Covid-19 – Voici pourquoi les chiffres des nouvelles contaminations sont fortement en hausse depuis deux jours – L’Indépendant

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Alors que la France était tombée aux alentours de 10.500 nouvelles contaminations quotidiennes depuis une grosse semaine, depuis deux jours, cet indicateur a bondi à près de 11.500 cas de moyenne avec un pic à 14.595 nouveaux cas ce mercredi soir.

Ce rebond très sensible dans une tendance globale à la baisse n’est pas dû à flambée de nouveaux cas mais à des méthodes de calcul différentes de la part des services de Santé Publique France.

En effet, depuis ce mardi 8 décembre, Santé Publique France prend désormais en compte les résultats des tests antigéniques pour plusieurs indicateurs qui permettent le suivi de l’épidémie. Ils entrent dans le calcul des taux d’incidence, taux de positivité, taux de dépistage et, donc, dans celui des chiffres quotidiens communiqués par les autorités sanitaires.

Ainsi, après les 13.713 nouveaux cas de la veille, la France a enregistré 14.595 nouvelles contaminations ce mercredi. Le ministre de la Santé, Olivier Véran a souvent répété que les tests antigéniques positifs représentaient environ 10% du total, soit à peu près 1.400 cas positifs ce mercredi. Quoi qu’il en soit, la barre des 5.000 nouvelles contaminations, objectif fixé pour la phase 2 du déconfinement au 15 décembre, reste très loin, antigéniques ou pas. Et Santé Publique France de préciser que si “les chiffres changent, la dynamique de l’épidémie ne change pas”.

D’autres calculs modifiés

Selon Santé Publique France, d’autres calculs ont été modifiés. Ainsi, depuis le début de l’épidémie, les données des tests étaient retraitées et les autorités sanitaires “supprimaient des résultats en doublon chez une même personne” pour ne garder qu’un seul test, notamment celui qui était positif si c’était le cas.

“Aujourd’hui, alors que l’épidémie se prolonge, il est fréquent qu’une même personne effectue plusieurs tests, notamment lorsque les précédents étaient négatifs”, reconnaît SPF. “Par ailleurs, les connaissances ont évolué et le risque de réinfection, qui est aujourd’hui considéré très faible mais possible après 60 jours, doit pouvoir être identifié. La façon de dénombrer les personnes testées doit donc s’adapter à ces évolutions pour refléter l’épidémie au plus près de la réalité.”

Ainsi, les tests comptabilisés sont désormais ceux calculés sur une période donnée (7 jours par exemple) et “correspondent au nombre de personnes ayant eu au moins un test pendant cette période et qui n‘ont jamais été testées positives dans les 60 jours précédents”. Par ailleurs, “une personne qui présente un test positif soit pour la première fois, soit plus de 60 jours après un précédent test positif sera compté comme un nouveau cas”.

Ainsi, comme L’Indépendant l’avait souligné mi-octobre, le taux de positivité était surestimé alors que le taux de dépistage était, lui, sous-estimé.

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