Covid-19 : prix, remboursement, points de vente… Les autotests, comment ça marche ? – Le Parisien

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Un an qu’ils sont devenus familiers de millions de personnes dans le monde… Voilà que les tests de dépistage du Covid-19 se font une place dans les foyers des Français à compter de ce lundi. Presque semblables aux fameux cotons-tiges des tests PCR, les écouvillons des autotests sont livrés dans des kits disponibles en pharmacie, dès ce début de semaine. Il sera disponible dans quelque 6000 pharmacies – un peu plus d’un quart du nombre d’officines en France – et cela devrait « monter en charge », promet le ministère de la Santé.

L’autotest permet à toute personne de 15 ans ou plus de se prélever elle-même à son domicile, lorsqu’on le souhaite. Mais les avantages qu’il présente se doublent encore d’un certain flou, sur sa disponibilité, son prix et l’éventuel trouble qu’il pourrait semer dans le système de « contact-tracing ».

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Comment ça marche ?

Vous retrouvez des proches et souhaitez vérifier que vous n’êtes pas porteur du Covid-19 ? L’autotest peut être une solution simple pour le vérifier. Il est composé d’un écouvillon moins long que celui du test PCR, qu’il faut insérer dans son nez à 3 ou 4 cm de profondeur avant d’effectuer 5 rotations.

La manipulation qui suit ne nécessite pas d’être laborantin : l’écouvillon est à mêler à un réactif, et la solution qui en résulte à appliquer sur un capteur. En moins d’une demi-heure, vous savez ou non si vous êtes porteur du coronavirus.

Covid-19 : prix, remboursement, points de vente... Les autotests, comment ça marche ?

Lorsqu’ils remettent un kit, les pharmaciens sont par ailleurs tenus de délivrer également le guide d’utilisation élaboré par le ministère de la Santé.

Combien ça coûte ?

Les tarifs des autotests sont officiellement parus au Journal officiel ce dimanche, à la veille de leur commercialisation. Ces prix « ne peuvent excéder, par test et toutes taxes comprises, 6 euros jusqu’au 15 mai, puis au-delà 5,2 euros », indique le ministère des Solidarités et de la Santé.

Le remboursement par la Sécurité sociale est possible mais pour certains professionnels seulement. Sont exemptés de paiement les salariés de services à domicile ou de particuliers employeurs intervenant auprès de personnes âgées ou en situation de handicap, ainsi que les accueillants familiaux. Pour en bénéficier, ces derniers doivent présenter une pièce d’identité, ainsi qu’un justificatif attestant de leur statut professionnel.

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Pour le reste de la population, les autotests ne sont pas pris en charge par l’Assurance Maladie. « Le grand public dispose en effet déjà d’une offre de tests PCR et antigéniques facilement accessibles et pris en charge, dans un réseau dense de plus de 12 000 points de tests », justifie le ministère de la Santé.

A priori, aucun remboursement de mutuelle n’est prévu pour l’instant, « à moins qu’une mutuelle en décide autrement de manière individuelle », glisse le ministère de la Santé. Prendre contact avec sa mutuelle permettra de lever ce doute.

Que faire si l’on est positif ?

Si vous êtes négatif, pas de suites à donner. Mais en cas d’autotest positif, un test PCR s’impose. Cela permet d’une part de comptabiliser le cas positif dans les statistiques et de déterminer ou d’écarter la présence d’un éventuel variant. Surtout, la réalisation d’un test PCR permet un « contact-tracing » qui n’est pas assuré si une personne dont l’autotest est positif ne se signale pas.

Une confirmation PCR permettra d’informer les cas contact d’une personne positive et de les enjoindre à s’isoler. Pour l’heure, l’autotest échappe à l’enregistrement dans les bases de traçage imposées pour un test PCR ou antigénique, prises en compte par l’Assurance maladie. C’est la raison pour laquelle la Haute autorité de santé (HAS) « recommande au ministère de la Santé et aux fabricants d’autotests de mettre en place les modalités de traçabilité les plus adaptées » au suivi des personnes positives.

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Pourquoi les autotests ne sont-ils pas vendus en grande surface ?

Après avoir annoncé dans un premier temps une mise à disposition des autotests en grande surface, le gouvernement a rétropédalé. « Il faut qu’il y ait un professionnel de santé pour vendre ces tests-là, en expliquer le fonctionnement, ce n’est pas si simple », assurait Olivier Véran début avril.

En ce début de mise sur le marché, l’accès aux autotests dans les officines pose aussi question : ils devraient être un outil majeur du dépistage massif envisagé dans les établissements scolaires à la rentrée des vacances. Reste à savoir si les stocks seront suffisants pour assurer un approvisionnement simultané à l’école et dans les pharmacies. « Ça monte en charge de partout », rassure le ministère de la Santé, qui se refuse à imaginer un manque d’autotests d’un côté ou de l’autre.

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