé par Interpol.

VIDEO. Marche en hommage aux Dupont de Ligonnès

Le 28 avril 2011

Le père insaisissable, les obsèques à Nantes

Plus de 1 400 personnes assistent aux obsèques d’Agnès et de ses enfants – Anne, Benoît, Thomas et Arthur – à l’église Saint-Félix de Nantes. De vibrants hommages sont rendus par les proches des victimes. Pendant ce temps, les enquêteurs restent à la recherche de Xavier, toujours introuvable.

Le 29 avril 2011

Recherches infructueuses, personnalité complexe

DR.
DR.  

Les fouilles autour de Roquebrune-sur-Argens (Var), dernier lieu où a été aperçu Xavier Dupont de Ligonnès, ne donnent rien. Il avait quitté l’hôtel Formule 1 au volant de sa C5 le 15 avril. La personnalité du suspect numéro un de la tuerie de Nantes se dévoile petit à petit. « Le Parisien – Aujourd’hui en France » dresse le portrait d’un touche-à-tout, d’un aventurier dans l’âme.

Le 30 avril 2011

Inhumés dans le village des temps heureux

AFP-JEFF PACHOUD
AFP-JEFF PACHOUD  

Agnès Dupont de Ligonnès et ses quatre enfants sont inhumés dans le cimetière de Noyers-sur-Serein dans l’Yonne. Ce village bourguignon est celui des temps heureux pour la famille. Chaque année, elle venait s’y reposer au moins une fois dans la demeure familiale d’Agnès. Le grand-père, Hamza Abbas, d’origine égyptienne, y avait acquis un vaste pavillon pour ses vieux jours. « Agnès venait ici passer les vacances d’été avec son mari et ses enfants, se souvient Mme Ledoux, une commerçante du village. Nos fils respectifs jouaient souvent ensemble. La famille avait l’air très unie. En apparence, tout allait bien. » Dans le cimetière, l’émotion est à son comble.

Le 4 mai 2011

« On n’arrive pas à comprendre »

DR.
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Christine, la sœur cadette de Xavier Dupont de Ligonnès, ne parvient pas à croire en la culpabilité de son frère. « Nous sommes extrêmement bouleversés par la perte de nos proches, un vrai choc. On n’arrive pas du tout à comprendre ce qui a pu se passer », confie-t-elle au « Parisien » – « Aujourd’hui en France ». En parallèle, l’existence de courriers écrits par le père de famille à ses proches est révélée. Dans la lettre adressée à son ancienne maîtresse Christine, il évoque son départ en famille vers l’Australie « en laissant nos casseroles derrière nous, et sans intention de retour ». Il la dissuade de vouloir recouvrer les 50 000 € qu’elle lui a prêtés. « Personne ne pourra me retrouver », prévient-il.

Le 8 mai 2011

« La disparition de Xavier ne joue pas en sa faveur »

Bertram, l’un des frères d’Agnès Dupont de Ligonnès, s’exprime pour la première fois. « Nous sommes encore sous le choc », confie-t-il au « Parisien » – « Aujourd’hui en France ». « Ils menaient une vie parfaitement classique, poursuit cet antiquaire de profession. Ils avaient parfois des soucis, mais rien de particulier. Xavier et Agnès, c’étaient monsieur et madame Lambda. » Sans s’exprimer directement sur l’enquête, il concède que « la tournure que prennent les événements ne joue pas en la faveur de Xavier ».

Le 10 mai 2011

Un mandat d’arrêt international contre Xavier Dupont de Ligonnès

AFP.
AFP.  

Près de trois semaines après la découverte des corps d’Agnès Dupont de Ligonnès et de ses quatre enfants à Nantes, Xavier, le père de famille, demeure introuvable. Le procureur de la République de Nantes annonce qu’un mandat d’arrêt international a été délivré à son encontre.

Le 14 mai 2011

Les internautes mènent l’enquête

DR.
DR.  

