Covid-19 : une manifestation contre le passe sanitaire sous tension ce samedi à Paris – Le Figaro

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Certains manifestants ont été repoussés de la place de Wagram avec des gaz lacrymogènes. Les opposants au passe sanitaire se sont reportés sur un autre cortège. L’ambiance est électrique.

Pour ce nouveau samedi de contestation contre le passe sanitaire, les manifestants ont fait savoir qu’ils seraient plus nombreux à Paris, où quatre rassemblements ont été déclarés à la préfecture. La police s’attendait en début de journée à la présence de 30.000 personnes, selon BFMTV.

Dès la mi-journée, un déploiement impressionnant de forces de l’ordre était signalé aux environs des Champs-Élysées et de l’avenue de Wagram, où quelques manifestants ont été repoussés par les policiers avec des gaz lacrymogènes. Les motards de la BRAVM (Brigade de répression de l’action violente motorisée) étaient également nombreux sur place.

Selon des manifestants publiant des images de l’intervention de la police sur les réseaux sociaux, Hadama Traoré (un agitateur proche de l’extrême gauche, sans rapport avec le collectif Adama Traoré), l’un des organisateurs de la manifestation du jour (et auteur de la déclaration en préfecture) a été interpellé par les policiers, copieusement sifflés par les manifestants.

La préfecture aurait en effet, d’après les informations rapportées au Figaro par une source policière, interdit la manifestation aux abords de Wagram sur les horaires demandés par l’organisateur. Mais la présence d’un grand nombre de manifestants sur les lieux malgré l’interdiction a entraîné l’interpellation de plusieurs d’entre eux, qui étaient tous en possession d’armes par destination, selon cette même source.

Sur Twitter, les manifestants repoussés par les policiers se sont donné rendez-vous à Duroc, où un autre cortège devait s’élancer en direction de Denfert-Rochereau, dans le 14e. Sur place, du côté cette fois des Invalides, les BRAVM se sont positionnés également en nombre, aux abords du ministère de la Santé rue de Ségur. Sur l’avenue de Breteuil, de nombreux manifestants commençaient à se rassembler en début d’après-midi, sortant des bouches de métro à l’entrée desquelles les forces de l’ordre procèdent à des contrôles.

Contrôles de police à la station de métro Duroc. Luc-Antoine Lenoir

Au sol, des slogans ont été peints sur le bitume : «la santé n’est pas un buzyness», peut-on par exemple lire, en référence à l’ancienne ministre de la santé Agnès Buzyn mise en examen vendredi à l’issue de sa convocation devant la Cour de justice de la République, qui enquête sur ses responsabilités dans la gestion de la pandémie de coronavirus.

Slogan peint le long du cortège. Luc-Antoine Lenoir

Dans le cortège, l’ambiance est électrique et des pétards ou des fumigènes sont régulièrement employés par un noyau dur de manifestants, installés dans une attitude vindicative. Les forces de l’ordre sont disposées face à eux en ligne et semblent prêtes à intervenir si la situation dégénère. Derrière ce groupe, des drapeaux normands, royalistes ou d’extrême-gauche sont brandis par les manifestants, dans une ambiance ironique et festive.

Les policiers, en particulier ceux des brigades motorisées, sont quant à eux copieusement sifflés par les manifestants, qui ont entonné des slogans ne laissant guère de doute sur leur état d’esprit, tels que «ça va péter».

La foule aux abords des Invalides. Luc-Antoine Lenoir

Sur les réseaux sociaux au cours de la journée, certains responsables ou organisateurs des rassemblements se sont également plaints de la coupure d’un certain nombre de lignes de métro, entravant selon eux l’accès des manifestants aux cortèges parisiens.

À voir aussi – Qui sont les anti-passe sanitaire ?

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