Covid-19 : un passager sans masque débarqué «par la contrainte» d’un TGV Paris-Nice – Le Parisien

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« J’ai échangé avec ma voisine de siège, qui a fait le même constat : certains sont fous ! » Dimanche après-midi, le TGV Paris-Nice emprunté par Mathilde, une jeune chargée de communication sur le point de partir en vacances, a effectué une halte imprévue. Alors qu’il ne devait pas s’arrêter avant la gare de Marseille, au milieu du trajet, le TGV Inoui a finalement fait escale à la gare du Creusot, en Bourgogne.

Au micro, alors que le train repart, le contrôleur explique aux passagers qu’un homme « refusant de porter son masque », pourtant obligatoire depuis le mois de mai, a dû être débarqué, relate auprès du Parisien Mathilde. La SNCF confirme ce lundi cet arrêt forcé. « La SUGE (sûreté ferroviaire) est en effet intervenue sur le TGV Paris-Nice n° 6169 hier en gare du Creusot Montchanin, pour une injonction de descente du train, en raison d’un individu qui refusait le port du masque à bord », nous explique-t-elle.

Cette injonction de descendre du train est permise « en cas notamment de trouble à l’ordre public ou de compromission de la sécurité des personnes », rappelle la compagnie ferroviaire, qui ajoute que « la contrainte peut être utilisée par les agents de la sûreté ferroviaire si l’individu refuse d’obtempérer ». Dimanche, « ce fut le cas concernant cet individu », ajoute-t-elle. L’homme a, de plus, écopé d’une amende de 135 euros, relative au non-port du masque.

« On est tous un peu fatigués de l’incivilité des gens »

Son attitude a franchement agacé les autres occupants du train. « Tout le monde portait un masque et nous étions tous un peu étonnés par cette annonce », réagit ce lundi Mathilde. À quelques voitures de là, Cléa, une autre occupante du train, qui rentre, elle, de vacances, entend la même annonce du contrôleur. Et décide de se moquer du voyageur contestataire, sur Twitter. « Bravo monsieur, vous avez prouvé à deux contrôleurs et votre voisin de siège que vous étiez un vrai rebelle dans l’âme », écrit-elle.

« C’est du cynisme, plus que de l’agacement », commente ce lundi Cléa. Mais, poursuit la jeune photographe, « je crois qu’on est tous un peu fatigués de l’incivilité des gens. Quand on en manquait, les gens réclamaient des masques, maintenant qu’on doit en porter, il y a des justiciers qui pensent qu’en se rebellant contre le port du masque, les choses vont changer… »

Cette halte inopinée n’a toutefois pas troublé outre mesure la tranquillité des autres passagers : le retard de 10 minutes qu’elle a provoqué a pu être rattrapé sur le reste du trajet. Heureusement pour Mathilde, qui a « failli rater une correspondance ». La vacancière s’insurge tout de même : « Les anti-masques vous allez trop loin dans l’incivisme ! Protégeons-nous les uns des autres ! », a-t-elle tempêté sur Twitter, à l’intention du passager récalcitrant.

L’anecdote qui s’est produite dimanche demeure très rare, depuis l’obligation du port du masque dans les transports. La SNCF, qui n’est pas en mesure de donner de chiffres concernant ces injonctions de descente du train, constate que « les voyageurs respectent globalement bien le port du masque ». Selon elle, « plus de 95 % des voyageurs respectent la consigne et la majeure partie des 5 % restants acceptent de le porter après contrôle (et verbalisation). »

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