Des centaines d’internautes se passionnent pour cette histoire tragique. Ils sont les premiers à retrouver les confidences d’Agnès Dupont de Ligonnès sur les forums de discussion du site Doctissimo. Ils découvrent aussi sur le site de la Cité catholique des messages laissés par Xavier en pleine interrogation sur sa foi. Ils exhument enfin de multiples photos du père de famille. Une page Facebook leur sert de lieu pour rassembler leurs informations.

Le 18 mai 2011

Le rêve américain brisé de Dupont de Ligonnès

DR.
DR.  

Incapables de mettre la main sur Xavier Dupont de Ligonnès, les enquêteurs fouillent son passé. Ils y trouvent un désir, celui de partir vivre aux Etats-Unis. Ce rêve, le fan d’Elvis Presley et de Steve McQueen n’a jamais pu le réaliser. Xavier était parti outre-Atlantique en 1990, deux ans avant son mariage avec Agnès, traversant le pays par la route 66 avec un ami. En 1998, il y repart six mois, seul, afin de préparer le terrain pour un éventuel déménagement. En 2002, c’est avec toute la famille qu’il sillonne le pays en camping-car. L’homme pense à engranger de l’argent avec sa société pour pouvoir s’installer aux Etats-Unis. Il sera rattrapé par les déboires commerciaux de son entreprise.

Le 21 mai 2011

L’e-mail d’adieu à son patron

« Nouvelle : nous partons nous installer en Australie! Je ne pourrai donc plus continuer à collaborer avec vous. Je vous dis au revoir. Je passerai vous dire un petit bonjour quand je serai de passage à Versailles. Cordialement. Xavier DUPONT de LIGONNÈS. » Cinq lignes pour mettre fin à huit ans de collaboration avec la société Sphinx Marketing Conseil (SMC). Spécialisée dans l’audit d’établissements hôteliers, elle employait Xavier Dupont de Ligonnès ponctuellement. L’e-mail, daté du 8 avril, soit trois ou quatre jours après la date présumée des assassinats, apparaît donc comme un indice supplémentaire de son implication. Son existence est révélée par « Le Parisien » – « Aujourd’hui en France ».

Le 29 mai 2011

Le crime était presque parfait

DR.
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Au bout de cinq semaines d’investigations tous azimuts, les enquêteurs ont acquis une certitude : Xavier Dupont de Ligonnès pensait avoir élaboré un scénario imparable dissuadant toute volonté de recherche. « Il a bien failli réussir, reconnaît un proche de l’affaire interrogé par L e Parisien – Aujourd’hui en France. Si les enquêteurs de la police judiciaire de Nantes n’avaient pas exploré de fond en comble l’habitation désertée par cette famille, on aurait pu croire à une disparition organisée pour fuir des créanciers, comme cela peut arriver. Le plan du père aurait très bien pu fonctionner. » Il aura fonctionné trois semaines, le temps de retrouver les cadavres de son épouse et de ses quatre enfants.

Le 9 juin 2011

Agnès a bien été droguée

DR.
DR.  

Les derniers résultats des analyses toxicologiques écartent l’hypothèse que la mère de famille ait été au courant du drame à venir. Avant d’être abattue, Agnès Dupont de Ligonnès a bien été droguée.

Le 15 juin 2011

Fréquemment aperçu

Xavier Dupont de Ligonnès aurait été vu à Versailles (Yvelines) et dans une station-service d’un centre commercial aux Ulis (Essonne). La police judiciaire de Nantes prend les deux témoins très au sérieux. Depuis le drame, le suspect numéro un a été vu 650 fois dans la France entière. Mais aucun signalement n’a mené à l’homme que la France entière recherche…

Le 17 juin 2011

Message glaçant à sa sœur

Le soir du meurtre de sa femme et de ses trois enfants, Xavier Dupont de Ligonnès a tenté de joindre sa sœur Christine. Il lui a laissé un message sur son répondeur. « On était au cinoche en famille et au restaurant ensuite », explique-t-il. Il évoque alors un voyage imminent de son beau-frère. Puis il conclut : « Si c’est pas trop tard, tu me rebipes, ou tu m’envoies un petit SMS et je te rappelle. Là, je vais coucher les enfants, dire bonsoir à tout le monde. À tout de suite ! Peut-être… » Quelques instants plus tard, Agnès, Anne, Arthur et Benoît sont froidement abattus à coups de fusil.

