Covid-19 : tensions autour du projet de loi sanitaire – Le Monde

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Manifestation contre le passe sanitaire à Paris le 17 juillet 2021.

C’est une véritable course contre la montre qu’entame le gouvernement. Tandis que l’épidémie de Covid-19 ne cesse de croître, avec un taux d’incidence repassé au-dessus du seuil fatidique des cinquante cas positifs pour 100 000 habitants − « en augmentation de 80 % sur une semaine, du jamais-vu depuis le début de la crise », selon le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, dans un entretien au Parisien − et 12 532 cas positifs pour la seule journée de dimanche, le projet de loi « relatif à l’adaptation de nos outils de gestion de la crise sanitaire » doit être présenté, lundi 19 juillet, en conseil des ministres. Avant un passage express par le Parlement, mardi à l’Assemblée nationale et jeudi au Sénat. Le tout en vue d’une adoption définitive en fin de semaine, au bout de la session extraordinaire de juillet.

Et si l’exécutif a profité du week-end pour préciser la traduction législative du discours d’Emmanuel Macron, avec l’annonce au Journal du dimanche par le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, que seuls les centres commerciaux d’une superficie supérieure à 20 000 mètres carrés devraient être concernés par l’extension du passe sanitaire, nul doute qu’il a également gardé un œil attentif sur le contexte particulièrement tendu qui entoure le texte de loi.

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D’après les chiffres du ministère de l’intérieur, 114 000 personnes ont défilé samedi dans tout le pays pour protester contre l’obligation vaccinale des personnels de santé et l’extension du passe sanitaire, dont 18 000 à Paris. Dans la capitale, des manifestants ont défilé à l’appel des « gilets jaunes » depuis le 14arrondissement jusque devant la faculté de Jussieu, encadré par un important dispositif des forces de l’ordre. Plusieurs dizaines de personnes ont par ailleurs participé à un rassemblement non autorisé place de la République, sans mot d’ordre apparent et dans une certaine confusion. A la fin de l’après-midi, une cinquantaine de policiers présents sur place ont effectué des vérifications d’identité et procédé à l’évacuation, sans heurts notables, d’une partie de la place.

« Faire le siège des parlementaires »

Parmi ces cortèges hétéroclites figurait également celui de Florian Philippot. L’ancien numéro deux du Front national et candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2022 a réuni, pour le trente-cinquième samedi d’affilée, plusieurs milliers de contestataires devant le ministère de la santé.

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