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La ministre des armées, Florence Parly, et le général François Lecointre lors d’une conférence de presse après la mort des 13 militaires de la force « Barkhane », à Paris le 26 novembre.

La collision, lundi 25 novembre, de deux hélicoptères engagés dans une mission de combat contre des djihadistes a coûté la vie à treize militaires français de l’opération « Barkhane ». Il s’agit du plus lourd bilan humain essuyé par les militaires français depuis le début de leur déploiement au Sahel en 2013, et l’une des plus grandes pertes de l’armée française depuis l’attentat du Drakkar au Liban en 1983, qui avait fait 58 morts.

Dans un communiqué, le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, a rendu hommage à « treize héros » qui « n’avaient qu’un seul but : nous protéger », saluant parallèlement, « avec le plus grand respect, la mémoire de ces militaires de l’armée de terre, six officiers, six sous-officiers, et un caporal-chef, tombés en opération et morts pour la France dans le dur combat contre le terrorisme au Sahel ». Lors d’une conférence de presse mardi en début d’après-midi, la ministre des armées, Florence Parly, a exprimé son « respect » et sa « reconnaissance » pour ces « héros » qui ont « combattu jusqu’au bout pour notre liberté », citant leur nom un à un.

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41 militaires tués au Sahel depuis 2013

Sept des militaires tués appartenaient au 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau (sud-ouest) : il s’agit des capitaines Nicolas Mégard, Benjamin Gireud, Clément Frison-Roche, des lieutenants Alex Morisse et Pierre Bockel, de l’adjudant-chef Julien Carette et du brigadier-chef Romain Salles de Saint Paul. Pierre Bockel est le fils de l’ancien ministre et sénateur centriste français Jean-Marie Bockel, a confirmé ce dernier à l’Agence France-Presse (AFP).

Clément Frison-Roche allait avoir 28 ans ; il était marié et père d’une petite fille de 7 mois, a témoigné sa mère qui s’est exprimée dans La Dépêche du Midi. Il était arrivé au Mali il y a deux mois, après avoir été élevé au grade de capitaine en juin.

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Quatre autres soldats appartenaient au 4e régiment de chasseurs de Gap (sud-est) : le capitaine Romain Chomel de Jarnieu, le maréchal des logis-chef Alexandre Protin, le maréchal des logis Antoine Serre et le maréchal des logis Valentin Duval. Le maréchal des logis-chef Jérémy Leusié, du 93e régiment d’artillerie de montagne de Varces, figure également au nombre des victimes, ainsi que le sergent-chef Andreï Jouk, du 2e régiment étranger de génie de Saint-Christol.

Au mois de novembre, l’armée française avait déjà perdu un soldat au Mali, le brigadier Ronan Pointeau, 24 ans, dans l’explosion d’un engin explosif, dont la pose avait été revendiquée par l’Etat islamique dans le Grand Sahara. Cet accident porte à 41 le nombre de militaires français tués au Sahel depuis le début de l’intervention française en 2013, avec l’opération « Serval », selon un décompte effectué à partir de chiffres publiés par l’état-major.

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