Les 23 et 28 juin 2011

Fouilles spéléologiques

AFP-SEBASTIEN NOGIER
AFP-SEBASTIEN NOGIER  

Une centaine de personnes sont mobilisées pour des fouilles spéléologiques. Une quarantaine de cavités sont passées au peigne fin autour de Roquebrune-sur-Argens, où a été vu pour la dernière fois Xavier Dupont de Ligonnès. En vain.

Le 26 juillet 2011

Une série de perquisitions chez les proches du suspect

Une quinzaine de perquisitions sont menées simultanément dans toute la France plus de trois mois après la disparition de Xavier Dupont de Ligonnès. L’une d’elles est effectuée au domicile de la mère et de la sœur cadette du suspect numéro un dans la tuerie de Nantes. L’hypothèse qu’il soit toujours vivant guide les enquêteurs à rechercher s’il a pu entrer en contact avec son entourage.

Le 12 octobre 2011

La famille avait reçu des menaces

Geneviève Dupont de Ligonnès, la mère de Xavier, reste persuadée que son fils est innocent du quintuple meurtre dont il est accusé. Pour étayer son propos, elle révèle que la famille subissait de « graves menaces » assimilables à des « menaces de mort ». À tel point que sa bru « a dû changer de numéro de téléphone, changer d’adresse e-mail », précise-t-elle. Cela explique selon elle les lettres écrites par Xavier pour annoncer son départ subit pour les Etats-Unis…

Le 25 octobre 2011

De nouveaux éléments troublants

DR
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Un peu plus de six mois après la découverte des cinq corps dans la maison des Dupont de Ligonnès à Nantes, le mystère reste entier. Les centaines d’auditions et l’enquête ont toutefois permis de mettre au jour de nouveaux éléments accablants. Lors d’un dîner une quinzaine de jours avant le meurtre, Xavier a par exemple évoqué le maniement des armes. Sa sœur, Véronique, la fille de cette dernière et son gendre sont à table avec lui. Il se demande aussi si « un animal lourd comme un sanglier n’était pas trop difficile à transporter ». Détail glaçant car les corps des victimes ont dû être transportés des chambres du 2e étage jusqu’à la terrasse du jardin.

Le 28 novembre 2011

L’étrange groupe de prière de la mère de Dupont de Ligonnès

De curieuses pratiques religieuses de Xavier Dupont de Ligonnès mettent en émoi les enquêteurs. Jusqu’en 1995, le père de famille aurait participé, avec sa femme Agnès, à un groupe de prière fondé par sa mère, Geneviève. Le caractère occulte de Philadelphie intrigue les policiers, qui ont saisi plusieurs documents. Parmi ceux-ci, le témoignage d’un ancien membre évoque le caractère sectaire de ce groupe, qui mêle références à Satan et « complot judéo-maçonnique ».

Le 23 décembre 2011

À la recherche d’un amour de jeunesse

Les policiers recherchent Claudia, amour de jeunesse de Xavier Dupont de Ligonnès. L’identification de cette mystérieuse femme allemande d’une cinquantaine d’années pourrait relancer une enquête qui patine. Le fugitif l’aurait rencontré à Paris au début des années 1980. Cette piste intéresse d’autant plus les policiers que Dupont de Ligonnès a contacté au moins quatre anciennes amies ou compagnes une quinzaine de jours avant les meurtres. Claudia est la seule avec qui Xavier a gardé le contact. « Il allait parfois la voir à Hanovre, sans Agnès ni les enfants, se rappelle un proche de la famille. Il disait à Agnès qu’il n’y avait rien à craindre et, malgré sa jalousie, elle lui faisait confiance. »

Le 22 février 2012

Nouvelles investigations pour retrouver la trace de Dupont de Ligonnès

L’antenne de police judiciaire de Nantes adresse à la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP), en charge de la police de voie publique, une demande de renseignements à l’échelle nationale concernant Xavier Dupont de Ligonnès. Les enquêteurs souhaitent ainsi recenser l’ensemble des signalements concernant le suspect des cinq meurtres de Nantes lors de ses multiples déplacements depuis 2007. L’objectif ? Découvrir un endroit où le père de famille aurait pu se terrer ou se donner la mort…

Le 15 avril 2012

Dans la tête de Xavier Dupont de Ligonnès

Entre 2006 et 2008, Xavier Dupont de Ligonnès a consigné des centaines de textes, e-mails, photos sur un serveur informatique hébergé chez Free. Après les meurtres, il a quasiment tout effacé. Grâce à des sauvegardes réalisées par Free, les enquêteurs ont pu récupérer ces précieux documents. Ils renseignent sur la personnalité du suspect de la tuerie de Nantes. « Le Parisien » – « Aujourd’hui en France » publie une page entière pour entrer dans la tête de Xavier Dupont de Ligonnès, un homme qui a passé « une belle enfance sans soucis », qui possède « un complexe de supériorité » assumé, une « ambition professionnelle farouche » et qui réalise qu’il n’était « pas tout » pour sa femme…

Le 16 mai 2012

La maison des Dupont de Ligonnès vidée

AFP-ALEXANDRA TURCAT
AFP-ALEXANDRA TURCAT  

Meubles et effets personnels des défunts locataires de la maison nantaise sont portés dans une déchetterie par des déménageurs. Des sacs-poubelles et des objets divers (tuyaux d’arrosage, pots de fleurs, sacs à dos de randonnée ou jeux de société) ont été chargés sans discontinuer dans un camion de location. Le père de famille demeure introuvable.

Le 3 septembre 2012

L’hypothèse du suicide « la plus probable »

Le procureur de la République de Nantes estime qu’« au vu de l’état catastrophique de ses finances, au vu de son état d’esprit les jours ou semaines qui ont précédé ces assassinats, au vu de l’absence totale de traces de l’intéressé malgré l’intense travail de quadrillage et de recoupement policier, l’hypothèse du suicide, sans être du tout certaine, est la plus probable ».

Le 4 février 2013

Un hôtelier de Dieppe assure l’avoir vu

Un hôtelier de Dieppe (Seine-Maritime) est persuadé d’avoir accueilli pendant deux nuits Xavier Dupont de Ligonnès. Les analyses ADN ne confirmeront pas sa version.

Le 17 avril 2013

La piste de la compagne allemande refermée

Claudia, l’ancienne compagne allemande de Xavier Dupont de Ligonnès, est longuement entendue près de Munich par les enquêteurs allemands saisis par le juge d’instruction Robert Tchalian. La piste, porteuse d’espoir, ne mène à rien. Les policiers pensaient qu’elle avait pu être contactée par le fugitif peu avant les meurtres. Auditionnée en présence d’un enquêteur de la PJ de Nantes (Loire-Atlantique), elle a expliqué n’avoir eu aucun contact récent, que ce soit avant, pendant, ou après les meurtres, avec le père et suspect numéro un du quintuple assassinat de sa famille à Nantes.

Le 2 mai 2013

Des recherches toujours vaines

AFP-JEAN CHRISTOPHE MAGNENET
AFP-JEAN CHRISTOPHE MAGNENET  

Une dizaine de pompiers explorent à nouveau dans le Var des cavités, puits et grottes à la recherche du cadavre de Xavier Dupont de Ligonnès. En vain.

Le 14 juin 2013

La piste de l’Italie

Un homme affirme avoir reconnu Xavier Dupont de Ligonnès à Rome. Pour étayer ses propos, il dispose de plusieurs photographies. L’Italie a déjà fait l’objet de vérifications quelques mois auparavant après les déclarations de l’enquêteur. Encore une fois, la piste finit par se refermer.

Le 24 juin 2013

Le cadavre du Var ranime l’affaire

Le cadavre d’un homme est découvert dans un bois, à une vingtaine de kilomètres du parking où Xavier Dupont de Ligonnès a disparu à Roquebrune-sur-Argens. Rapidement, les policiers en charge de l’affaire s’intéressent à cette trouvaille, avec un (mince) espoir. L’ADN douchera leur enthousiasme : le cadavre n’est pas celui du père de famille soupçonné du meurtre de sa femme et de ses quatre enfants.

Le 17 février 2014

Et si Christine, la sœur de Xavier, savait…

AFP-MIGUEL MEDINA
AFP-MIGUEL MEDINA  

La personnalité de Christine Dupont de Ligonnès intrigue. La sœur de Xavier a toujours défendu son frère, allant jusqu’à nier la réalité du drame, privilégiant la thèse du départ précipité vers les Etats-Unis. Le témoignage d’un autre membre de la famille jette une lumière nouvelle sur ce comportement. C’est l’une des belles-soeurs d’Agnès Dupont de Ligonnès qui a ouvert cette piste. Elle a raconté aux policiers une anecdote rapportée lors d’un dîner par Véronique, l’autre sœur de Xavier. Le 21 avril autour de midi, trois heures avant la découverte des corps, Christine est venue sonner chez Véronique, à Versailles (Yvelines). « Tu vas entendre des choses graves, mais tout sera faux. Il ne faudra pas croire ce que dit la police. » Après cette phrase, l’aînée est repartie, sans s’étendre. Savait-elle ce qui se tramait ? Ce témoignage, pris très au sérieux par les enquêteurs, nécessite l’audition de Véronique. Lors de son audition, elle minimise les propos rapportés. Par conséquent, le juge d’instruction n’estime pas utile de confronter les deux sœurs ni d’entendre Christine à ce sujet. « Aujourd’hui, cette piste n’est pas définitivement refermée, mais elle n’est pas jugée prioritaire », résume une source judiciaire.

Le 9 avril 2015

La maison de l’horreur vendue

En vente depuis un an, la maison que louait la famille Dupont de Ligonnès avant la tuerie de Nantes a trouvé preneur. Selon « Ouest France », les acquéreurs ont déboursé quelque 200 000 euros pour cette coquette demeure d’une centaine de mètres carrés située 55, boulevard Schuman, à Nantes.

Le 28 avril 2015

Ces restes humains sont-ils à Xavier Dupont de Ligonnès ?

« Nice-Matin »/Patrick Blanchard.
« Nice-Matin »/Patrick Blanchard.  

Plus de quatre ans après la tuerie de Nantes, un promeneur découvre des ossements à proximité d’un campement de fortune à Bagnols-en-Forêt, à quelques kilomètres de Roquebrune-sur-Argens où a été vu pour la dernière fois Xavier Dupont de Ligonnès. Des analyses ADN concluent qu’il ne s’agit pas de ce dernier.

4 mars 2019

La « maison de l’horreur » revendue avec plus-value

Achetée 260 000 euros en 2015, la maison du 55 boulevard Schuman, à Nantes a été revendue près de 480 000 euros en 2019. Cette plus-value s’explique notamment par les travaux effectués par l’ancien couple de propriétaires, qui avait refait toutes les pièces à neuf. L’annonce décrivait ainsi cette maison comme étant « ancienne » mais rénovée « avec goût ». Avec l’arrestation de Xavier Dupont de Ligonnès, pas sûr que les récents acheteurs se réjouissent d’une possible reconstitution des meurtres dans leur maison dans le futur.

11 octobre 2019

Arrêté en Ecosse. Fin de 8 ans de cavale.

Xavier Dupont de Ligonnès était donc en vie durant toutes ces années. Il est arrêté à Galsgow grâce à des informations des polices écossaise et française. Ses empreintes digitales le confondent. C’est la fin de 8 ans d’une cavale mystérieuse pour le fugitif soupçonné d’un quintuple assassinat.

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